« Vous m’avez accueilli »

Cet article est le vingt-troisième de la série intitulée “En quête de foi” publié dans l’édition d’octobre 2014 du Messager de Saint AntoineL’objectif de cette série est d’explorer les éléments de la tradition chrétienne dont les traces sont toujours perceptibles dans la culture actuelle.

Le banc du quêteux

De nombreuses personnes d’un certain âge ont le souvenir d’une table familiale où il y avait un couvert de plus que le nombre de places prévues pour le repas. On raconte même que c’est souvent le père qui tenait à cette habitude. En effet, on ne savait jamais quand pouvait se présenter le « quêteux » des environs ou n’importe qui, à l’improviste. Cette tradition de charité chrétienne a duré longtemps. Pour plusieurs, c’était une façon de répondre à l’interpellation de Jésus qui invite à accueillir l’étranger. Cet étranger, anonyme ou non, se révèle être Jésus lui-même, car le Seigneur s’invite effectivement à manger chez ceux et celles qui l’entendent frapper à leur porte (cf. Apocalypse 3,20).

Menace ou richesse ?

Lorsqu’un invité surprise s’installait à table, la plupart du temps assez gêné de se retrouver là avec toute la famille, tous les regards pointaient vers lui. Ce soir-là, la conversation allait bon train. Les enfants posaient des questions ou lui faisaient raconter des anecdotes ou bien il donnait des nouvelles d’ailleurs. L’horizon familial s’élargissait grâce au regard de l’étranger sur le monde externe. Rarement a-t-on entendu des expériences qui tournaient mal. L’étranger accueilli avec sa différence savait se comporter correctement et respecter ses hôtes en exprimant sa reconnaissance. Pouvait-il être une menace pour la famille ? Possible, mais exceptionnel.

Si la tradition du repas ouvert à l’étranger s’est plutôt dissipée avec le changement de nos habitudes familiales, il n’en reste pas moins que notre société est demeurée très largement hospitalière. L’immigration par vagues successives en témoigne. Au tournant des années quatre-vingts, par exemple, des réfugiés du sud-est asiatique sont arrivés par milliers au Canada et au Québec et ont pu s’intégrer harmonieusement notamment grâce à l’accueil des communautés chrétiennes. Depuis quelques années, le Québec a choisi de privilégier les immigrants qui parlent français afin de faciliter leur intégration. De ce fait, des migrants d’Afrique et du Maghreb répondent plus massivement.

Nous nous trouvons donc, nous catholiques, avec une situation qui peut s’apparenter à celle du couvert excédentaire dans nos familles. Quelle place pouvons-nous faire à ces étrangers ? Ceux et celles qui désirent s’installer ici, y élever leurs enfants, vivre en harmonie avec les autres tout en conservant les éléments de leur culture, ne peuvent-ils pas contribuer à nous ouvrir sur le monde, élargir notre horizon, nous faire encore davantage appartenir à une humanité riche de ses différences ?

Si l’accueil de l’étranger fait bien partie des valeurs chrétiennes, ne sommes-nous pas invités à l’adapter à notre nouvelle réalité ? Ne devons-nous pas transformer cette tradition en la faisant passer de la table ouverte au « quêteux » à celle qui s’ouvre, par exemple, à cette famille nouvellement établie à proximité et qui n’a pas encore eu la chance de nous connaître ? En posant un geste inclusif à l’endroit d’une personne d’origine étrangère, nous répondons à l’appel de Jésus qui en fait même un « critère » de choix pour faire partie des « bénis de son Père » : « J’étais un étranger et vous m’avez accueilli. » (Matthieu 25, 38)

86 réflexions sur “« Vous m’avez accueilli »

  1. Jocelyne Simard dit :

    Merci Jocelyn de cet écrit. L’analogie est parlante et nous invite à revisiter nos pratiques de vie en famille, de notre vie en communauté humaine. Un rappel de l’importance de l’entraide et de l’accueil. Mais encore faut-il que notre réputation d’hospitalité proverbiale ne soit pas que sur les pancartes mais incarnée au fil des jours et des opportunités qui s’offrent à nous.

      • Cher Roger, je me désole encore une fois de votre question. Vous ne parvenez pas à voir les richesses des différentes cultures? C’est triste.

        Puisque c’est ainsi, je vais tenter de vous en donner quelques-unes, avec une attention à la dimension religieuse de ces différences.
        – Vous ne verrez jamais (sauf s’ils sont occidentalisés) un musulman « placer » ses parents dans un foyer d’accueil. Ils ont su conserver ce sens du devoir de les garder auprès d’eux jusqu’à la fin. Les musulmans sont, actuellement, parmi ceux qui maintiennent la pression pour protéger la famille.
        – Les hindous, les juifs, les musulmans ont des fêtes religieuses auxquelles ils participent massivement non pas avec un sens d’obligation, mais un véritable esprit festif.
        – Les Chinois ont un fort sens du respect du groupe et des autres. L’individualisme « sauvage » de notre monde est malheureusement en voie de les gagner, surtout grâce à l’argent.
        – Les bouddhistes ont développé un sens élevé de la compassion pour autrui. Parmi les religions, ils sont très engagés dans des oeuvres de charité. Ils sont aussi très religieux pour tout ce qui concerne le jeûne, les pèlerinages, etc. Ils cherchent activement à réparer leurs erreurs.
        – Les musulmans ont un sens du sacré et de l’infranchissable distance entre les créatures et Dieu. Ils sont des exemples au chapitre de la reconnaissance de la grandeur et de la miséricorde de Dieu. Ils ont une vie de prière qui remplit les moments importants de la journée, à la façon de nos moines…
        – Les Africains et les Autochtones d’Amérique portent un respect remarquable envers leurs aînés qui se prolonge au-delà de la mort. Pour eux, ces derniers demeurent d’une façon ou d’une autre auprès d’eux pour l’éternité.
        – Les Arabes ont développé une culture et une civilisation qui laissent encore des traces dans notre vie de tous les jours, à commencer par les mathématiques modernes, par exemple. Un grand nombre de pays arabo-musulmans ont su vivre harmonieusement avec leurs minorités religieuses juives et chrétiennes, en particulier pendant de nombreux siècles.
        – Toutes les ethnies du monde ont développé le sens de l’hospitalité avec des accents différents, mais la valeur d’accueil est partout la même.
        – Les « peuplades » d’Amérique latine avaient développé au sein de leurs tribus une fraternité si grande qu’elle fut pour les anthropologues une découverte fabuleuse. Les chrétiens ne sont jamais parvenus à de si grandes réalisations alors que la fraternité est au coeur du message évangélique…
        – La spiritualité autochtone invite à considérer la terre non pas comme une possession des humains, mais le contraire! Cela signifie que les humains doivent la respecter. Les occidentaux (et chrétiens) que nous sommes ne considèrent que de la « dominer » au risque d’accélérer sa fin.
        – On peut continuer ainsi longtemps, si vous voulez. La question n’est pas tant de savoir s’il y a des richesses parmi les peuples, mais bien de savoir regarder pour les voir. À trop se regarder soi-même, on risque de perdre la vue du beau, du bien et de l’unité qui existe dans le genre humain, unité voulue par Dieu tout autant que sa diversité.

        « Que celui qui a des yeux voit! »

        • Roger Boivin dit :

          A ce que je vois, c’est que pour vous le plan humain passe avant celui de la foi

          Pie XII – Encyclique Humani Generis (12 août 1950)

          (..)

          2. par souci apostolique de rapprochement avec les dissidents :
          11 Il se présente encore un autre danger, d’autant plus grave qu’il se cache davantage sous l’apparence de la vertu. Beaucoup, déplorant la discorde et la confusion qui régnent dans les esprits mus par un zèle des âmes imprudent, éprouvent dans leur ardeur un vif dés’r de rompre les barrières qui divisent d’honnêtes gens ; ils adoptent, en conséquence, un tel « irénisme » VI que, laissant de côté les questions qui divisent les hommes, ils envisagent non seulement de combattre d’un commun accord l’athéisme envahissant, mais même de réconcilier les dogmes, fussent-ils opposés. Et de même qu’il y eut autrefois des gens pour demander si l’apologétique traditionnelle de l’Eglise ne constituait pas plutôt un obstacle qu’une aide pour gagner les âmes au Christ, il n’en manque pas non plus aujourd’hui pour aller jusqu’à demander sérieusement si la théologie et la méthode qu’elle emploie, telles qu’elles se pratiquent dans les classes avec l’approbation de l’autorité ecclésiastique, ne doivent pas être non seulement perfectionnées, mais encore complètement réformées pour que le règne du Christ soit plus efficacement propagé dans le monde entier, parmi les hommes de quelque culture ou de quelque opinion religieuse que ce soit.

