Noël, la « fake news » la plus durable?

icone-de-la-naissance-de-jesus-1En cette veille de Noël, une ritournelle ne cesse de m’envahir l’esprit. Il s’agit du fameux Gloria in excelsis qui, après avoir loué la gloire du Seigneur pour le don de l’enfant-sauveur, annonce « la paix sur la terre aux hommes de bonne volonté ».

Et là, une fois encore, je me mets à penser à l’état du monde. Et ne je vois aucun signe de cette paix universelle. De toute façon, il faut bien se rendre à l’évidence, nous qui sommes issus d’un pays de chrétienté, Noël n’est pas une fête universelle, même si elle est célébrée un peu partout sur la planète. Et cette fameuse paix promise par les anges ne viendra pas encore cette année! C’est sans doute ce qui faisait dire à José Artur, animateur radio français, que « Dieu ne recevra jamais le prix Nobel de la paix. »

C’est pourtant bizarre qu’après tous ces millénaires, nous en sommes encore à croire que la paix viendrait d’un sauveur, « d’en-haut ». Il suffirait de prier plus fort et Dieu mettrait un terme à toute cette violence. Il l’a pourtant promis, Dieu, qu’il ne se mêlerait plus jamais de faire le ménage sur la terre, depuis son célèbre déluge… Mais bon, il y en a eu plein d’autres, des déluges et des tsunamis meurtriers, depuis qu’il a dit qu’il ne le ferait plus!

Alors comment faire la paix entre nous? J’ai regardé hier soir le film « Joyeux Noël » qui relate qu’en pleine Grande guerre (1914-18), des soldats de trois nations ont choisi de faire la trêve la nuit de Noël et de fraterniser. C’était un véritable miracle. Nelson Mandela a écrit que « Personne ne naît en haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, ou de ses origines, ou de sa religion. » Il ajoute que si pour se faire la guerre, « les gens doivent apprendre à haïr, ils peuvent apprendre à aimer car l’amour jaillit plus naturellement du cœur humain que son opposé. » N’est-ce pas une belle manière de voir la dimension toute naturelle de l’amour, par rapport à la haine qui est « engendrée » par notre manière de vivre?

Les religions de la haine

Les religions prétendent toutes avoir ce qu’il faut pour garantir sur terre la paix et la justice. Pourtant, il n’est pas rare que des motifs religieux soient à la source de conflits et même de terrorisme! C’est ce qui nourrit chez plusieurs, surtout chez ceux qui ont rompu avec elle, comme Boualem Sansal, que « la religion fait peut-être aimer Dieu mais rien n’est plus fort qu’elle pour faire détester l’homme et haïr l’humanité. » Voltaire en rajoute : « Nous avons assez de religion pour haïr et persécuter, et nous n’en avons pas assez pour aimer et secourir. »

Il doit pourtant bien y avoir quelque chose qui suscite l’espoir dans le monde religieux pour que 84% des humains sur la planète s’affichent comme « croyants ». Car la foi demeure un puissant moteur pour le choix de ses valeurs personnelles. Et parfois, cela peut frapper fort, comme cette sentence de Mère Teresa aux Nations unies en 1985 : « Aucune couleur, aucune religion, aucune nationalité ne doit nous séparer, nous sommes tous des enfants de Dieu. » Cela va dans le sens de Rabbi Naham de Brazlaw, qui croit que « Dieu est présent chaque fois qu’un traité de paix est signé. »

Les religions veulent la paix, même si elles sont loin d’y parvenir. Elles possèdent toutes une clé importante, comme le pense Barack Obama : « Il y a une règle essentielle qui sous-tend toutes les religions : celle de traiter les autres comme nous aimerions être traités. Cette vérité transcende les nations et les peuples. C’est une croyance qui n’est pas nouvelle, qui n’est ni noire ni blanche ni basanée, qui n’est ni chrétienne ni musulmane ni juive. C’est une foi qui a animé le berceau de la civilisation et qui bat encore dans le cœur de milliards d’êtres humains. »

La paix, sans compter sur le ciel?

Elie Wiesel considère que « la paix n’est pas un don de Dieu; c’est un don que nous nous faisons les uns les autres. » David Cronenberg va dans le même sens : « Nous devons nous sauver les uns les autres, avoir de la compassion les uns pour les autres, car personne ne prendra soin de nous, si ce n’est nous-mêmes. » Et si on commençait par-là?

