Le droit de mourir et reposer en paix…

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Photo:  KENZO TRIBOUILLARD, AFP (La Presse)

Le résultat du référendum sur le cimetière musulman à Saint-Apollinaire, tenu le 16 juillet dernier, semble avoir créé plus de divisions que de consensus, même si le processus s’est réalisé de manière démocratique. Le déchaînement de la haine des uns contre les autres devient malheureusement routinier. On s’en passerait bien!

Cet exercice a permis de mettre au jour certains aspects de la problématique. En particulier, on aurait « découvert » qu’une petite minorité seulement de musulmans exige des cimetières exclusifs au lieu d’espaces spécifiés dans des cimetières existants. Cette idée ferait même en sorte de délégitimer la demande de l’Association islamique de Québec, qui serait maintenant pointée comme intégriste.

On meurt comme on vit…

Lorsque la vaste majorité des Québécoises et des Québécois étaient catholiques et pratiquants, leur fin de vie cadrait parfaitement avec leurs valeurs et leurs croyances. Il allait de soi qu’ils devaient être enterrés dans un cimetière à l’enseigne de la seule « vraie » religion. Il n’était pas question pour l’Église d’enterrer avec ses fidèles des défunts athées ou affiliés à une autre religion, y compris d’autres confessions chrétiennes.

Et puis les choses ont changé. On a vu l’Église s’ouvrir à la crémation à partir de 1963 et aux cimetières « chrétiens » dans les années 1980. Aujourd’hui, un grand nombre de catholiques non pratiquants ne voient même plus l’importance de faire enterrer leurs cendres et les conservent parfois dans des conditions douteuses.

L’évolution des coutumes funéraires va avec la manière de vivre et celle-ci est devenue multiforme.

 

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Héritiers d’une théologie du viol

Une yézidi de 15 ans, Samia Sleman, a témoigné en avril 2016 à une conférence de l’ONU des viols vécus à l’âge de 13 ans par des membres de Daech.

Une yézidi de 15 ans, Samia Sleman, devant l’ONU pour témoigner des viols de combattants de Daech (CNS photo/Gregory A. Shemitz) 

Plusieurs reportages nous renseignent sur le sort des femmes vivant sur un territoire conquis par une milice appartenant à la mouvance terroriste islamiste. Chaque fois que Daech prend un village ou un territoire, il met systématiquement en marche les mêmes procédés: on se débarrasse des hommes et des adolescents pubères qui ne veulent pas se convertir, on sépare les femmes mariées et les jeunes filles, et on prend ces dernières, aussi jeunes qu’à 10 ans, pour être offertes comme esclaves sexuelles aux combattants ou vendues au marché du trafic humain.

Comment comprendre ce phénomène?

Daech apparaît comme le dernier exemple d’une théologie qui asservit les femmes et qui va jusqu’à justifier le viol dans un contexte de pratique religieuse. Une jeune femme de 15 ans, enlevée et séquestrée par le groupe armé, témoigne: «À chaque fois qu’il venait me violer, il priait»; «Il ne cessait de me dire que c’était ibadah», un mot qui se rapporte au culte (cf. RTBF.be). Il en est ainsi pour la plupart des combattants et de leurs chefs qui justifient leur barbarie à partir d’une lecture douteuse du Coran et de l’islam. Ainsi les femmes qui ne se couvrent pas d’un voile, de préférence intégral, sont perçues comme des tentatrices «appelant» les mâles au viol. Imaginez qu’il s’agisse d’une non-musulmane: dans ces situations, tout est permis.

La religion et le bon sens

Les religions monothéistes ont une longue histoire de rapports de domination sur les femmes. Quand ce n’est pas pour leur imposer un vêtement, cela peut être pour les réduire au silence. Le résultat revient toujours au même: elles sont renvoyées à un statut d’infériorité. Il est même possible de trouver des éléments pouvant légitimer une «culture du viol» dans plusieurs passages de textes sacrés. Or, il est nécessaire de contextualiser ces versets pour éviter qu’ils nous gardent figés dans une conception qui n’a plus de sens à notre époque!