          12 S’ils n’avaient d’autre prétention que d’adapter davantage par l’introduction d’une nouvelle méthode l’enseignement ecclésiastique et sa méthode aux conditions et aux besoins actuels, il n’y aurait presque aucune raison d’inquiétude VII ; mais, enflammés d’un « irénisme » imprudent, certains semblent considérer comme des obstacles à la restauration de l’unité fraternelle ce qui, en fait, est fondé sur les lois mêmes et les principes posés par le Christ et sur les institutions établies par Lui, ou bien constitue la défense et le soutien de l’intégrité de la foi et ne saurait, en disparaissant, qu’assurer l’union dans la ruine VIII.

          (..)

          VI On préconise depuis quelques années, dans les échanges de vues avec les dissidents, de substituer à la méthode polémique l’esprit de la méthode irénique. Le mot vient du grec ZCO’ijVYj cIui signifie paix. Il caractérise l’attitude conciliante de celui qui s’efforce de découvrir dans les positions qu’il n’admet pas, tout ce qu’elles peuvent contenir de vrai, et qui, cherchant lui-même la vérité, considère ceux qui ne pensent pas comme lui comme animés des mêmes dispositions sincères. L’Encyclique ne blâme nullement l’esprit irénique, mais bien, comme elle dira plus bas, « l’irénisme imprudent » qui, par un souci maladroit de conciliation, aboutirait à dissimuler les exigences de la vérité. Déjà l’instruction du Saint-Office du 5 juin 1948, sur le mouvement oecuménique, avait mis en garde contre cet irénisme imprudent (cf. Documents Pontificaux 1948, p. 220).

          VII On notera à nouveau avec quelle généreuse confiance le Saint-Père envisage « l’introduction d’une nouvelle méthode » destinée à mieux adapter l’enseignement ecclésiastique aux conditions et aux besoins d’aujourd’hui.

          VIII Le magistère suprême de l’Eglise romaine n’est pas le seul à penser de la sorte. Le Rd Brandreth, membre anglican du mouvement oecuménique Faith and Order, écrit : « Ce n’est pas de la charité mais du sentimentalisme que de chercher à minimiser les différences de doctrine ou de régime ecclésiastique » (Chrétiens devant l’Oecuménisme, Lille. 1947. P- Ef ‘e pasteur calviniste Max Thurian, très ouvert, lui aussi, au mouvement cecuméniste, met en garde contre ce qu’il nomme le « confusionisme », qui ne saisit pas « toute la profondeur et la gravité des oppositions dogmatiques », et contre le « pragmatisme cecuméniste » qui fait comme si la difficulté n’existait pas (ibid. , pp. 18-19).

          http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/hrk.htm

          • Je savais bien que vous n’aviez qu’une envie, celle de me piéger encore, Roger. Secouez donc la poussière de vos pieds et allez voir ailleurs. J’enseigne ce que dit le décret conciliaire Dignitatis Humanae et je suis particulièrement heureux des résultats que ça donne, lorsque des gens « riches diversement » peuvent commencer à se côtoyer et à s’aimer, moi j’y vois le Règne de Dieu s’accomplir… Mais je vous l’ai déjà dit, vous avez raison et je suis dans l’erreur. Allez donc convertir d’autres catholiques qui n’auront pas suffisamment goûté au génie de Vatican II pour se laisser convaincre que la vérité s’est arrêtée en 1959. Bonne route! Au plaisir de nous serrer la main auprès de notre Dieu lorsqu’il nous recevra en son paradis… vous pour avoir adoré la Vérité, moi pour avoir tenté de l’accomplir humblement dans les petits gestes de mon existence. Maintenant, je ne répondrai plus à vos questions, car votre fixation devient lassante. Et je le suis.

            • Roger Boivin dit :

              Vous vous trompez sur mes intentions, mon envie n’est pas du tout de piéger, mais d’éclairer.

              Manifestement, vous en avez rien à foutre.

              Le subterfuge, involontaire de votre part j’ose croire, c’est que vous vous dites catholique quand vous rejetez la véritable Religion catholique et apostolique ; vous n’avez de yeux que pour tout ce qui sort de vatican II et de ses adeptes ; vous trompez les gens.

            • Roger Boivin dit :

              « Dignitatis Humanae » ! Je me tue à vous dire que vatican II ce n’est pas catholique, mais maçonnique. Faites votre propre enquête, si c’est vraiment la vérité que vous chercher, vous ne pourrez faire autrement que de le conclure.

        • Louis Mc Duff dit :

          Bonjour M. Girard

          Vous dites : «Les Arabes ont développé une culture et une civilisation qui laissent encore des traces dans notre vie de tous les jours, à commencer par les mathématiques modernes, par exemple.»
          _______________________________________________________

          Que voulez-vous dire par « mathématiques modernes » ?

          Bien à vous.

  2. Roger Boivin dit :

    Benjamin a écrit:

    Jocelyn Girard a écrit :– «« Les « peuplades » d’Amérique latine avaient développé au sein de leurs tribus une fraternité si grande qu’elle fut pour les anthropologues une découverte fabuleuse. Les chrétiens ne sont jamais parvenus à de si grandes réalisations alors que la fraternité est au coeur du message évangélique… »»

    C’est du mensonge pur et simple, et une insulte de plus contre l’Église !

    La Vie des Saints, l’Histoire de l’Église et des Ordres Religieux, etc., est-ce inférieur aux « réalisations des peuplades d’Amérique latine » ?

  3. Jocelyn a écrit

    – On peut continuer ainsi longtemps, si vous voulez. La question n’est pas tant de savoir s’il y a des richesses parmi les peuples, mais bien de savoir regarder pour les voir. À trop se regarder soi-même, on risque de perdre la vue du beau, du bien et de l’unité qui existe dans le genre humain, unité voulue par Dieu tout autant que sa diversité.

    Jocelyn, la diversité vous la situez où? Est-ce Dieu, selon vous, qui veut la diversité des religions?

    Merci

    • Une lecture dynamique de l’Histoire sainte montre que Dieu a scellé plusieurs alliances avec des hommes. Et « Les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables ». (Rm 11, 29). Le décret conciliaire Nostra AEtate a clairement interprété cela en faveur de la première alliance avec les Hébreux (alliance mosaïque) qui n’a pas à être supprimée par le Christ ni l’Église, même si elle s’est laissée tenter, parfois, à les éradiquer. Paul le dit bien ailleurs, que les membres de son peuple, qui n’ont pas suivi « la voie », passeront malgré tout après les disciples du Christ. Dans cette logique, il faut donc croire que les alliances qui ont précédé celle de Moïse le sont également. La première de toutes, c’est l’alliance avec Adam, « père de tous les humains ». Dieu a voulu qu’ils se multiplient sur toute la terre. La seconde est celle avec Noé, le « père des justes ». Avec lui, finie l’idée d’une fin du monde qui serait provoquée par Dieu! La troisième alliance est celle avec Abraham, « père de tous les croyants ». Abraham a reçu la promesse d’une descendance qui ne peut pas se compter, au chapitre de la foi. Nous sommes sur cette branche abrahamique, nous les croyants en Jésus, fils de la Nouvelle alliance. Mais Abraham avait deux fils et il a « négocié » auprès de Dieu qu’Ismaël, fils de sa généreuse servante, puisse recevoir aussi la bénédiction, ce que Dieu fit. Une telle bénédiction est également irrévocable puisqu’elle vient de Dieu, celui qui est fidèle et qui ne revient jamais sur sa parole! La foi d’Abraham est simple: Il n’y a pas de Dieu en dehors de Dieu, l’Unique; et nous, les hommes, avons à nous soumettre en tout à sa volonté (repensons au sacrifice d’Isaac). Vous trouvez là les deux pôles essentiels de la foi musulmane (qui signifie « soumis »). Bref, sur la branche ismaélite, vous retrouverez un certain Mahomet qui aura reçu inspiration pour alimenter la foi de tous les descendants d’Ismaël.

      Vous me demandez si Dieu a voulu la diversité? Bien sûr que oui. Et qu’est-ce qui fait sa fierté? Voici la réponse de saint Irénée de Lyon (IIe siècle): « La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant. » Il n’a pas dit le catholique-romain-pratiquant-qui-refuse-Vatican-II, mais l’humain qui se tient debout pour vivre sa vie en étant « de bonne volonté ».

