Archives d’auteur : Jocelyn Girard

À propos de Jocelyn Girard

Marié depuis 1984, 5 enfants (que des "gars"), 6 petits-enfants... Je travaille dans l'équipe diocésaine de pastorale pour l'Église catholique au Saguenay-Lac-St-Jean et en tant que professeur à l'Institut de formation théologique et pastorale. Ce n'est pas un travail pour convertir les gens à la foi chrétienne, c'est plutôt pour accompagner ceux et celles qui ont choisi de croire... Je ne suis donc pas très effrayant et plutôt de bonne compagnie, accueillait et discutant avec quiconque se montre respectueux, sans distinction d'origine, d'ethnie, de religion ou de handicap. J'ai auparavant fait partie de L'Arche de Jean Vanier (en France et à Montréal) à laquelle je continue d'être attaché spirituellement. Autre blogue: http://lebonheurestdansleoui.wordpress.com Twitter : http://twitter.com/#!/jocelyn_girard Facebook : Jocelyn.Girard.9

Miséricorde: une année pour quoi?

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porte_sainte_medaille_miraculeuseL’année de la Miséricorde est commencée depuis le 8 décembre. Des « portes saintes » s’ouvrent dans tous les diocèses du monde catholique (1,2 milliard de baptisés). Église sainte, année sainte, portes saintes… Comment pouvons-nous croire qu’un autre Jubilé puisse produire cette fois-ci de vrais fruits spirituels qui témoignent vraiment de la présence active de Dieu dans l’Église et dans le monde ?

Peu d’entre nous doivent se rappeler de la dernière année sainte, commémorant l’entrée dans le troisième millénaire (le grand Jubilé de l’an 2000). Les ambitions de ce Jubilé étaient nombreuses : « comme une invitation à la célébration de noces »; « comme un chemin de réconciliation et comme un signe d’espérance authentique »; visant « la purification de la mémoire […] pour reconnaître les fautes commises par ceux qui ont porté et portent le nom de chrétien »; pour «  créer une nouvelle culture de solidarité et de coopération internationales ». Quinze ans plus tard, l’Église bataille encore à se sortir des nombreux scandales à caractères sexuel et financier et des divisions doctrinales qui ont cours jusqu’en son centre d’unité. On serait en droit de se demander à qui s’appliquait ces grands objectifs sinon aux instances de l’Église elle-même !

Une Église autoréférentielle

Dans le discours qu’il avait tenu au pré-conclave de sa propre élection, Jorge Bergoglio avait insisté pour que l’Église sorte de son univers fermé.

Quand l’Église ne sort pas d’elle-même pour évangéliser, elle devient autoréférentielle et alors elle tombe malade […]. Les maux qui, au fil du temps, frappent les institutions ecclésiastiques ont des racines dans l’autoréférentialité, dans une sorte de narcissisme théologique. 

Il ajoutait : L’Église, quand elle […] croit posséder une lumière qui lui est propre ; elle cesse d’être le « mysterium lunæ* » et provoque ce mal si grave qu’est la mondanité spirituelle.

Nous sommes donc au cœur de son programme pontifical. Une année de la Miséricorde immédiatement après deux synodes qui ont mis en exergue le peu de compassion effective de l’Église dans la vie des couples et des familles paraît totalement cohérente. Mais François ne vise pas seulement la pastorale familiale. Il regarde tout autour de lui.

Quelle différence pour ce Jubilé ?

Toutes les années jubilaires sont des périodes où doit fleurir la miséricorde. « Le mot « miséricorde » nous vient du latin ; misericordia désignait la qualité d’une personne misericors, c’est-à-dire qui avait le coeur, cor, sensible au malheur, miseria d’autrui. »

Une année sainte sur la miséricorde peut donc faire l’effet d’un pléonasme ! Mais c’est peut-être ici qu’entre en jeu la pédagogie du jésuite François. Si les années saintes n’ont pas semblé changer quelque chose de fondamental dans l’attitude de l’Église envers le monde qu’elle est appelée à servir en l’écoutant, l’aimant, le consolant, le soulageant et le relevant plutôt que de le juger, vouloir le corriger et même parfois l’écraser sous de lourds fardeaux moraux, peut-être qu’une année portant exclusivement sur une compréhension renouvelée de la miséricorde fera le travail ! Comme le disait le pape lui-même lors de ses vœux à la curie romaine :

Il est en réalité inutile d’ouvrir toutes les portes saintes de toutes les basiliques du monde si la porte de notre cœur est fermée à l’amour, si nos mains sont fermées à donner, si nos maisons sont fermées à héberger, si nos églises sont fermées à accueillir.