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Un printemps pour la liberté religieuse?*

cross-952347_960_720Les questions religieuses font de plus en plus l’actualité. On se rappelle cette affaire du crucifix retiré d’un hôpital de Québec, sur la plainte d’un patient, et qui aurait porté préjudice aux catholiques. Et cette marche dans plusieurs villes « pour la liberté, la paix et la justice » qui, lorsqu’on gratte un peu, s’attaquait à l’islam. Christianophobie? Islamophobie? Faisons la part des choses.

Les persécutions en hausse

Nous vivons une époque difficile pour les croyants et les croyantes de toutes les religions. Dans la plupart des régions du monde, la persécution religieuse ne cesse d’augmenter, selon les différents rapports publiés comme celui de l’Aide à l’Église en Détresse (AED).

En général, il s’agit de groupuscules issus de la majorité qui s’en prennent aux minorités. Au Moyen-Orient, il est fréquent que des chrétiens et d’autres groupes soient ciblés alors que les musulmans le sont davantage en Inde ou en Asie et qu’en Corée du Nord toutes les religions sont formellement interdites!

Au Canada, pays de libertés protégées par ses chartes fédérale et provinciales, la paix sociale a été maintenue de manière plutôt exemplaire. Ainsi, des immigrants de toutes les régions du monde ont pu venir y vivre en paix. Néanmoins, cela ne signifie pas qu’il n’y ait eu aucune forme de discrimination religieuse ou de racisme chez nous.

Avec les événements violents qui surviennent sur la scène internationale et même au Québec, nous voyons s’exprimer de plus en plus d’intolérance et même de l’hostilité envers les musulmans en tant que groupe. Par un jeu d’amalgame abusif, on identifie à tort ces citoyens vivant paisiblement ici à la mouvance « hyper-extrémiste islamiste » (AED). Il pourrait être tentant de banaliser ce « profilage » religieux sous prétexte qu’ailleurs les chrétiens sont persécutés ou qu’ici on retire nos traditions.

kid-1077793_960_720 (1)Reconnaissons qu’il y a une grande différence entre le retrait par une institution d’un crucifix appartenant au patrimoine religieux et le fait que des manifestants de partout au pays se dressent pour cibler des personnes en chair et en os, en les rendant responsables de nos problèmes sociaux ou, pire, que certains aillent jusqu’à vandaliser leurs lieux de culte et proférer des menaces de mort. Si les chrétiens forment la religion la plus persécutée dans le monde, au Canada, en 2017, ce sont les musulmans qui sont de plus en plus la cible d’actes et de discours haineux. L’islamophobie est bien réelle, comme l’était l’antisémitisme au XXe siècle.

La liberté de conscience et de religion est un droit fondamental constamment rappelé par le Vatican. Nous devons sans cesse militer pour que les fidèles de toutes les religions, partout dans le monde, puissent en disposer en toute quiétude, en respect des lois nationales, lorsque celles-ci sont cohérentes avec la Déclaration universelle des droits humains.

Lorsque des citoyens de chez nous s’en prennent à d’autres, en raison de leur appartenance religieuse, les catholiques d’ici, inspirés par l’Évangile, devraient être les premiers à se lever pour condamner cette intolérance. En effet, le combat mené contre les persécutions des chrétiens à l’étranger commence par l’exemple que nous donnons à vivre harmonieusement avec nos propres minorités religieuses.

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* Ce texte est le 46e article de la série “En quête de foi”, publié dans l’édition de mai 2017 du Messager de Saint-Antoine.

