Prêtre catholique: le sacré s’épuise

«Il y en a bien quelques-uns qui aspirent encore à un monde rêvé dans lequel la religion serait dominante et s’imposerait à tous. Mais ne pouvons que nous réjouir du fait que désormais les «hommes de Dieu» sont d’abord vus comme des hommes tout court.»Photo: pixabay

L’été est pour plusieurs l’occasion de prendre part à un mariage ou un baptême. C’est en voyant récemment des gens rassemblés pour un sacrement que je repensais à l’histoire du prêtre-gifleur qui a choqué tant de monde il y a quelques semaines.

Partagée des milliers de fois, la fameuse vidéo montrant un vieux prêtre catholique de 89 ans giflant un bébé de six mois pour qu’il cesse de pleurer n’a pas manqué de faire scandale, bien sûr avec raison. Ce qui m’étonne toutefois, c’est l’ampleur de la réaction chez les catholiques bien rangés, conduisant l’évêque de ce prêtre trop âgé à le suspendre de toutes célébrations de baptême et de mariage.

Reculons de quelques dizaines d’années seulement… À une époque où les médias sociaux n’existaient pas, une telle frasque n’aurait jamais fait l’objet de retentissement. Les parents de ces générations n’auraient probablement même pas osé critiquer ouvertement le curé et encore moins lui retirer leur enfant des mains.

Indépendamment de la «violence» du geste posé par le célébrant, visiblement en perte de moyens devant un enfant en crise, il y a derrière cette histoire relativement banale quelque chose qui se révèle possiblement comme un signe des temps.

Une Église à bout d’âge…

La moyenne d’âge des prêtres en Amérique du Nord et en Europe dépasse largement l’âge de la retraite. Dans la société en général, quiconque a passé cet âge peut toujours continuer à rendre des services, mais on ne lui demande que ce qu’il est en mesure de faire, adaptant les tâches en fonction des capacités.

Mais dans l’Église, la relève sacerdotale n’est pas suffisante pour réaliser les tâches courantes. Lorsqu’on ne trouve plus de prêtre actif pour un baptême, un mariage ou des funérailles, le premier réflexe est de chercher parmi les collaborateurs retraités. Si vous demandiez à quelques prêtres qui font partie de cette catégorie, vous seriez surpris de constater leur contribution encore importante, année après année, la maladie étant la seule justification d’un retrait non culpabilisant. On leur demande trop et durant trop longtemps. Ils répondent «présents» alors qu’ils ne le devraient pas. Que faire?

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