Ce pape est un réformateur. Au terme de son pontificat que nous espérons le plus long possible, il y a fort à parier que l’Église sera définitivement transformée. Les mesures qu’il réclame des évêques et des pasteurs, il les met en pratique dans sa propre cour.

J’exprime donc l’espoir que cette année sainte puisse être différente des précédentes et qu’elle produise de vrais fruits de conversion – à commencer par moi-même. On ne doit jamais laisser passer le moment favorable où la grâce est abondante. Et j’aspire à demeurer dans une Église qui cesse de se contempler elle-même, car la seule lumière qui l’éclaire ne vient pas d’elle : pauvre, pécheresse, sauvée ; mais bien de l’unique Lumière du monde qui est Jésus Christ, que l’on vient d’adorer sur son humble lit de paille.

Puisse cette année nous aider à mieux intégrer l’exhortation de Jésus, celui qui se présente comme « la porte » : « Si vous aviez compris ce que veut dire cette parole : C’est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices, vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont commis aucune faute. » (Mt 12, 7)

 

* Le « mystère de la lune » est une formule qui suggère que la vraie nature de l’Église est d’être comme la lune par rapport au soleil: elle brille d’une lumière qui n’est pas la sienne, mais celle du Christ.

Les honneurs et la gloire à l’heure de l’austérité

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L’émotion est vive après le décès du plus célèbre des gérants d’artistes, René Angelil, après plusieurs mois de combat contre la maladie. Non seulement Québec a-t-il opté pour des funérailles nationales, mais le premier ministre du Québec interrompra sa mission économique en Europe pour revenir assister aux funérailles, le temps d’un aller-retour en avion.

Dans un contexte socio-économique incertain, cela en dit long sur le sens des priorités du chef du gouvernement.

Pour ma part, devant ce concert d’éloges, je ne peux m’empêcher de penser à Mélaric. À côté de la fierté et des honneurs – par ailleurs bien mérités – qui ont été largement diffusés pour honorer le travail de M. Angelil, je revois le désarroi des résidents de ce centre de désintoxication qui venaient d’apprendre qu’on leur arrachait cet espoir.

René Angelil a réussi sa vie. Il a réalisé de grandes choses. Il a surtout amoncelé une immense fortune. Même si bien des gens peuvent témoigner de sa générosité, il s’agit tout de même d’une richesse qui surpasse tout ce que les 99% des humains ne pourront jamais amasser dans leur vie.

D’un côté la gloire, de l’autre l’argent: deux éléments qui mènent à des funérailles nationales.

Qu’en est-il de tous ces autres qui peinent à vivre dignement?

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Charlie et le grand méchant Dieu

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4841109_6_22d3_2016-01-04-8854d6f-6317-13nvr84_805b451e8e4cb916641decfe3126f108Un an après l’attentat terroriste contre les artisans du Charlie Hebdo, le magazine publiait en une cette semaine l’image d’un dieu assassin que les forces policières n’auraient toujours pas réussi à attraper.

Pour Riss, l’auteur de cette caricature, Dieu, ultimement, serait le véritable responsable de toute cette violence terroriste.

Pour un grand nombre de nos contemporains, cette idée fait son chemin que si la religion n’existait pas, une grande partie des actes de violence sur terre serait par le fait même éliminée.

Mais ne s’agit-il pas d’une vision simpliste?

Peut-on, honnêtement, croire que la violence vient des religions? Ou, au contraire, que les religions, lorsqu’elles demeurent centrées sur leurs fondations et non sur les déviations historiques sont porteuses d’une éthique invitant à dépasser la violence qui est présente en chaque être humain.

Dieu, à l’image des croyants?

C’est la thèse que défend, au même moment, une autre revue, Le monde des religions, certainement plus sérieuse que la première. La question qui se pose est, au fond, la même: peut-on faire le mal au nom de Dieu?

Bien sûr, à en croire les hurlements du nom de Dieu faits par certains terroristes au moment de passer à l’acte, il est clair que, pour eux, Dieu est la caution de leur haine et de leur «justice».

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La vie en 2016…

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24917287-happy-new-year-2016-replace-2015-concept-on-the-sea-beach-stock-photoLa vie en 2016
ne sera pas bien différente
de la vie en 2015 !

Nous rencontrerons des défis semblables,
par exemple :
l’arrivée d’un enfant
et tout le chambardement qu’il provoque;
la maladie de certains proches ou la nôtre;
des accidents de vélo, de voiture,
de sport ou simplement en marchant;
l’échec d’un amour, la négociation
pour la garde partagée;
les tensions avec notre voisinage
ou avec des membres de notre famille;
la perte d’un emploi ou une situation
prolongée de grève ou de lock-out;
un déménagement dans une situation complexe
ou une maison qui ne se vend pas;
la perte d’un être cher et le deuil à faire.