Une Église appelée à innover*

ruined-church-2102232_640L’être humain ne peut vivre sans des rituels qui rythment ses jours, ses semaines, ses années. C’est ce que les religions ont compris en mettant en œuvre des rites qui encadrent la plupart des passages traversant la vie humaine. Ainsi le baptême du nourrisson marque son entrée dans le monde des vivants, au sein de sa famille et de la société qui l’entoure, sans oublier la communauté de foi. Il en est ainsi pour les grandes fêtes qui jalonnent l’année, que ce soit autour des saisons ou aux occasions qui marquent comme les mariages, les décès, etc.

Plusieurs catholiques d’un certain âge s’inquiètent, non sans raison, du délaissement de la « pratique religieuse » par les générations qui leur succèdent. Il va de soi que les statistiques de fréquentation des offices religieux ont de quoi nous rendre soucieux. Mais si nous posons un regard attentif aux nouvelles manières de « pratiquer » de nos jeunes familles et même des gens qui se disent non croyants, nous pouvons alors saisir qu’il se passe encore des choses dans le domaine de la foi.

Une ritualité naturelle

Prenons l’exemple de l’attentat survenu à Québec le 29 janvier dernier. Dès que l’information fut diffusée, nous avons assisté à une suite ininterrompue de prises de parole signifiantes de la part de personnalités, d’élus, de responsables religieux, de citoyens ordinaires. Cette « parole de sens » fut vite accompagnée d’un geste collectif, à preuve cet impressionnant rassemblement devant l’église Notre-Dame-de-Foy et toutes ces autres vigiles organisées en solidarité tant à Montréal, Gatineau que Chicoutimi et ailleurs! Partout dans le monde, des mots et des gestes étaient posés pour exprimer la communion dans la peine. Les funérailles qui ont été célébrées dans le rite musulman ont pris le relais de cette grande chaîne de solidarité.

vigile_montrc3a9al_parcNous pouvons dire qu’il y a eu une belle manifestation de foi en ces occasions : foi en l’être humain capable de se relever, foi en l’humanité qui refuse de se laisser dominer par la haine, foi en Dieu qui se met aux côtés de ceux et celles qui souffrent. Or, ce n’est pas dans une église ni selon les rites catholiques qu’une telle foi s’est manifestée, mais dans un rituel autre, celui que des humains ont mis spontanément en acte devant la violence meurtrière.

La ritualité fait tellement partie de notre nature que même lorsque des parents ne veulent plus d’un baptême traditionnel, ils vont chercher une autre manière de célébrer. Ils le font en faisant appel à des « célébrants de la vie » pour animer des célébrations non confessionnelles permettant aux parents de pouvoir désigner les parrain et marraine.

La foi n’est pas morte, bien au contraire. Mais elle ne semble plus trouver à s’épanouir dans les formes traditionnelles de l’Église catholique. Nous avons, comme membres de cette Église, à mieux saisir ce qui se passe et à tenter d’y répondre avec des formes nouvelles que l’Esprit Saint est à insuffler. Qui sait? Peut-être nous invite-t-il à regarder en direction de ces « nouveaux rites » qui nous sont donnés à vivre hors de nos murs familiers.

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* Ce texte est le 47e article de la série “En quête de foi”, publié dans l’édition de juin 2017 du Messager de Saint-Antoine.

Église québécoise et laïcs: floraison ou last call?

Les membres de l'Assemblée des évêques catholiques du Québec ont rencontré le pape à Rome le 11 mai 2017.

Les membres de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec ont rencontré le pape à Rome le 11 mai 2017. (CNS photo/L’Osservatore Romano)

Le pape François a eu l’occasion de rencontrer les évêques du Québec à deux reprises au cours de leur visite ad limina qui vient de se terminer à Rome. Dans son discours du 13 mai, il n’aurait pas hésité à appeler les évêques à «promouvoir la ‘floraison complète’ de l’implication des laïcs» dans l’Église. Avec le peu de baptisés qui lui demeurent attachés et le petit nombre, très majoritairement féminin, qui s’y implique, n’est-il pas trop tard pour encourager une telle ouverture dans l’Église?