      Je vous ai répondu cette fois-ci, Gabrielle, mais si vous reprenez le même schéma de discussion que Roger, comme vous le faites avec M. Roberge et l’avez tenté avec moi-même sur l’autre billet, j’aurai la même attitude. Je n’entre pas dans les guerres de citations. Je réfléchis avec ma raison, ma foi, mes connaissances et mes recherches et surtout avec ce que je crois me venir de ma conscience. Relisez toutes les épîtres de Paul, il dit des dizaines de fois que ce n’est pas la connaissance, ni ce qu’on croit être la Vérité qui sauve, mais la foi au Christ qui est la Vérité. Toutefois, chercher la vérité est une exigence au coeur de toute personne et je crois me situer en quête réelle. Pour le moment, cependant, il est loin d’être envisageable que j’emprunte le chemin étroit (d’esprit) que vous suivez sur Te Deum, avec les risques pour mon salut que cela pourrait entraîner, selon vous…

      • Roger Boivin dit :

        « Une lecture dynamique de l’Histoire montre que ..»

        Ça dépend de la version dont on se sert. Si un témoin de Jéhovah vous arrive et vous dit « Une lecture dynamique de l’Histoire montre que .. », mettrez vous en dout ce qu’il va vous sortir de son cru ?

      • Roger Boivin dit :

        « Je n’entre pas dans les guerres de citations. Je réfléchis avec ma raison, ma foi, mes connaissances et mes recherches et surtout avec ce que je crois me venir de ma conscience.»

        Jocelyn, je ne suis qu’un laïc, je ne fait donc pas partie de l’Église enseignante. Donc les propos de mon cru ne font pas autorité, ça demeure dans l’ordre de l’opinion et d,un simple laïc ; d’autant plus que je puis errer.

        Par contre tout auteur approuvé et faisant partie de l’Église enseignante, donc autorisé de par sa mission, surtout quand ils sont de renom, eux font autorité. Même décédés, leurs enseignements conservent leur valeur, leur à propos, sont toujours d’actualité.

        Ils n’inventent pas une nouvelle doctrine, ils ne font, de par leur charge, que dispenser en l’expliquant l’authenntique doctrine catholique et apostholique. Ce sont des instruments choisis de Dieu, jouissant des dons du Saint-Esprit.

        C’est pourquoi je trouve qu’il est préférable lorsqu’on discute de doctrine, de faire parler ces auteurs approuvés. Cependant, que j’y aille maladroitement, c’est fort possible, je suis loin d’être sans défaut ça c’est sûr. S’il faut que j’attende que je sois parfait pour agir, je risque d’attendre longtemps, du moins je risque de mourir avant, je ne suis plus très jeune.

        Alors je ne comprends pas que vous sembliez si réfractère aux citations, citations qui devraient être plutôt bien reçue quand on a souci de la vérité.

        Je vais vous en placer une autre citation, non dans le but de vous provoquer, de vouloir avoir raison, mais dans le seul but d’aider à y voir plus clair :

        • Roger Boivin dit :

          S.S. Eugène IV, Bulle Cantate Domino, dans Dumeige, La Foi Catholique, Éditions de l’Orante, Imprimatur 1960, p. 266 (Denzinger 714) a écrit :

          [La sainte Église romaine] croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui vivent en dehors de l’Église, non seulement les païens, mais aussi les juifs ou les hérétiques et les schismatiques, ne peut avoir part à la vie éternelle, mais qu’ils iront au feu éternel « préparé pour le diable et ses anges » (Mt 25, 41), sauf si avant la fin de leur vie ils sont réunis à l’Église ; que l’unité du corps est si importante que les sacrements de l’Église servent au salut de ceux-là seuls qui demeurent en elle, que les jeûnes, les aumônes, les autres œuvres de piété et exercices de la milice chrétienne produisent pour eux seuls des récompenses éternelles. Personne, si grandes soient ses aumônes, eût-il versé son sang pour le nom du Christ, ne peut être sauvé s’il ne demeure dans le sein de l’unité de l’Église catholique 1.

          ___

          1. Saint Fulgence, De fide ad Petrum, 37, 78, PL 65, 703-704

        • Cher Roger, pour la première fois, vous me semblez tout à coup devenir une vraie personne. Vous pouvez vous faire confiance et parler à partir de vous-même. Personne ne vous le reprochera! La Vérité est inscrite au coeur de toute personne créée à l’image et à la ressemblance de Dieu! Personne ne la possède et le fait de tenter de la formuler à partir de soi ne constitue pas un péché, loin de là! Trouver des citations d’auteurs « autorisés » est relativement simple, aujourd’hui, avec tout ce qui est publié. Parlez à partir de vous-même, je vous en prie, et vous me trouverez en vis-à-vis. Non pas que je rejette « les citations » et les sources historiques de notre foi, loin de là, mais pour ce qui concerne les sujets évoqués ici sur mon blogue, nous pouvons nous permettre de les discuter sans se retrancher derrière la Tradition, comme si nous ne sommes pas en état de réfléchir et de faire usage de notre propre raison.

          • Roger Boivin dit :

            Merci Jocelyn.

            Vous dites : « Trouver des citations d’auteurs « autorisés » est relativement simple, aujourd’hui, avec tout ce qui est publié. »

            En fait, ce n’est pas si simple. Encore faut-il se rassurer que les citations ne sont pas tronquées, faire attention à l’endroit où on les trouve, ne pas les employer hors contexte, avoir du temps devant soi, ne pas se précipiter, etc, ce qui n’est pas toujours évident.

            C’est pourquoi je privilégie entre autre (open library), ce sont des livres reproduits comme en photo ; ..quoiqu’encore là il faut être prudent, il faut vérifier l’auteur, si c’est un livre, un auteur approuvés, etc. ; et prévilégie aussi une version papier, quoique là ça manque souvent, et qu’on doive copier manuellement, et quand le texte est court ça va.

            De même trouver en plein ce qu’il faut au bon moment, encore là c’est pas facile, ça peut être une question de timing. En fait tout cela aussi demande de se servir de sa tête, d’être patient, disponible, avoir une certaine agilité, de se faire violence aussi parfois parce que ça peut être un travail harassant, le goût ou la forme n’étant pas nécessairement toujours au rendez-vous ; et que d’autre chose plus plaisant peut nous attirer. Ce n,est vraiment pas un jeu.

            Vous dites encore : « Parlez à partir de vous-même, je vous en prie »

            Je veux bien, mais comme j’ai dit je ne suis pas une autorité dans l’Église, je puis avoir mal assimilé quelque chose, mes sources peuvent avoir été discutables à mon insu, avoir des préjugers qui m’embrouillent, etc., sans oublier que je n’ai pas nécessairement cette capacité à pouvoir synthétiser une matière, et bien la rendre avec précision dans des mots choisis.

            De plus il ne faut pas perdre de vue que le domaine de l’opinion n’est qu’un terrain mou, un sable mouvant propice à s’enliser. Ça prend donc du solide pour s’appuyer, et il n’y a rien de mieux que ce qui émane du Magistère infaillible de l’Église, les Papes, les Cardinaux, Évêques, et toute personne autorisée, les Pères de lÉglise, etc., travaux dument approuvés, catéchisme, apologétiques, etc. et comme j’ai dit, cette enseignement transmis dans le passé demeure toujours actuel, ne change pas ; la vérité étant la vérité.

  4. « Je vous ai répondu cette fois-ci, Gabrielle, mais si vous reprenez le même schéma de discussion que Roger, comme vous le faites avec M. Roberge et l’avez tenté avec moi-même sur l’autre billet, j’aurai la même attitude. Je n’entre pas dans les guerres de citations. Je réfléchis avec ma raison, ma foi, mes connaissances et mes recherches et surtout avec ce que je crois me venir de ma conscience. Relisez toutes les épîtres de Paul, il dit des dizaines de fois que ce n’est pas la connaissance, ni ce qu’on croit être la Vérité qui sauve, mais la foi au Christ qui est la Vérité. » dixit Jocelyn

    Merci. Je n’ai pas l’intention de parler en ce dossier la Vacance, mais bien de la doctrine que vous avancez.

    Est-ce que cela est possible. Je ne veux pas perdre mon temps. Si vous ne voulez pas, alors, comme c’est vous le maître à abord je ne posterai plus.