Il y aura aussi
de l’intimidation dans nos écoles;
des overdoses de drogue;
des batailles de gars ivres
ou des abus, viols et meurtres;
des excès de consommation
et de l’endettement qui vient avec;
des détournements de fonds publics,
et la corruption chez certains de nos élites;
du racisme et de la xénophobie;
des positions pour et contre tout
et des coups en bas de la ceinture
en lieu et place de débats rationnels;
des attentats terroristes
et les privations de liberté en hausse;
des manifestations voulues pacifiques,
mais réprimées dans la violence;
des catastrophes naturelles
et d’autres tragédies provoquées
par les humains;
et surtout toutes ces guerres,
des populations prises en otage,
bombardées, déplacées,
n’aspirant plus qu’à trouver refuge,
après avoir abandonné tout espoir.

Il y aura aussi, c’est tout aussi certain :
des retrouvailles et des réconciliations
longtemps attendues;
des élans de solidarité
face à la misère des proches;
des déclarations d’amour
qui ouvrent au bonheur possible;
des familles reconstituées qui redonnent aux enfants
un contexte favorable à leur développement;
des interventions efficaces
pour contrer toute forme d’intimidation;
des coming out libérateurs
au sein de communautés inclusives;
des témoignages vibrants pour dire
qu’autrement est mieux
et qu’essayer en vaut la peine.

Et partout dans le monde,
nous serons témoins de la générosité
et de l’ingéniosité de frères et de sœurs
en humanité pour combattre
les poussées des ténèbres,
dénoncer les injustices,
accueillir les réfugiés,
obtenir des droits
pour celles et ceux qui en sont privés;
et pour laisser surgir le goût de la vie
bonne, juste et paisible pour tous.

En 2016, la vie ne sera pas différente,
mais chacune et chacun de nous
pourra l’être un peu si,
en mettant un peu plus en avant
l’espérance plutôt que le découragement;
la générosité plutôt que le repli sur soi;
l’amour de la différence
plutôt que du semblable exclusivement;
nous nous mettons davantage ensemble,
déterminés à bâtir un avenir
réellement meilleur pour nos enfants
et toutes les générations qui nous suivront.

cultivons-la-paixAlors,
puisque 2016 ne sera pas très différente de 2015,
je vous souhaiterai donc des vœux tout simples :
que la vie vous accorde la force,
le courage et la résilience
pour affronter tous les passages difficiles
qu’elle vous présentera,
en particulier
ceux qui paraîtront sans issue;
quelle vous procure des moments de fierté
pour vos accomplissements personnels
et pour vos réussites de groupe;
qu’elle vous donne d’être entourés
de gens aimants, capables d’attention
tout autant que réceptifs à la mutualité;
qu’elle vous apporte au fond du cœur
la certitude que la paix
est la richesse la plus féconde
et la conviction que votre mission
est d’y travailler sans relâche,
auprès de toutes les artisanes et tous les artisans
de paix qui œuvrent en ce monde.

Oui, en 2016, plus de paix!

Infanticides: la justice n’est pas vengeance

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Infanticides: la justice n’est pas vengeance

Les ossements de Cédrika Provencher, le procès de Guy Turcotte: le Québec est témoin ces jours-ci des plus récents rebondissements dans ces drames déchirants. Dans ce flot d’émotions baigné parfois de commentaires acerbes, rappelons-nous que la véritable justice est celle qui pacifie les cœurs et non celle qui cherche la vengeance.

Nous voudrions que ces histoires n’aient jamais eu lieu. Quand ça s’est passé si près de nous, ça prend une tournure nettement plus tragique. La proximité a ceci de particulier que l’événement nous atteint plus profondément. Et l’étalage de tous les détails macabres n’a pu que nous entraîner collectivement dans une sorte de délire qui n’en finit plus.

Notre désir de justice peut se confondre alors avec celui de la vengeance. «Il doit payer, l’écœurant!», «pour lui le retour de la peine de mort serait justifié!», ai-je entendu au sujet de Guy Turcotte, dont la sentence pour le meurtre de ses enfants sera connue sous peu.

Le sens de la justice

Le verdict du premier procès de Guy Turcotte avait de quoi étonner. Tant de subtilités juridiques, de terminologies spécialisées faisaient en sorte que nous n’étions pas en mesure d’en saisir la portée exacte. Si un deuxième procès a pu avoir lieu, ce n’est certes pas sur des arguments populistes, pour satisfaire un public revanchard s’exprimant massivement, ni pour le seul soulagement de la mère et ex-conjointe.

Non, notre système de justice permet de réviser les conditions qui ont conduit à un jugement et de considérer que certaines procédures ou «influences» ont pu égarer un jury, d’où la reprise.