«La floraison est le processus biologique de développement des fleurs. Elle est contrôlée par l’environnement (lumière, humidité, température) et les phytohormones. Dans la nature, la floraison est contrôlée par le phénomène d’induction florale.» (Wikipedia)

Un contrôle favorable… ou non!

La floraison comporte des facteurs internes et externes. Comme pour les humains, les hormones de croissance s’activent au temps opportun. Le phénomène d’induction, quant à lui, comprend plusieurs étapes qui doivent se succéder et que les jardiniers connaissent bien. Tenter de faire des semis de tomates à l’automne, par exemple, est peine perdue. Pour qu’elle soit optimale, la floraison doit se faire dans des conditions favorables et tenir compte de «l’environnement».

Appliqué à l’Église et aux laïcs, le concept suggéré par le pape paraît attrayant. Pourrait-il aider à discerner quand et comment permettre une nouvelle étape de la croissance du «laïcat»? Par exemple, «l’environnement» rendu favorable à l’Action catholique au milieu du XXe siècle et conduisant au concile Vatican II a pu activer de telles «hormones» à cette époque, suscitant par «induction» des leaders chrétiens dans la cité.

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Faites l’amour, pas La Voix!

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Aimons-nous quand même
Aimons-nous jour après jour
Aimons-nous quand même
Aimons-nous malgré l’amour
(Yvon Deschamps)

Alors que s’achève la cinquième saison de La Voix (TVA), je me permets un commentaire au sujet d’une expression qui revient sans cesse dans la bouche des participants et participantes tout autant que de leur coach: « l’amour du public »… Je ne veux surtout pas être rabat-joie, car les spectacles dominicaux sont des bijoux de divertissement. Là n’est pas mon point.

Mon sentiment est le suivant: recevoir des applaudissements d’une foule en délire, accueillir après chacune de ses prestations les envolées affectives des coachs qui ne trouvent plus de superlatifs, tellement qu’ils sont sans voix (!), découvrir les louanges d’adoration sur les réseaux sociaux, gagner le vote du public, tout ceci peut-il être réellement perçu comme de l’amour? Si telle est la conception que nous avons de l’amour, cela ne pourrait-il pas expliquer quelque chose de l’état actuel de notre monde?

« Mon public m’aime, j’aime mon public! »

L’amour est bien plus qu’un sentiment lié à une émotion. L’amour ne vient pas d’un « coup de cœur », il est nourri par l’engagement, la loyauté, la fidélité. L’amour ne s’exprime pas uniquement lorsque la personne aimée est à son meilleur, comme ce fut le cas pour la plupart de ces chanteurs et chanteuses au talent, il faut le dire, exceptionnel. L’amour est d’abord et avant tout un don de soi-même. Dans la générosité de l’artiste qui se donne sur scène, il peut bien y avoir quelque chose de l’amour, mais il est incomplet. Car l’amour donné appelle une réponse de même nature. Et la réponse du public n’est pas de nature à nourrir une vraie « relation ». Celle-ci ne peut finir que dans le manque.

« Le public » est un concept télévisuel qui s’exprime par des « j’aime » ou « j’aime pas », correspondant aux cotes d’écoute. Il ne s’agit pas d’amour, mais d’affects, d’élans émotifs, de passions momentanées: « Cet artiste me fait vibrer, j’ai des frissons, je l’aime! » En réalité, j’aime ce qu’il me fait, mais cela viendrait d’un autre que j’aimerais tout autant. Cet amour interchangeable venant d’un être collectif indifférencié n’a rien d’un amour réel, concret. Il n’est qu’une vague émotionnelle passagère.