Il faudra donc nous tourner vers les hommes et les femmes en chair et en os pour la mettre en œuvre cette paix des anges. C’est peut-être ce que nous devons comprendre de la naissance de Jésus. Plus qu’un sauveur en sa personne, c’est peut-être un clin d’œil de Dieu qui nous est envoyé. En effet, quoi de plus grand qu’un nourrisson vulnérable qui dépend pour chaque respiration de la bonté de ses parents et des adultes qui l’entourent? L’enfant appelle la compassion. C’est justement la religion du Dalaï Lama : « J’appelle l’amour et la compassion une religion universelle. Telle est ma religion. »

Un peu comme Jésus dans les Évangiles, le Dalaï Lama montre un chemin de paix irréfutable : « C’est assez facile d’être amical avec des amis. Mais créer une amitié avec celui qui se considère comme votre ennemi est la quintessence de la vraie religion. » N’est-ce pas cette voie qui est au cœur de la profondeur de toutes les religions? Le sage tibétain le croit quand il dit que « celui qui arrive au cœur même de sa religion, atteint alors le cœur de toutes les autres religions. »

Saint-Exupéry ne disait pas autre chose quand il voulait démontrer que chaque religion, parce qu’elle est née et qu’elle s’est développée en une région particulière, est juste : « La vérité, ce n’est point ce qui se démontre. Si dans ce terrain, et non dans un autre, les orangers développent de solides racines et se chargent de fruits, ce terrain-là c’est la vérité des orangers. Si cette religion, si cette culture, si cette échelle de valeurs, si cette forme d’activité et non telles autres, favorisent dans l’homme cette plénitude, délivrent en lui un grand seigneur qui s’ignorait, c’est que cette échelle des valeurs, cette culture, cette forme d’activité, sont la vérité de l’homme. »

En réalité, la tolérance envers la religion des autres est peut-être le vrai cadeau de Noël à s’offrir. C’est cette prière que je formule à votre intention, sachant bien que « prier ne changera pas la fin du livre mais, puisque la religion permet de demander l’impossible, autant ne pas se priver. C’est l’un des avantages de la foi. » (Cypora Petitjean-Cerf)

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Après une autre année pourrie…

Les reconstitutions en photos de l’année qui s’achève sont populaires sur les médias sociaux. Je ne sais pas pour vous, mais quand je regarde l’année 2014, je n’y trouve pas grand chose pour me réjouir. J’éprouve au contraire une douleur immense en considérant le mal qui sévit un peu partout sur la planète et je me demande souvent comment Dieu – oui, je suis croyant – peut-il nous regarder vivre sans souffrir lui-même atrocement de notre folie.

Montage espéranceJ’évoque seulement quelques situations qui m’ont laissé les plus grandes impressions. Au Québec, les élections du 7 avril ont ramené un parti au pouvoir qui avait un agenda caché. Heureux de la tournure antireligieuse qu’avait pris le débat sur la laïcité, il a pu capitaliser sur la grande insatisfaction face à l’enjeu principal mis de l’avant par le gouvernement Marois. Si j’ai pu ressentir un soulagement à voir que « cette charte-là » fut sévèrement rejetée, depuis je ne peux que pleurer avec toutes les victimes de l’arrogance de ce nouveau gouvernement qui, sans jamais annoncer ni avouer sa politique d’austérité, met systématiquement la hache dans tout le dispositif des services publics (santé, éducation, solidarité) que nous avions bâti et qui constituait, avec notre langue, une bonne part de ce qui fait de nous une société distincte en Amérique. Austérité rime avec morosité….

Si au moins la commission Charbonneau avait terminé ses audiences publiques autrement qu’en queue de poisson afin de nous permettre un véritable examen de conscience face à la corruption et à la collusion qui gangrènent les lieux de pouvoir, les contrats publics et notre culture démocratique, cela nous aurait permis une petite dose d’espoir. Mais non, une commission d’enquête c’est vraiment juste un gros show de boucane…

Déjà, après l’été dernier, j’exprimais mon dégoût devant l’actualité brutale à laquelle nous étions confrontés, notamment avec cette guerre de 50 jours entre Israël et le Hamas à Gaza, laissant plus de 2100 morts du côté palestinien dont les trois-quarts étaient des civils et parmi eux 500 enfants innocents. Ces morts s’ajoutaient aux dizaines de milliers résultant de la guerre civile en Syrie qui se prolonge désormais à l’abri des caméras occidentales puisque celles-ci se sont tournées vers le « Groupe armé état islamique » qui sévit dans le nord de ce pays et en Irak en décapitant des otages et en massacrant des villages entiers, s’en prenant aux minorités non-musulmanes sans pour autant négliger les musulmans eux-mêmes qui demeurent majoritaires parmi les morts décomptés. Ici encore, ce sont surtout les civils, des familles entières, qui sont tués pour l’intérêt de quelle propagande? À qui, en effet, sert le crime? Ajoutons à cette mouvance le groupe Boko-Haram au Nigéria qui, à la mi-juillet 2014, avait déjà plus de 2000 civils tués à son actif, sans compter les enlèvements de centaines d’étudiantes à qui le droit à l’éducation est refusé, tout comme avec les Talibans en Afghanistan qui n’ont pas hésité, eux, à massacrer 133 enfants dans une école de Peshawar au Pakistan. Dans les faits, le fondamentalisme religieux ne parvient qu’à exacerber le sentiment antireligieux et à légitimer les gestes haineux qui se multiplient, ce qui lui permet… de se justifier lui-même, même chez nous à Ottawa ou à St-Jean-sur-Richelieu! On tourne en rond.