    En attente de votre décision

  5. M.Anour Roula dit :

    Merci Jocelyn de nous rappeler cette tradition chrétienne québécoise de l’acceuil dont j’ai entendu parler dans les  » Belles histoires des pays d’en haut  ». C’est un symbole fort comme Samson jadis, mais qui semble être devenu chauve ces temps-ci…Tu parles aussi d’alliance. Voici mon point de vue. Ce que je crois moi ( jusqu’à ce jour ), c’est qu’avec le Christ tout est accompli, et que le dernier, historiquement parlant, prophète ( au sens biblique ) de la Bible est Saint Jean Baptiste. Il y a eu la Pentecôte qui durera jusqu’au retour du Seigneur . Tout ce qu’on ajoute ou l’on retranche de la Bible est sacrilège et l’œuvre de l’Ennemi du Christ dans le monde…En ce qui concerne les deux  » fils  » d’Abraham, je suis absolument d’accord avec Saint Paul qui dans Galates ( 4,21-30 ) explique la signification des deux alliances : Agar et Sara. Il dit en substance qu’  » il y a là une allégorie ». J’en tire comme corollaire la conclusion suivante : Ismaël n’est ni l’ancêtre des arabes. La génétique, à ce sujet, est plus sûre pour nous dévoiler l’ancêtre du peuple habitant une terre qui s’appelait, il n’y a pas si longtemps : Hedjaz. Ni l’ancêtre des musulmans. Quant au mot musulman ( mouslimoun ),– qu’il faut distinguer du mot islamiste ( islamioun )–, supposé vouloir dire soumis, je défie n’importe quel dit musulman de me dire à qui ou à quoi il est soumis effectivement par les temps qui courent. Oui absolument et sans conditions à l’accueil du Christ chez l’étranger mais faites gaffe avec les faux prophétes et les chevaux de Troie. Le Seigneur nous a bien prévenu

  6. « Quelle place pouvons-nous faire à ces étrangers ? Ceux et celles qui désirent s’installer ici, y élever leurs enfants, vivre en harmonie avec les autres tout en conservant les éléments de leur culture, ne peuvent-ils pas contribuer à nous ouvrir sur le monde, élargir notre horizon, nous faire encore davantage appartenir à une humanité riche de ses différences ? »

    Je dis « oui » sans détour ! Voir notre culture à travers le regard de l’immigrant, c’est une chance de la voir pour de vrai, avec ses forces et ses faiblesses. Comment saurais-je à quel point nous sommes devenus individualistes et isolés, si je ne le voyais pas à travers les yeux d’un immigrant venu d’Afrique ? Comment saurais-je à quel point nos liens de fidélité se sont affaiblis, si je ne le voyais pas à travers les yeux d’un immigrant du Maghreb ? Comme pourrais-je apprécier l’étendue de la liberté que nous avons ici, si je ne le voyais pas à travers les yeux de ceux et celles qui ont quitté des pays où cette liberté n’existe pas ou presque pas ?

    Comment accueillir un musulman dans un temps où presque tout le discours public s’emploie à le dénoncer et le peindre en individu virtuellement dangereux ? C’est loin d’être simple. Je prend position contre ce genre de discours lorsque l’occasion m’en est donnée, mais mon point de vue reste marginal. À mon avis, un chrétien devrait s’appliquer à imiter Dieu, à imiter Jésus : « Soyez les imitateurs de Dieu », est-il écrit dans le NT, ou « Soyez mes imitateurs, comme je le suis de Christ. » – Paul. Or qu’apprenons-nous dans cette même Écriture? Que Dieu jugera tout homme d’après ses œuvres. C’est le fondement de toute justice (michepat). L’évidence peut nous échapper trop facilement : Il ne jugera pas les hommes sur ce qu’ils professent ! « Comment? N’avons nous pas prophétisé en ton nom? » (C’est dans l’Évangile).

    Je crois donc qu’en bons imitateurs de Dieu, nous pourrions juger (non dans le sens de condamner) le musulman d’après ses œuvres, au lieu de fixer notre attention sur ce qu’il professe. S’il ne contrevient pas à nos lois civiles et criminelles, qu’on le laisse en paix. Juger son prochain sur son appartenance à un groupe de foi, ou sur ce que d’autres musulmans font dans le monde, ouvre la voie à d’hideuses dérives. Bien démontrées par certains épisodes du XXe siècle.

    Toutefois, je crois que l’erreur capitale face à la pluralité des croyances et des visions du monde de notre société (qui est un fait et pas forcément un mal) consiste à croire que pour mieux vivre ensemble nous devrions diluer nos propres convictions et réduire nos différences au plus simple dénominateur commun. Dans notre société, actuellement, la conviction, la foi, est présentée comme un problème plutôt qu’une solution. Nous sommes invités à mettre de côté notre conviction pour être en mesure d’accueillir et de traiter justement ceux qui ne la partagent pas, ou qui font des choix que nous n’approuvons pas. Je crois que les chrétiens devraient résister à cette logique. Au centre de notre conviction chrétienne, se trouve l’exhortation du Christ à aimer son prochain comme soi-même (AT) et à aimer le frère comme Lui-même nous a aimés (NT). Il n’a pas posé de conditions. Mon prochain n’a pas à se rendre tel ou tel pour que je puisse exercer mon devoir d’amour envers lui. Ni le frère à se rendre docile, aimable ou orthodoxe à mon goût. Non plus qu’il soit nécessaire que j’approuve, ou soit indifférent, à certains de ses choix. Je crois que les chrétiens sous-estiment la puissance d’une telle conception de l’amour, et qu’ils risquent, sous la pression de la société ou par simple conformisme, de passer à côté de la plus belle et la plus grande vocation qui soit au monde : Aimer dans la vérité. Car l’amour exige aussi que l’on parle avec vérité à son prochain.

      • « Dans son sens le plus large, la culture peut aujourd’hui être considérée comme l’ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts, les lettres et les sciences, les modes de vie, les droits fondamentaux de l’être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances. » (Unesco)

        • Roger Boivin dit :

          L’Unesco, Jocelyn ? Vous n’êtes pas sérieux ?!

          Irina Bokova, directrice générale de lunesco :

          Elle est la fille de Gueorgui Bokov, rédacteur en chef du journal du Parti communiste bulgare, Rabotnitchesko Delo4. Membre de la Nomenklatura communiste bulgare, elle suit des études secondaires en anglais4 puis à l’Institut d’État des relations internationales de Moscou et à l’Université du Maryland. Sa formation lui permet d’être nommée conseillère aux Nations unies en 19804.

          http://fr.wikipedia.org/wiki/Irina_Bokova

          • Qu’est-ce que ça change, Roger, si la définition est juste, que la directrice actuelle soit d’origine communiste? La définition de la culture n’est pas liée à cela. Si celle-là ne fait pas votre affaire, alors prenez celle-ci:
            La culture est « un ensemble de manières de voir, de sentir, de percevoir, de penser, de s’exprimer, de réagir, des modes de vie, des croyances, des connaissances, des réalisations, des us et coutumes, des traditions, des institutions, des normes, des valeurs, des mœurs, des loisirs et des aspirations ». (Dictionnaire actuel de l’éducation, Larousse, 1988).

            • Roger Boivin dit :

              Le 7 octobre 2014 à 08:51, Graphou a dit :

              « Quelle place pouvons-nous faire à ces étrangers ? Ceux et celles qui désirent s’installer ici, y élever leurs enfants, vivre en harmonie avec les autres tout en conservant les éléments de leur culture, ne peuvent-ils pas contribuer à nous ouvrir sur le monde, élargir notre horizon, nous faire encore davantage appartenir à une humanité riche de ses différences ? »

              et vous Jocelyn vous dites en citant l’unesco :

              « .. Elle [la culture] englobe, outre les arts, les lettres et les sciences, les modes de vie, les droits fondamentaux de l’être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances. » (Unesco)

              et le pape Eugène IV enseigne :

              S.S. Eugène IV, Bulle Cantate Domino, dans Dumeige, La Foi Catholique, Éditions de l’Orante, Imprimatur 1960, p. 266 (Denzinger 714) a écrit :

              « [La sainte Église romaine] croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui vivent en dehors de l’Église, non seulement les païens, mais aussi les juifs ou les hérétiques et les schismatiques, ne peut avoir part à la vie éternelle, mais qu’ils iront au feu éternel « préparé pour le diable et ses anges » (Mt 25, 41), sauf si avant la fin de leur vie ils sont réunis à l’Église ; que l’unité du corps est si importante que les sacrements de l’Église servent au salut de ceux-là seuls qui demeurent en elle, que les jeûnes, les aumônes, les autres œuvres de piété et exercices de la milice chrétienne produisent pour eux seuls des récompenses éternelles. Personne, si grandes soient ses aumônes, eût-il versé son sang pour le nom du Christ, ne peut être sauvé s’il ne demeure dans le sein de l’unité de l’Église catholique. » – ( Saint Fulgence, De fide ad Petrum, 37, 78, PL 65, 703-704 )

              Alors m. Girard, pour employer vos propres paroles, êtes-vous « en état de réfléchir et de faire usage de [v]otre propre raison. » ?