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Sacraliser nos valeurs, le jeu de Daech

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20141002cm01248_presAu Québec, nous avons un problème avec l’islam. Il faut le reconnaître. Il s’agit d’une religion que nous connaissons surtout à travers les médias, où l’on nous présente le plus souvent les aspects qui attisent nos peurs et nos jugements.

Islam. Ce mot signifie «soumission» (à Dieu), mais aussi «paix», «pureté». Pas surprenant alors que les musulmans donnent parfois l’impression d’être «intégristes», car un «bon musulman» se conduit de manière à obéir à la volonté divine, telle qu’exprimée dans le Coran et en prenant pour modèle le prophète Mahomet.

De mes amies musulmanes, j’ai appris que l’islam qu’elles confessent est d’abord une chose très personnelle qui se traduit souvent par «mon islam à moi, il est… un islam de paix ou un chemin intérieur». Elles se sentent invitées à toujours faire davantage pour plaire à Dieu, mais jamais plus que ce dont elles sont capables ou que ce qui est possible dans leur situation. C’est leur «djihad» (effort, devoir) personnel qui les incite à travailler à leur élévation spirituelle.

L’islam politique

Ce ne sont évidemment pas ces musulmans qui devraient nous faire peur, pourtant nous les associons de plus en plus spontanément aux autres, ceux qu’on appelle «djihadistes».

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Quelle foi transmettre?

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baptc3aameVoici le 33e article de la série « En quête de foi » publié dans l’édition de décembre 2015 du magazine Le messager de Saint Antoine

Jésus demande à ses disciples d’annoncer l’Évangile et de faire de nouveaux baptisés. C’est ce que nous appelons la transmission de la foi. Les baptêmes d’enfants ne semblent pas encore être en voie de disparition, mais le contexte dans lequel ces nouveaux membres de l’Église grandiront peut laisser perplexe. S’ils ont reçu le don de la foi au baptême, comment le feront-il croître ? Encore faut-il comprendre ce qu’est la foi…

Une foi en trois dimensions

L’époque dans laquelle nous vivons a mis en valeur tout ce qui a trait au spirituel. On a découvert que les humains ont cette particularité de pouvoir se relier à plus grand qu’eux-mêmes, c’est-à-dire à la création tout entière, là où se trouve l’autre et aussi cet « absolument autre » que nous appelons Dieu. Cette potentialité s’appelle la foi primordiale. Il s’agit d’une confiance naturelle qui nous porte à croire que le monde dans lequel nous naissons est un lieu de bonté qui répondra à nos besoins fondamentaux. Cette confiance est innée, mais pour se développer elle doit s’inscrire dans un milieu porteur. Si un enfant subit très tôt de la négligence ou de la violence, sa foi primordiale peut ne jamais se mettre en action ou être cassée pour toujours. Nous aurons alors affaire à des gens méfiants, souvent paranoïaques. Difficile d’imaginer que la foi puisse grandir chez de tels individus.

Il existe une autre acception de la foi, celle qui s’établit sur la foi primordiale. Elle consiste à faire confiance « en quelqu’un », ou quelqu’un « en qui je crois ». Nous croyons naturellement en nos parents, nos frères, nos sœurs. Même si notre confiance est parfois trompée, cela n’altère pas notre capacité de croire en l’autre. La foi chrétienne s’inscrit dans ce mouvement : des hommes et des femmes ont cru en un prophète de Nazareth et l’ont suivi sur les routes où il enseignait et accomplissait des prodiges. C’est « en lui » qu’ils ont mis leur confiance primordiale et qu’ils sont devenus croyants. Il s’agit avant tout d’une relation. Et c’est cette foi des premiers chrétiens et leur témoignage que nous nous sommes transmis de génération en génération.

Enfin, il y a le volet de la foi « en quoi je crois ». C’est la foi du petit catéchisme et de l’enseignement religieux. Il s’agit de faire confiance en la grande tradition de l’Église et au magistère qui a élaboré avec les années les grands éléments de la doctrine et de la morale chrétiennes. C’est comme lorsqu’on dit « je crois en la résurrection » ou « à la rémission des péchés ».

croix silhouetteQuelle foi transmettons-nous ? Nous-efforçons nous de protéger l’aptitude primordiale à faire confiance ? Développons-nous la dimension relationnelle qui ouvre la voie à la rencontre avec Jésus ? Travaillons-nous à partager nos connaissances et les grandes réflexions de l’Église sur la vie, la mort, l’après-vie ? Si notre transmission ne porte que sur un seul de ces volets, elle risque de négliger les autres dimensions. Tout comme nous avons un Dieu en trois personnes, nous confessons une foi en trois dimensions…