Juste avant les Fêtes, je vois ces reportages photographiques qui nous montrent à chaque année comment sont traités les travailleurs chinois dans les usines d’accessoires de Noël ou encore ces enfants enchaînés dans l’industrie manufacturière au Bangladesh et j’en ai vraiment assez de ce système injuste et immoral. Récemment, un ami me faisait part de son désir d’écrire avec moi un texte sur l’espérance à l’occasion de Noël. En l’espace de trois semaines, je l’ai vu perdre d’abord un ami cher, symbole de la résistance à la morosité, mais plus encore, son enfant que sa conjointe portait fièrement. Lorsqu’on est sensible à la misère qui nous entoure et que le sort semble s’acharner sur nous individuellement, comment arriver à imaginer écrire un billet d’espérance?

Les petits riens qui changent tout

J’ai eu le même effet de recul. Je suis sans doute trop devenu perméable à l’état du monde. Il faut à mon ami et à sa conjointe, ainsi qu’à toute personne en quête de lumière, trouver la même étincelle qu’on a pu apercevoir dans le film La liste de Schindler, tourné en noir et blanc, au moment où une petite fille en robe rouge traverse l’écran. C’est alors que tout bascule. C’est ainsi que, dans ma vie à moi, il arrive des choses qui réactivent ma foi en l’avenir. Je ne citerai que deux de ces exemples. D’abord ma filleule Emma. Après une chirurgie ratée, l’hiver dernier, qui a eu des séquelles importantes pour sa santé, j’ai vu ce petit bout de femme s’accrocher à la vie et à l’amour de ses parents. Je l’ai vue travailler résolument à grandir malgré le handicap forcé par la médecine et peu à peu s’épanouir auprès de son « grand » frère qui l’adore. Son sourire est ravageur et me fait fondre chaque fois qu’il m’est adressé. Ensuite ma petite-fille Aurélie. Née il y a 15 mois avec quatre malformations cardiaques et une grande fatigabilité, elle a profité de chaque instant d’éveil pour accélérer son développement et croquer dans la vie. Soutenue par une communauté virtuelle infatigable, elle vient tout juste d’être opérée à coeur ouvert. Cette opération a été un succès. Et la petite se remet rapidement. Elle s’accroche à la vie et à son bonheur, surtout celui de pouvoir se fondre dans les bras de sa mère.

EmmaAurélieMes deux exemples ont une particularité commune: elles présentent toutes les deux une trisomie 21. Voir la vie comme elles la voient, s’éveiller aux autres, être curieuses de tout, goûter à chaque instant les multiples petits bonheurs quotidiens, se laisser porter par la vie, exiger une réponse à ses besoins réels, faire confiance, voilà le chemin qu’elles me montrent. Elles sont pour moi, en cette proximité de Noël, l’image de l’espérance. Elles sont l’image actuelle de cet enfant tout aussi fragile, né il y a 2015 ans (selon la datation de mon fils de neuf ans), qui a apporté une lumière nouvelle sur l’humanité en lui manifestant l’amour infini de Dieu, créateur et sauveur. Et sauveur de quoi alors? De la morosité et de la désespérance. De l’illusion du pouvoir et de la vérité-à-tout-prix. De la consommation sans autre but que le plaisir égoïste et l’absence de solidarité. Du repliement identitaire et religieux. De toute violence. Du mal en moi et dans les autres… De tout ça à condition que vous et moi y mettions du nôtre!

Emma et Aurélie sont un rappel de tout ce pour quoi Jésus est venu dans le monde: pour y apporter la seule chose qui compte, l’amour donné et reçu. Je vous souhaite donc cette chose unique qui a le pouvoir de vous combler, l’amour renouvelé de vos proches avec la bénédiction de Dieu pour vous-mêmes et pour votre foyer. Pourri Joyeux Noël!

Que nous faut-il pour qu’il soit joyeux?

La famille, c'est le berceau de la joie !

La famille, c'est le berceau de la joie ! (photo de "13 à la douzaine")

Noël. Encore un autre. Nous entendons de tous et nous lisons sur tout qu’on nous le souhaite joyeux. Si on ne pense pas spécifiquement à la Nativité de Jésus, on souhaitera quand même de Joyeuses Fêtes… Pour éviter que ces voeux soient des formules répétitives et usées, il me plaît de réfléchir un peu à ce qu’il faudrait pour que ce Noël 2011 soit vraiment joyeux.