            • Roger Boivin dit :

              Le 9 octobre 2014 à 12:46, Jocelyn Girard a dit :

              « Qu’est-ce que ça change, Roger, si la définition est juste, que la directrice actuelle soit d’origine communiste? La définition de la culture n’est pas liée à cela. Si celle-là ne fait pas votre affaire, alors prenez celle-ci:
              La culture est « un ensemble de manières de voir, de sentir, de percevoir, de penser, de s’exprimer, de réagir, des modes de vie, des croyances, des connaissances, des réalisations, des us et coutumes, des traditions, des institutions, des normes, des valeurs, des mœurs, des loisirs et des aspirations ». (Dictionnaire actuel de l’éducation, Larousse, 1988). »

              Je ne placerez pas les lien, ça n’a pas passé avec.

              Wiki a écrit:

              « En 1856, est publié [par Pierre Larousse] (avec l’aide de François Pillon) le Nouveau Dictionnaire de la langue française, l’ancêtre du Petit Larousse. Il est condamné par l’Église et mis à l’Index des Livres Interdits par le Saint-Office de l’Inquisition romaine.

              Son œuvre majeure fut le Grand dictionnaire universel du XIXe siècle. D’abord publié en fascicules entre 1864 et 1866, il les regroupe en 17 volumes de 1866 à 1876 et mit onze ans (jusqu’à sa mort) pour écrire ce dictionnaire de 22 700 pages. »

              Points de Vue Initiatiques, revue maçonnique a écrit :

              « Nous avons eu l’occasion de parler de l’un des héritiers des premiers encyclopédistes, Pierre Larousse, qui consacra sa vie à la construction d’un véritable Temple de la connaissance.

              Au cours de notre émission, nous avons indiqué que rien ne permettait d’affirmer son appartenance à notre Ordre, pour autant que son comportement social et familial nous permette de le considérer selon notre terminologie comme « un Maçon sans tablier ». A la suite de notre propos, comme à la suite de toutes nos émissions, nous avons reçu un très volumineux courrier de nos auditeurs.

              Un certain nombre d’entre eux nous ont indiqué avoir pris connaissance de documents prouvant l’appartenance de Larousse à la Franc-Maçonnerie sans toutefois nous faire connaître la Loge à laquelle il aurait appartenu. Cela n’a rien de surprenant compte tenu que sous le gouvernement de Vichy, avec l’aide de l’occupant, de nombreux documents maçonniques furent détruits sinon égarés. Nous remercions donc par avance tous les auditeurs qui pourraient nous fournir des précisions à ce sujet.

              Ces mêmes auditeurs nous ont demandé d’évoquer un autre encyclopédiste dont l’appartenance à la maçonnerie ne fait, elle, aucun doute, à savoir Emile Littré. »

          • Roger Boivin dit :

            Au fait, vous ne m’avez toujours pas dit de quoi à propos de ce qu’a dit S. S. Eugène IV :

            Le 7 octobre 2014 à 08:40, Roger Boivin a dit :

            S.S. Eugène IV, Bulle Cantate Domino, dans Dumeige, La Foi Catholique, Éditions de l’Orante, Imprimatur 1960, p. 266 (Denzinger 714) a écrit :

            [La sainte Église romaine] croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui vivent en dehors de l’Église, non seulement les païens, mais aussi les juifs ou les hérétiques et les schismatiques, ne peut avoir part à la vie éternelle, mais qu’ils iront au feu éternel « préparé pour le diable et ses anges » (Mt 25, 41), sauf si avant la fin de leur vie ils sont réunis à l’Église ; que l’unité du corps est si importante que les sacrements de l’Église servent au salut de ceux-là seuls qui demeurent en elle, que les jeûnes, les aumônes, les autres œuvres de piété et exercices de la milice chrétienne produisent pour eux seuls des récompenses éternelles. Personne, si grandes soient ses aumônes, eût-il versé son sang pour le nom du Christ, ne peut être sauvé s’il ne demeure dans le sein de l’unité de l’Église catholique 1.

            ___

            1. Saint Fulgence, De fide ad Petrum, 37, 78, PL 65, 703-704
            Répo

            • Il importe parfois de connaître le contexte des affirmations aussi définitives que celle que vous citez. Eugène IV a vécu en une époque troublée,avec des papes et des antipapes, un schisme d’Orient qui continuait de troubler les âmes, et où la papauté était déchirée entre Avignon et Rome! Quand l’Église était si divisée, il était sans doute de mise que son chef rappelle à l’ordre tous ceux qui étaient tentés de la scinder. Que s.s. Eugène l’ait déclaré ou non, il n’en demeure pas moins, Roger, qu’il s’écarte en cela de son Maître, l’unique tête de l’Église, le Christ lui-même!

              Jésus a pris avec lui le mauvais larron, lui promettant de l’accueillir en son paradis, sur la simple affirmation de sa foi. Aucune Église encore fondée, aucun baptême chrétien et pourtant au paradis! Il a guéri des malades en ne ses limitant jamais à la maladie, mais en s’assurant de signifier par là que « la foi sauve ». Cherchez dans la Bible, dans les évangiles, Roger et retrouvez la source de tous les dogmes et voyez par vous-même si vous ne sentez pas un écart parfois entre leur formulation et ce que vous pouvez lire dans la Parole de Dieu.

              L’Église est un instrument au service du Règne de Dieu, et non pas la finalité de toutes choses. Si l’Église se prend pour la fin, elle se détourne elle-même de la mission qui lui a été confiée. Je travaille au sein de cette Église et je la soutiens, mais je résisterai toujours si elle dérive quant à sa nature.

              Relisez aussi saint Paul: « Dieu, sauveur de tous les hommes, des croyants surtout » (1 Timothée 4, 10. Ou encore Jean : « (Jesus) est lui–même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. » (1 Jean 2,2).

              Un pape ne peut pas dire ou faire des choses contraires à l’Évangile! Même saint Paul a repris vertement Pierre, premier pape, lisez vous-même : Quand Pierre est venu à Antioche, je me suis opposé à lui ouvertement, parce qu’il était dans son tort. […] [En effet,] quand je vis que ceux-ci ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Évangile, je dis à Pierre devant tout le monde : « Si toi qui es juif, tu vis à la manière des païens et non des Juifs, pourquoi obliges-tu les païens à suivre les coutumes juives ? » (Galates 2, 11.14)

              Vous voyez, Roger, rien n’est jamais si simple que la Vérité! Même si vous cherchez dans l’histoire un fil rouge de La Vérité qui ne se serait jamais détournée d’elle-même (dans la formulation qu’en ont faites les hommes, les papes et tous les autres), vous trouverez toujours des objections, des contestations, des débats, car la Vérité nous dépasse TOUS et nous ne pouvons pas la posséder. L’Église est la gardienne « du dépôt de la foi » et doit à chaque époque tenter d’en proposer une formulation qui ne peut que s’avérer partielle, car Dieu seul la contient tout entière.

              Et qu’Eugène IV repose en paix!

            • Roger Boivin dit :

              Le 9 octobre 2014 à 13:44, Jocelyn Girard a dit :

              « Eugène IV a vécu en une époque troublée,avec des papes et des antipapes, un schisme d’Orient qui continuait de troubler les âmes, et où la papauté était déchirée entre Avignon et Rome! Quand l’Église était si divisée, il était sans doute de mise que son chef rappelle à l’ordre tous ceux qui étaient tentés de la scinder. »

              Et aujourd’hui, l’Église n’est-elle pas si divisée ?

            • Roger, l’époque que nous vivons est troublée, mais elle est loin de n’être que cela. L’Église est divisée [et vous y contribuez en ne lui reconnaissant pas sa légitimité], mais les solutions d’autrefois n’ont donné que plus de divisions! Après le schisme d’Orient, celui d’Occident est survenu. Le Concile de Trente a bien tenté sa réforme, mais aujourd’hui il faut poser un regard différent sur le monde qui nous entoure.