Une élimination à La Voix peut susciter un spleen terrible, un post-partum « sans voie », car le chemin sera plus terne et plus ardu après que le public se sera tourné vers d’autres, sans se soucier de qui n’est plus de la course. Voilà ce qu’est le public, un « esprit sans âme » qui se constitue l’instant d’un événement et qui se reconfigure au gré de la prochaine saveur du mois. Vous appelez ça de l’amour? Si cela peut être bon pour l’égo, pour l’effet d’adrénaline plus intense que n’importe quelle substance, pour le sentiment d’exister, cela n’est toujours pas de l’amour. Le public achète des albums, des billets qui font vivre l’artiste, mais il ne donne pas d’amour. Il ne fait que refléter sa jouissance face à ce qu’il reçoit de l’artiste: un orgasme émotionnel. Mais l’orgasme ne dit rien de l’amour. S’il est quelque chose qui peut se produire sans amour, c’est bien un orgasme…

Quelle est la substance de l’amour?

S’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante. (1 Corinthiens 13, 1)

Le public aura eu des émotions face à un ou une artiste et aura apprécié ou pas sa personnalité, sa chanson, sa performance. Apprécier est une toute autre chose que d’aimer. Le public affamé de frissons va continuer de les chercher ailleurs sans jamais s’arrêter, retournant son fauteuil vers qui lui fera connaître de nouvelles sensations. Le public est, dans sa nature même, infidèle et ingrat. Au contraire, l’amour authentique ne s’épuise jamais.

Ceux et celles qui aiment l’artiste pour de vrai ne seront toujours qu’un petit nombre. Ils sont à compter, en tout premier lieu, parmi ses proches : conjoint conjointe qui l’a soutenu indéfectiblement dans les moments creux de sa carrière, enfants qui le chérissent tel qu’il est dans la vraie vie, avec ses grandeurs et ses limites qu’eux seuls connaissent bien, parents dont la fierté pour leur talentueux rejeton n’a jamais été conditionnelle à ses succès… Et ainsi de suite pour tous ceux et toutes celles qui font partie de sa vie réelle et qui seront encore là demain.

Le véritable amour que nous cherchons tous et toutes ne se trouve pas dans une décharge anonyme et massive de vibrations qui rend accrocs ceux et celles qui en font l’expérience. L’amour vrai n’a même pas besoin de réciprocité, car il est don gratuit.

Attristé par la déveine de mon beau-frère Michaël, j’aimerais lui offrir ces mots en conclusion:

Car tu comptes pour moi, tu as du prix à mes yeux, et je t’aime. (Isaïe 43, 4)

Une « DPJ » musulmane, un rêve?

(Pixabay/Madalinlonut)

La présence de Gabriel Nadeau-Dubois à un souper-bénéfice d’un OBNL œuvrant auprès des familles musulmanes, notamment dans le cas des enfants qui ont fait l’objet de signalements à la direction de la Protection de la Jeunesse (DPJ), a suscité son lot de réactions depuis une semaine.

Il serait devenu suspect pour n’importe quelle personnalité publique de se présenter à un événement apparenté à l’islam. Une photo officielle en présence de quelques femmes portant le voile devient vite l’objet de dénonciations appuyées. Des politiciens sont vite étiquetés de sympathisants islamiques, favorables à la charia voire à l’islamisation du Québec! Désignés du doigt, ils sont acculés à une posture défensive au point où plusieurs choisissent de ne plus accepter de telles invitations.

L’absence d’élus ou de personnalités auprès des milieux communautaires est généralement à déplorer, mais plus encore si ceux-ci excluent de leur agenda toute rencontre formelle avec des groupes confessionnels, comme si ces derniers étaient des lépreux modernes.

Vers plus d’accommodements confessionnels?

Le rêve, exprimé candidement puis démenti par Soraya Zaidi, directrice de l’organisme Défi-lles et des ailes, de créer une «DPJ musulmane», serait-il si incompatible avec une société laïque? N’avons-nous pas déjà des écoles confessionnelles privées qui inculquent à des élèves juifs, chrétiens ou musulmans des valeurs soi-disant plus conformes aux religions qui les soutiennent? Une certaine mouvance multiculturaliste s’en ferait aisément le porte-étendard.

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