Les sources de la joie

Qu’est-ce donc que la joie? Ce n’est pas une simple émotion. La joie est plus que le plaisir. Le Larousse associe l’adjectif intense pour qualifier le sentiment de plaisir ou de bonheur qui s’exprime dans la joie. Le célèbre dictionnaire ajoute que la joie est marquée par une plénitude… d’une durée limitée. Voilà donc ce qu’est la joie : un plaisir ou un bonheur intense, vécu comme une plénitude, mais qui ne dure pas. Si nous  nous en tenons à cette définition, il est tout à fait possible que le Noël d’une grande majorité de chrétiens sur terre puisse être joyeux, car avoir un plaisir intense et passager est à la portée de tous. Mais d’où peut donc venir cette joie, qu’est-ce qui la provoque ?

Mon père me disait un jour: « Lorsque les choses ne vont pas comme on l’aurait voulu, il faut s’offrir ou offrir à quelqu’un d’autre, quelque chose qui fait plaisir. » Il ne faut jamais laisser la tristesse ou le souci nous dominer. Ce n’est pas seulement aux autres que l’on fait plaisir, mais c’est surtout à nous-mêmes, car en agissant ainsi nous ouvrons les sources de la joie et du bonheur pour nous et pour les autres. (Emile Tubiana, Source)

Cet auteur nous met sur une piste: le bonheur est avant tout une histoire de mise en commun, de mutualité. Ouvrir les sources de la joie pour les autres l’ouvre également pour nous-mêmes. Le philosophe du bonheur, Spinoza, va dans le même sens:  « L’homme heureux exerce la réciprocité et recherche le bonheur pour les autres autant que pour lui-même. » (Source)

Ma conviction la plus profonde est que la joie vient d’abord du plaisir que nous contribuons à générer pour les autres. Je sais mieux donner que recevoir, comme tant d’autres hommes et femmes. Comme eux tous, j’aimerais faire plaisir à Noël: couvrir les gens de cadeaux que je saurais choisir avec soin; offrir des réceptions pour que les gens se sentent honorés en échange de l’honneur qu’ils me font d’être dans leur vie; vivre des retrouvailles, des pardons qui libèrent avec des personnes que la vie a éloignées; m’assurer que personne ne se trouve isolé ou exclu, etc. Je ne peux tout faire, mais je peux commencer par m’ouvrir moi-même, donner un peu de moi-même.

Mère Teresa, apôtre de la joie, fondatrice bien-aimée d’une communauté destinée à accompagner les plus souffrants, les plus exclus des humains, a inventé une expression qui est devenu le titre d’un livre : « La joie du don ». Elle a enseigné à ses soeurs qu’il y a de la joie dans le don de soi, car le retour sur investissement pour soi est hors de proportion.

Aimer pour semer la joie

Pour se donner, il faut d’abord aimer en vérité. La vraie source de la joie se trouve dans l’amour. C’est quand il déclare son amour à tous ses amis que Jésus, dans l’évangile de Jean, leur confie : « Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite » (Jean 15, 11). Parfaite, rien de moins! Mais voilà, pour que la joie soit parfaite, à mon sens, elle ne doit pas rester éphémère, elle doit durer éternellement. Utopique?

Si le désir de l’âme humaine est la joie sans concession, la joie parfaite, elle, ne peut provenir que de la communion la plus parfaite avec Dieu Père-Fils-Esprit. Dans son amour éternel, par la joie qu’il éprouve au sein même de la Trinité, Dieu s’est donné lui-même en son Fils pour se faire un avec l’humanité tout entière. Dans cette crèche où repose un enfant nouveau-né, il y a la promesse d’une joie sans fin, l’espérance de l’amour qui règne en toutes vies. Depuis 2000 ans, des femmes et des hommes s’en sont approchés avec succès. Ils ont partagé généreusement avec le monde la source de leur joie. Ils sont devenus des exemples de vies joyeuses, parce que livrées entièrement à la recherche de la communion avec Dieu, dans le service de leurs frères et soeurs. Leurs témoignages sont aujourd’hui plus que jamais des indications que la joie parfaite est accessible.

Quand je souhaiterai la joie à chacun et à chacune des personnes que je croiserai d’ici le début de la prochaine année, ce sera avec l’espérance intime que cette joie s’installe dans leur coeur comme une semence qui ne pourra que grandir et grandir jusqu’à sa perfection. En donnant notre vie par amour pour ceux que nous aimons, nous trouverons la joie, au-delà de toute apparence de tristesse, de mort ou de fin du monde. Commençons par un petit peu de nous à la fois…

C’est donc ainsi que je vous souhaite à toutes et à tous, le plus joyeux des Noël, un Noël qui se prolongera chaque jour de votre vie

Pour un exposé impressionnant sur la joie parfaite, suivez ce lien