              Ce monde est rempli de bonnes choses, de bonnes personnes, de groupes extraordinaires qui se développent hors des murs de l’Église. Allez-vous tous les condamner parce qu’ils ne trouvent pas d’affinité avec cette institution? Ce n’est pas l’institution Église qui sauve, mais la foi de l’Église! Et votre foi, Roger, vous sert-elle au salut des autres, aux membres de votre famille qui ont décroché? Allez-vous croire qu’ils sont tous damnés parce qu’ils ont fait le choix de vivre hors du regard de l’Église? Ne croirez-vous pas plutôt à ce que Jésus a raconté au sujet du fils prodigue? Ce fils ne revient pas dans le giron du Père, il se résigne à revenir uniquement pour pouvoir boire et manger! Et pourtant le Père l’accueille à bras ouvert et même qu’il accourt vers lui! Nous avons un Dieu qui aime d’un amour fou, Roger, en êtes-vous bien conscient? Sortez de vos citations, quittez vos anciens papes en leur réservant tout votre respect et allez à la rencontre des gens de votre entourage. Écoutez-les! Entendez leurs joies, leurs angoisses et portez-les à la connaissance du Père si ceux-là ne le font pas, afin qu’il les reconnaisse eux aussi comme ses enfants aimés! Votre rôle, Roger, en tant que baptisé, n’est pas de vous laisser convaincre de toutes ces idées saugrenues concernant la vraie Église, mais de vivre votre foi de manière active, en commençant par la charité, l’amour sans lequel il ne vous restera rien à présenter au Père au terme de votre vie…

              L’Église est là pour annoncer un tel amour, non pour condamner et fermer les portes du paradis. Moi, je vous porte dans ma prière car je sens en vous un être souffrant. Soyez prudent, Roger, car il ne suffit pas de dire Seigneur, Seigneur, pour faire la volonté du Christ. Relisez Matthieu 25 et vous y trouverez tous les critères de celui qui fait la volonté de Dieu, de même que la surprise de ceux qui croyaient être du bon bord et qui se voient fermer la porte. En toute charité…

            • Roger Boivin dit :

              Jocelyn vous dites :

              « Un pape ne peut pas dire ou faire des choses contraires à l’Évangile! Même saint Paul a repris vertement Pierre, premier pape, lisez vous-même : Quand Pierre est venu à Antioche, je me suis opposé à lui ouvertement, parce qu’il était dans son tort. […] [En effet,] quand je vis que ceux-ci ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Évangile, je dis à Pierre devant tout le monde : « Si toi qui es juif, tu vis à la manière des païens et non des Juifs, pourquoi obliges-tu les païens à suivre les coutumes juives ? » (Galates 2, 11.14) »

              Saint Pierre s’est seulement trompé sur l’appréciation des circonstances, mais nullement sur la doctrine. Voici dans un livre dument approuvé https://archive.org/stream/a557664301consuoft#page/n7/mode/2up :

              «« Tiré de L’Histoire et l’Infaillibilté des Papes, Abbé B.M. Constant,1859, tome 1, pp. 69-73)

              « Saint Paul a repris saint Pierre en face, à Antioche ; parce qu’il était répréhensible. (Gal., II, 11.)

              Nous ne dirons pas, avec Clément d’Alexandrie 1 et Dorothée de Tyr 2, que Céphas repris par saint Paul à Antioche était un des soixante-douze disciples et non l’apôtre saint Pierre; ni avec saint Jérôme, Cassien, Origène, et les anciens interprètes grecs 3, que cette scène publique avait été concertée préalablement par les deux Apôtres, et n’était de leur part qu’un trait de ménagement pour les Juifs trop attachés à leurs cérémonies. Nous ne dirons pas non plus, avec d’autres interprètes, que saint Pierre, en s’abstenant de manger en cette circonstance avec les gentils afin de favoriser la conversion des Juifs, avait fait une action indifférente ou plutôt digne de louange, que saint Paul lui-même avait dans la suite imitée plusieurs fois; nous admettons que saint Paul a réprimandé saint Pierre, et avec raison : que peut-on en conclure? Qu’un inférieur peut faire des remontrances à son supérieur? Qui le nie? lorsque la conduite de celui-ci les provoque justement. Que Pierre s’est trompé? Oui, si l’on veut, sur l’appréciation des circonstances, mais nullement sur la doctrine. Pierre seul d’abord (Act. xi, 5), et avec tous les Apôtres ensuite (xv, 7), avait proclamé que les nouveaux chrétiens n’étaient point obligés de se soumettre aux prescriptions cérémoniales de la loi de Moïse; mais aucun décret n’avait interdit aux Juifs de continuer à les observer, et l’on voit que saint Paul n’a pas hésité de le faire en plusieurs circonstances, jusqu’à offrir des sacrifices dans le temple de Jérusalem, jusqu’à circoncire son disciple Timothée 1.

              Entre saint Pierre et saint Paul il n’y a donc jamais eu diversité de jugement au sujet des cérémonies judaïques ; tous les deux savaient qu’elles n’étaient pas obligatoires pour les gentils devenus chrétiens, qu’elles étaient facultatives pour les Juifs convertis, que l’on devait n’en tenir aucun compte lorsqu’on prêchait aux gentils, que l’on pouvait, en les observant, condescendre quelquefois à la faiblesse des néophytes juifs. Une seule fois ces deux Apôtres ont différé de vue sur l’application de ce dernier principe. »»

            • Roger Boivin dit :

              Vous dites encore : « L’Église est divisée [et vous y contribuez en ne lui reconnaissant pas sa légitimité] »

              Ce qui est faux. C’est parce que vous confondez cette Contre-Église, (disons issue de vatican II pour faire court), d’avec la véritable Église Catholique et Apostholique qui est éclipsée par celle-ci.

            • Roger Boivin dit :

              Vous dites encore :

              « Ce monde est rempli de bonnes choses, de bonnes personnes, de groupes extraordinaires qui se développent hors des murs de l’Église. Allez-vous tous les condamner parce qu’ils ne trouvent pas d’affinité avec cette institution? Ce n’est pas l’institution Église qui sauve, mais la foi de l’Église! »

              Tout ce qui concerne la Foi et la Morale ne peut changer. La Doctrine de l’Église qui est la Doctrine de Jésus-Christ ne dépend en rien des temps et des lieu, elle reste toujours la même. Croire le contraire, c’est ne pas être catholique.

              Voici ce qu’enseigne L’Église catholique et apostholique :

              « Peut-on se sauver en dehors de l’Église Catholique, Apostolique, Romaine?
              Non, hors de l’Église Catholique, Apostolique, Romaine, nul ne peut se sauver, comme nul ne put se sauver du déluge hors de l’Arche de Noé qui était la figure de cette Église.
              « Comment donc se sont sauvés les anciens Patriarches, les Prophètes et tous les autres justes de l’Ancien Testament?
              Tous les justes de l’Ancien Testament se sont sauvés en vertu de la foi qu’ils avaient au Christ à venir et par cette foi ils appartenaient déjà spirituellement à l’Église.

              « Mais celui qui, sans qu’il y ait de sa faute, se trouverait hors de l’Église, pourrait-il être sauvé?
              Celui qui, se trouvant hors de l’Église sans qu’il y ait de sa faute ou de bonne foi, aurait reçu le Baptême ou en aurait le désir au moins implicite; qui chercherait en outre sincèrement la vérité et accomplirait de son mieux la volonté de Dieu, bien que séparé du corps de l’Église, serait uni à son âme et par suite dans la voie du salut.

              « Et celui qui, tout en étant membre de l’Église catholique, n’en mettrait pas en pratique les enseignements, serait-il sauvé?
              Celui qui, tout en étant membre de l’Église catholique, n’en mettrait pas en pratique les enseignements, serait un membre mort de l’Église et, par suite, ne serait pas sauvé, parce que pour le salut d’un adulte il faut non seulement le Baptême et la foi, mais encore les oeuvres conformes à la foi. »

              (Catéchisme de saint Pie X)

              Faites le tour de tous les catéchismes, d’avant vatican II, dument approuvés, et vous truverez toujours cet enseignement.

            • Recevez la bénédiction d’un homme simple, Roger et passez de nouveau votre chemin. Votre entêtement à vouloir me convaincre en recourant comme vous le faites aux autorités continue de me lasser. Je ne suis pas de l’époque où l’on combattait les hérésies et condamnait leurs défenseurs jusqu’au prix de leur vie, sous prétexte que cette vie-ci n’a aucune valeur. Je vous ai donné une deuxième chance et vous m’avez un moment parlé à partir de vous mais vous êtes retombé dans votre sécurité « citationnelle » (!) Désormais, vous discuterez seul sur ce blogue.

  7. Roger Boivin dit :

    Jocelyn, vous dites : « Un pape ne peut pas dire ou faire des choses contraires à l’Évangile! »

    Absolument d’accord avec vous ! Un Pape, légitime faut-il rajouter, et en tant que Docteur Universel de l’Église faut-il encore ajouter, ne peut enseigner de quoi de contraire à l’Évangile, de par l’assistance spéciale dont il bénificie dans les limites de la Foi et de la Morale. Il est infaillible dans ces limites là. Mais s’il est infaillible, il n’est pas impeccable.

