Donner sa vie comme Jésus*

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Le martyre d’Etienne

Le 25 juillet 2016, le prêtre Jacques Hamel a été lâchement assassiné en France, à l’occasion de sa messe quotidienne. Son nom s’ajoutait ainsi à la longue liste des victimes innocentes de ce mouvement de haine et de destruction issu, en partie, d’une grave déviation politique de l’islam.

Bien entendu, être égorgé au beau milieu de la messe qu’il célébrait conduira ce prêtre à une canonisation bien légitime. Il en fut toujours ainsi dans l’histoire de l’Église, à commencer par saint Étienne mort par lapidation alors qu’il chantait la gloire de Dieu! Chaque fois qu’un prêtre fut tué dans le cadre de sa mission sacerdotale, l’Église a reconnu dans le symbole de cette vie « offerte » de véritables semences d’Évangile. Il n’est pas rare, en effet, que de tels martyres aient eu pour effet d’engendrer de nouveaux chrétiens.

De quel côté est la folie…

On pourrait regarder la mort de ce prêtre comme une sorte de folie chrétienne. En effet, de nombreux chrétiens ont voulu suivre le Christ de diverses manières allant parfois jusqu’à désirer mourir de la même manière que lui. Je cite un missionnaire en Chine, le père Gabet, qui écrivait ceci à sa sœur : « Je demande à tous les jours à la sainte messe la grâce de mourir martyr. […] Au moins, quand on meurt martyr, on fait un acte agréable à Dieu ». (Annales de la Congrégation de la Mission, tome VI, 1840). Son vœu n’aura pas été exaucé, car il mourut de la fièvre jaune.

Au contraire, Christian de Chergé, le prieur de moines de Tibhirine, n’a jamais cherché cette fin pour lui-même ni pour ses frères. Dans son « testament » il écrit : « Je ne saurais souhaiter une telle mort. Il me paraît important de le professer. Je ne vois pas, en effet, comment je pourrais me réjouir que ce peuple que j’aime soit indistinctement accusé de mon meurtre. C’est trop cher payer ce qu’on appellera, peut-être, la « grâce du martyre » que de la devoir à un Algérien, quel qu’il soit, surtout s’il dit agir en fidélité à ce qu’il croit être l’Islam. » C’est pourtant ce qui survint.

Qu’il soit ou non désiré comme une fin personnelle, le martyre n’est jamais un acte qu’on commet soi-même. Il est toujours le résultat de la perte d’humanité subie par le bourreau. Si nous glorifions le martyre, c’est surtout pour marquer l’innocence de la victime, à l’image de celle de Jésus au cœur de sa Passion. Confesser Jésus comme Christ, porter comme lui sa croix et témoigner de l’Évangile comporteront toujours leur part de risques, même auprès de nos proches!

Si la persécution vient jusqu’à nous, elle peut souvent être comprise comme un mal absolu, puisqu’à travers les chrétiens on s’en prend à leur foi et au Dieu confessé par eux. Mais la mort peut s’avérer remplie de fécondité, lorsqu’elle incite des gens à s’opposer au mal causé par la folie meurtrière, sans répondre à la violence par la violence. Alors elle devient un puissant compost qui permet aux plus belles pousses de l’humanité de faire fleurir l’amour et la paix.

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* Ce texte est le 41e article de la série “En quête de foi”, publié dans l’édition d’octobre 2016 du Messager de Saint-Antoine

À propos de Jocelyn Girard

Marié depuis 1984, 5 enfants (que des "gars"), 6 petits-enfants... Je travaille dans l'équipe diocésaine de pastorale pour l'Église catholique au Saguenay-Lac-St-Jean et en tant que professeur à l'Institut de formation théologique et pastorale. Ce n'est pas un travail pour convertir les gens à la foi chrétienne, c'est plutôt pour accompagner ceux et celles qui ont choisi de croire... Je ne suis donc pas très effrayant et plutôt de bonne compagnie, accueillait et discutant avec quiconque se montre respectueux, sans distinction d'origine, d'ethnie, de religion d'orientation sexuelle ou de handicap. J'ai auparavant fait partie de L'Arche de Jean Vanier (en France et à Montréal) à laquelle je continue d'être attaché spirituellement. Autre blogue: http://lebonheurestdansleoui.wordpress.com Twitter : http://twitter.com/#!/jocelyn_girard Facebook : Jocelyn.Girard.9

réponses "

  1. S.S. Eugène IV, Bulle Cantate Domino, dans Dumeige, La Foi Catholique, Éditions de l’Orante, Imprimatur 1960, p. 266 (Denzinger 714) a écrit :

    « Personne, si grandes soient ses aumônes, eût-il versé son sang pour le nom du Christ, ne peut être sauvé s’il ne demeure dans le sein de l’unité de l’Église catholique. »

  2. Jocelyn Girard écrit : « ..d’une grave déviation politique de l’islam. »

    Le Mahométisme, ou l’Islam, appelez ça comme vous voulez, est anti-chétien, et a été imposé par Mahomet et ses sbires, dès le début par la violence. Leur cri était : « Crois ou meurt. »

    Cette religion n’est pas de Dieu ; elle est du Démon. Ce n’est pas une religion, c’est une IRRELIGION.

    Une Religion, il n’en a qu’une seule, parce qu’il n’y a qu’un seul Dieu et qu’une seule Humanité.
    Il n’y qu’une seule et unique Religion, et elle est évidemment d’origine divine : C’est l’Église catholique apostholique et romaine ; et celle authentique et unique Église est éclipsée à l’heure actuelle ; et ceci avait été prédit par la Sainte Viege marie à La Salette.

    Toutes les autres soi-disantes religions sont d’origine humaine, et ne sont que des altèrations de la vraie ; et toutes ces fausses religions ont toutes le même dieu : le Diable. qui les tiens toutes sous sa houlette. Voilà votre oecuménisme issu du protestantisme proné par « vatican II » !

    « Vatican II » est un conciliabule maçonnique.

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