Connaître les religions pour mieux vivre ensemble

francoisde-discours-assise_0_730_502Par les temps qui courent, vous vous demandez peut-être où l’on s’en va. Vous avez peut-être le sentiment que les religions sont la cause de tout ce désordre. Regardons de plus près.

Le vide causé par la désaffection de l’Église catholique à partir des années 1970 a vu paraître une multitude de nouveaux mouvements religieux, à commencer par les églises évangéliques qui connaissaient une première vraie poussée chez les Québécois francophones, parallèlement aux Témoins, aux Adventistes et aux Mormons! Pour la plupart d’entre nous, cela n’était qu’une affaire de marginaux, des gens crédules qui se laissaient prendre, des « faibles »!

Pour tant d’autres qui s’étaient retrouvés tout à coup sans ressources spirituelles, l’attrait des groupes New Age apparaissait comme la nouvelle solution miracle à leur mal-être : pensée positive, divin en soi, religion universelle, karma, réincarnation, anges, etc. Tout était sur la table pour un renouveau qui devait conduire les adeptes au vrai bonheur, celui que le christianisme n’avait pas su apporter.

Des auteurs « visionnaires » ayant concocté des sagas de science-fiction allaient peu à peu les transformer en mouvements religieux, embrigadant des adeptes qui poursuivaient une quête d’univers parallèles et le franchissement de stades de surhumanité, comme dans la scientologie, ou encore en jurant que nos dieux étaient des êtres supérieurs provenant de galaxies plus avancées que la nôtre, comme les Raëliens!

Mais les promesses de tous ces mouvements n’ont pas su attirer les masses! Si leur foisonnement avant l’an 2000 a pu inquiéter au point où des parlementaires dressaient des listes à surveiller, il semble qu’aujourd’hui peu de gens s’intéressent vraiment à ces groupes qui n’ont de commun que d’être marginaux.

Puisque les anciennes religions et les nouveaux mouvements religieux ne mènent à rien, l’athéisme deviendrait la voie privilégiée. C’est ainsi que dans le monde des croyances, c’est la croyance « en rien » qui, depuis un moment, reçcoit la plus forte augmentation d’adeptes.

Du Moyen-Orient vient cependant le chambardement. Alors que cette religion n’avait que peu de place dans notre vie publique, l’islam s’y est installé grâce à l’immigration francophone. Sans rien connaître de la foi des musulmans, nous voyons la déferlante « islamiste » terroriser les nations. Comme tant d’autres, nous confondons tout et finissons par condamner quiconque semble apparenté à l’islam, d’où la crise que nous connaissons.

Vous ai-je perdu en chemin?

Récemment, on a beaucoup critiqué la place de la théologie et des sciences religieuses à l’université, prétextant que les religions n’ont rien de scientifique. Mais regardez du côté des jeunes qui, depuis 2008, doivent suivre à chaque année une formation en éthique et culture religieuse. Et demandez-vous comment il se fait que ce n’est pas de leur côté que nous trouvons le plus grand nombre de xénophobes, d’islamophobes ou de « religiophobes »!

Parce qu’ils savent, eux, pourquoi ces gens prient de telle manière, pourquoi ils portent tels symboles, pourquoi certains cherchent à développer une discipline particulière, pourquoi d’autres paraissent étrangers à notre mode de vie. Non pas qu’il faille tout accepter sans rien dire – les religions et l’athéisme peuvent toujours être critiqués – mais le faire en les connaissant davantage nous rend aptes à mieux comprendre et, surtout, à entrer en dialogue.

Nous ne pouvons pas vivre avec la certitude que seules nos croyances sont légitimes en dénigrant toutes les autres. Derrière toute croyance, toute religion, il y a des êtres humains qui cherchent la voie du bonheur. En comprenant mieux leur quête, peut-être arriverons-nous à la chercher ensemble, sans rien corrompre de ce que nous sommes. Irez-vous chercher ces connaissances?

Haïr les religions, bâtir une société: un problème québécois

Les chiffres paraissent troublants: 45 % des Québécois disent avoir une perception négative de la religion. Presque autant trouvent suspect quelqu’un qui exprime ouvertement sa religion. Près de la moitié se disent dérangés à l’idée de recevoir un service par une femme portant un simple voile, objet manifestement relié à l’islam… Ces chiffres et d’autres constats font dire au président de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, Jacques Frémont, qu’au Québec, plusieurs personnes détestent «religieusement» la religion. 

Ce constat survient dans un contexte de forte croissance religieuse partout dans le monde. Les Québécois pourraient juger ce phénomène de haut et se croire à l’abri en pensant tout simplement que leur culture occidentale et leur éducation les prémuniront de tout joug religieux.

En réalité, même dans une société québécoise postmoderne dominée par les valeurs individuelles, le retour du religieux se présente par une diversification des allégeances. Les chrétiens font de la place à d’autres religions et à un grand nombre de spiritualités qui essaiment.

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Tout commence par une première fois…

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Image by Lobinhoot via Flickr

Écrire un blogue… Quelle idée ! Oui, mais quand on commence à envisager un petit quelque chose qu’il vaut la peine de partager, ça devient plus inspirant…

Je viens de débuter un nouveau travail : membre de l’équipe de la mission catéchétique de l’Église catholique diocésaine de Chicoutimi (http://evechedechicoutimi.qc.ca). Ce travail est plus qu’un travail, c’est un engagement. Depuis toujours, je me suis senti inspiré et dynamisé par ma foi. Qu’est-ce que la foi ? Bonne question. Discutons-en alors !

Mon travail me conduit à soutenir des propositions pour que des adultes, notamment, se mettent en recherche sur ce qui leur donne du sens, ce qui répond à leur soif spirituelle, ce qui les guide vers plus de solidarité, par exemple. Notre culture est souvent décrite en termes négatifs par les gens d’une autre époque (je me situe souvent parmi eux). Je crois que nous sommes invités à la considérer autrement, pour ce qu’elle est et y voir peu à peu les signes de beauté, de bonté et de vie nouvelle.

Je me lance donc. On verra bien…

Je propose tout de suite un lien que je trouve intéressant : http://blogs.ecoles-idrac.com/Generation-Y/Comment-manager-la-generation-Y Ce texte se trouve sur un site consacré à la génération des 15-30 ans. J’aime beaucoup apprendre sur ce groupe d’âge, car il forme la génération montante qui prendra de plus en plus de place dans notre société.

Il ne faut surtout pas la changer, mais comment trouver avec cette génération plus d’humanité, ensemble ?

À bientôt.

Jocelyn