    • Roger Boivin dit :

      Le 9 octobre 2014 à 16:34, Jocelyn Girard a dit :

      « Recevez la bénédiction d’un homme simple, Roger et passez de nouveau votre chemin. Votre entêtement à vouloir me convaincre en recourant comme vous le faites aux autorités continue de me lasser. Je ne suis pas de l’époque où l’on combattait les hérésies et condamnait leurs défenseurs jusqu’au prix de leur vie, sous prétexte que cette vie-ci n’a aucune valeur. Je vous ai donné une deuxième chance et vous m’avez un moment parlé à partir de vous mais vous êtes retombé dans votre sécurité « citationnelle » (!) Désormais, vous discuterez seul sur ce blogue. »

      Je ne comprends pas que vous puissiez préférer la paroe faillible d’un simple catholique à celle infaillible de l’Église.

      • Roger Boivin dit :

        ..Et même la parole d’un non-catholique plutôt que celle infaillible de la Sainte Église Catholique et Apostholique.

        Désolé, Jocelyn, je n’accepte pas la bénédiction d’un non-catholique.

        • Roger Boivin dit :

          Rectification :

          Le 9 octobre 2014 à 15:10, Roger Boivin a dit :

          «« Le 9 octobre 2014 à 13:44, Jocelyn Girard a dit :

          « Eugène IV a vécu en une époque troublée,avec des papes et des antipapes, un schisme d’Orient qui continuait de troubler les âmes, et où la papauté était déchirée entre Avignon et Rome! Quand l’Église était si divisée, il était sans doute de mise que son chef rappelle à l’ordre tous ceux qui étaient tentés de la scinder. »

          Et aujourd’hui, l’Église n’est-elle pas si divisée ? »»

          En fait l’Église (Catholique et Apostolique) ne peut être divisée car elle est et restera toujours «Une». Ce sont les gens ou des groupes de gens qui, par leur apostasie et leur schisme, s’en séparent, qui brisent leur propre unité d’avec l’Unité de l’Église.

            • Roger Boivin dit :

              Le 9 octobre 2014, Roger Boivin a dit :

              Vous dites encore Jocelyn :

              « Que s.s. Eugène l’ait déclaré ou non, il n’en demeure pas moins, Roger, qu’il s’écarte en cela de son Maître, l’unique tête de l’Église, le Christ lui-même! »

              En disant cela, Jocelyn, vous attaquez directement l’infaillibilité même de l’Église, de la Papauté, vous vous en rendez-vous compte !? Le pape Eugène IV enseigne cela en tant que Docteur Universel de l’Église Catholique et Apostholique, donc dans l’exercice même du Magistère infaillible de l’Église. Ce n’est pas du tout une opinion personnelle qu’il émet. Et en tant que Docteur Universel un pape légitime jouit de l’assistance spéciale du Saint-Esprit qui fait qu’il ne peut errer, quil ne peut se tromper ni tromper.

              Venez-en à l’évidence, Jocelyn.

  8. Roger Boivin dit :

    Vous voulez quelque chose de mon cru, Jocelyn ? Voici :

    GÉNOCIDE

    On voit, houlette au poing, un saint qui s’évertue
    A l’exemple du Maître, à paître en bon Pasteur ;
    Mais, ô fumisterie ! ce n’est qu’un imposteur
    Qui falcifie en traître, abroge ou substitue.

    Et nouveau Salomon qui fat se prostitue,
    Lui-même en fait n’étant qu’un prévéricateur,
    Il fraie avec la gente infecte des fauteurs…
    Ce ne sont plus les corps, mais les âmes qu’on tue.

    Et perfide laideur affectant la Bonté,
    Qui trompe effrontément toute l’humanité
    En la précipitant au fond de la Géhenne,

    Cette hétacombe est telle en ce siècle dernier,
    Que la terre n’est plus qu’un immense charnier
    Où se dévoyant l’homme est un monstre de haine.

    25. o1. o4

    Note : ( Salomon sur la fin de sa vie se détourna de Yahweh. Il construisit des sanctuaires à des divinités païennes pour plaire aux femmes étrangères qu’il avai épousées. Cependant il ne fut pas imposteur. )

  9. Sur cette envolée lyrique, poursuivons…

    Aujourd’hui, dans la nuit du monde et dans l’espérance,
    j’affirme ma foi dans l’avenir de l’humanité.
    Je refuse de croire que les circonstances actuelles
    rendent les hommes incapables de faire une terre meilleure.

    Je refuse de partager l’avis de ceux qui prétendent l’homme à ce point captif de la nuit
    que l’aurore de la paix et de la fraternité ne pourra jamais devenir une réalité.

    Je crois que la vérité et l’amour, sans conditions,
    auront le dernier mot effectivement.

    La vie, même vaincue provisoirement,
    demeure toujours plus forte que la mort.

    Je crois fermement qu’il reste l’espoir d’un matin radieux,
    je crois que la bonté pacifique deviendra un jour la loi.

    Chaque homme pourra s’asseoir sous son figuier, dans sa vigne,
    et plus personne n’aura plus de raison d’avoir peur.

    – Martin Luther King, pasteur protestant, Prix Nobel de la Paix

  10. Roger Boivin dit :

    Si j’ai publié cette chose de mon cru, c’était pour montrer que les opinions forcément ne peuvent être que discutables ; et que lorsqu’on affirme de quoi, il faut forcément l’appuyer de textes faisant autorité, sinon, même si on dit la vérité, qui est en droit de nous croire si notre petite parole personnelle ne fait pas autirité !

    C’est pourquoi je privilégie et qu’il est incontestement préférable de laisser parler ceux qui ont mission de le faire de par le mandat légitime de l’Église de Jésus-Christ, fondée sur celui à qui le Christ a dit : « tu es Pierre, et sur cette Pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle ; et je te donnerai les clefs du royaume des cieux, et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. » (Matthieu 16, 13-19), et qui n’est nulle autre que la Sainte Église Cathoique, Apostholique et Romaine ; la vraie s’entend.

    « Ce n’est pas celui qui se recommande lui-même qui est digne d’approbation, mais celui que Dieu recommande ». ( 2 Corinthiens 10:18 ).

    Quant au pasteur protestant Martin Luther King, tout en reconnaissant ses bonnes qualités humaines, on doit reconnaître en vérité qu’il n’est pas un pasteur envoyé par l’Église de Jésus-Christ, donc par Dieu, mais un pasteur illégitime, un faux pasteur.

  11. M. Boivin. Ça fera bientôt 500 ans qu’une grande partie de la chrétienté a rompu avec le fidéisme médiéval et ses institutions. J’en suis et pas un instant je ne regrette cette époque. Je ne peux que vous plaindre de vivre votre religion de manière pareillement étroite et repliée.

    Lorsque vos citez en appui des « textes faisant autorité » qui ne font aucunement autorité pour moi, quelle sorte de démonstration faites-vous ? Vous vous persuadez vous-mêmes. Pourrais-je espérer mieux de votre citation de l’Écriture ? Apparemment, non, puisque c’est encore le magistère de la sainte église sinon le pape lui-même qui doit décider de son interprétation. Oserais-je dire que cette interprétation est fallacieuse, comme nombre de théologiens l’ont démontré ? Ce serait encore inutile, puisque tout doit se ramener à la sainte institution. Elle se recommande elle-même par le truchement de son pouvoir exclusif de déclarer la vérité. Quel beau sophisme ! C’est d’autant plus inutile que même les évangiles, même la parole du Christ, doit recevoir l’imprimatur de l’institution pour faire autorité. On ne pourra donc la réformer du dehors comme du dedans en s’appuyant sur cette Parole. Mais alors, comment le fera-t-on ? Je l’ignore.

    Pour échanger, M. Boivin, il faut disposer d’un peu de terrain commun, ce dont je ne dispose pas avec vous. Aussi longtemps que votre objectif est d’affirmer votre religion et de pourfendre à coup de documents canoniques tous ceux qui oseront la questionner, toute discussion est inutile. Comme je l’ai déjà dit : on ne discute pas de l’indiscutable; on en fait seulement l’exposé.

  12. M. Boivin. Quoi que je dise, ce ne sera toujours qu’une vue personnelle de ma part, compte tenu que pour vous il n’y a de vérité que dans les édits de la sainte église catholique romaine d’avant 1959. C’est la réponse facile que vous me donnez pour vous éviter toute remise en question. Et tout dialogue véritable.

    • Roger Boivin dit :

      On ne remet pas en question tout ce qui est sous le sceau de l’infaillibilité pontificale. Malheureusement vous rejetez l’infaillibilité pontificale.

      Question : Pensez-vous que Dieu aurait laissé son peuple sur la terre sans carte ni boussole, sans l,assister, dans la personne de ses chefs, pour qu’ils n’enseignent pas autre chose que la vérité ?

  13. M. Boivin. Il y eut une période d’affirmation des fondements de la foi qui s’étendit en gros sur les premiers 500 ans. Au-dela de cette période, les fondements sont là, bien articulés dans le Nouveau Testament et les crédos. Il appartient à chacun d’entendre la proclamation de la Parole et la mettre en pratique. Un jour ou l’autre, il faut bien devenir adulte, et devenir adulte, ça s’apprend.

      • Roger Boivin dit :

        Graphou, vous dites : « Il appartient à chacun d’entendre la proclamation de la Parole et la mettre en pratique. »

        Autrement dit, selon vous Graphou, il appartient à chacun d’interpréter les Saintes Écritures comme bon lui semble, sans garantie qu’on se trompe ou pas ?

        De plus, quelle garantie avez-vous que la version que vous employez soit la bonne, soit exempte d’erreur ?

  14. M.Boivin. Interpréter les Écritures est une discipline qui s’acquiert au fil du temps et de beaucoup d’études, et elle se vit dans la communion de l’Église, qui n’est autre que la communauté des croyants en Jésus-Christ. Pour ce qui est des versions (qui sont nombreuses, même chez les catholiques), je peux en apprécier la valeur à partir du grec ou de l’hébreu. L’idée qu’il y ait une seule Bible valable (celle qu’approuve la sainte église catholique romaine) est une farce monumentale à l’intention des simples. « Quand j’étais un enfant, je parlais comme un enfant et je raisonnais comme un enfant ; à présent que je suis devenu adulte, j’ai fait disparaître ce qui était de l’enfant. » – Saint Paul. En fait, si je ne me trompe, le catholicisme dont vous vous réclamez interdit toujours aux fidèles de lire la Bible par eux-mêmes. Le déverrouillage de la Bible étant un fruit de Vatican II…

  15. Roger Boivin dit :

    « M.Boivin. Interpréter les Écritures est une discipline qui s’acquiert au fil du temps et de beaucoup d’études, »

    Et qu’est-ce qui vous garantie qu’on puisse l’acquérir parfaitement, si parfaitement qu’on soit garanti de ne pouvoir errer ?

    « et elle se vit dans la communion de l’Église, qui n’est autre que la communauté des croyants en Jésus-Christ. »

    Qu’est-ce être en communion ? N’est-ce pas partager la même foi, donc les mêmes croyances ? En est-il ainsi de toutes les différentes confessions protestantes ? N’y a-t-il pas divergence entre les interprétations réciproque de chacune ?

    « Pour ce qui est des versions (qui sont nombreuses, même chez les catholiques), je peux en apprécier la valeur à partir du grec ou de l’hébreu. »

    Encore là, vous ne pourrez vous fier qu’à votre sens propre, et comme moi vous êtes faillible.
    De plus, ces textes, qui vous certifiera l’authenticité ?
    Et de plus encore, les textes Hébreux n’existent plus : « Le texte hébreu que nous possédons aujourd’hui, n’est pas, tant s’en faut, le texte authentique et primitif. D’autre part, la Vulgate a été rédigée par saint Jérôme sur le texte primitif, original hébreu qui a disparu. Pourquoi donc et de quel droit lui donner le second rang ? » (R.P. Pie Mortara, La critique du libéralisme, n° 15 de juillet 1913, p. 518)

    « L’idée qu’il y ait une seule Bible valable (celle qu’approuve la sainte église catholique romaine) est une farce monumentale à l’intention des simples. « Quand j’étais un enfant, je parlais comme un enfant et je raisonnais comme un enfant ; à présent que je suis devenu adulte, j’ai fait disparaître ce qui était de l’enfant. » – Saint Paul. »

    Pouvez-vous confirmer cette affirmation, ou dites-vous cela comme ça en l’air sans preuve à l’appuie ?
    Cette citation n,est pas une preuve.

    « En fait, si je ne me trompe, le catholicisme dont vous vous réclamez interdit toujours aux fidèles de lire la Bible par eux-mêmes. Le déverrouillage de la Bible étant un fruit de Vatican II…»

    Faux ! je puis lire la bible, mais ne puis l’interpréter à ma guise, étant faillible.

  16. M. Boivin. Je ne répondrai qu’à une seule question : « Et qu’est-ce qui vous garantie qu’on puisse l’acquérir parfaitement, si parfaitement qu’on soit garanti de ne pouvoir errer ? »

    Personne ne peut avoir cette prétention. Dieu, dans son infinie sagesse, n’a pas permis que la connaissance parfaite réside dans un seul, mais a pourvu aux besoin de la communauté chrétienne en faisant différents dons (charismes) aux croyants. Tous sont-ils prophètes, tous sont-ils docteurs, tous sont-ils évangélistes ?, demande Saint-Paul. (ne le savez-vous pas, ne lisez-vous pas votre Bible?) Si la connaissance parfaite pouvait résider en un seul, nous aurions fait de lui une idole, comme cela se fait dans les sectes. Ainsi, par les dons spirituels des croyants de la grande communauté spirituelle qu’est l’Église, la sagesse de Dieu nous conduit sur le chemin et l’aventure de la foi. Et puis, il y a la grâce de Dieu ; ne le savez-vous pas ? Dieu n’est pas un pharisien, cherchant nos fautes pour aussitôt nous en accuser, mais le Bon Berger qui aime et prend soin de ses brebis. Je crois en Lui, je crois en Son amour bienveillant, et cela me suffit amplement. Savez-vous ce que ça fait au cœur et à l’âme de s’en remettre, en toute confiance, aux soins du Bon Berger ?

  17. « Un premier accomplissement du concile (Vatican II) fut de redonner au peuple croyant son Livre, la Bible. Luther durant la Réforme l’avait proposé avec aplomb, mais la contre-réforme du Concile de Trente décida de retenir les livres sacrés dans les mains du clergé. Puis enfin Vatican II proposa la lecture continue de la Bible, dimanche après dimanche, dans un cycle de trois ans et ce, dans la langue du peuple, la langue vulgaire. La Bible sortait enfin du placard. »

    C’est un catholique qui parle. D’après lui, Vatican II, a encouragé les fidèles à lire la Bible. Ce qui n’aurait pas été nécessaire si les fidèles jouissaient déjà de cette liberté avant Vatican II.

    Pouvoir lire la Bible et ne pas pouvoir l’interpréter (comme vous dites), qu’est-ce donc que cela ? Un simple exercice de lecture ?

  18. Roger Boivin dit :

    Alors, elle ne peut être parfaite, donc forcément insuffisante pour avoir une certitude absolue qu’on est dans la vérité.

    Le nombre ? Pas suffisant non plus pour en avoir la certitude absolue, puisqu’il faut discerner qui dit la vérité, qui ne se fait pas jouer un vilain tour par le malin, ce mauvais esprit qui sait se servir de ses capacités pour s’insinuer et tromper les âmes.

    Votre réponse ne répond pas.

    Et pourquoi ne pas répondre aux autres questions ? Voulez-vous partiellement monologuer ou dialoguer que partiellement, que quand ça ne vous coince pas ?

    Si je vous pose ces questions, ce n’est pas pour ma propre information, mais pour vous-même.

    Si vous êtes sincère, vous vous répondrez au moins à vous-même, en faisant vôtres ces questions.

  19. Roger Boivin dit :

    « « Un premier accomplissement du concile (Vatican II) fut de redonner au peuple croyant son Livre, la Bible. »

    FAUX !

    L’Église a toujours défendue, depuis qu’elles existent, les versions non catholiques, et ce pour protéger la foi des fidèles. Mais au contraire à lire des version même vulgaires mais catholiques, oui ; la preuve, j’en ai quelques exemplaires à l’adresse des simples fidèles et qui datent d’avant vatican II, entre autres une de 1911 par Mgr Gaume,

    « Luther durant la Réforme l’avait proposé avec aplomb, mais la contre-réforme du Concile de Trente décida de retenir les livres sacrés dans les mains du clergé. »

    Ça c’est selon vos historiens. Qui vous rassurent qu’il disent la vérité ?

    « Puis enfin Vatican II proposa la lecture continue de la Bible, dimanche après dimanche, dans un cycle de trois ans et ce, dans la langue du peuple, la langue vulgaire. La Bible sortait enfin du placard. C’est un catholique qui parle. D’après lui, Vatican II, a encouragé les fidèles à lire la Bible. Ce qui n’aurait pas été nécessaire si les fidèles jouissaient déjà de cette liberté avant Vatican II. »

    Doublement faux, la véritable Messe catholique a toujours eu l’Épitre et l’Évangile comme lecture, et d’avantage à certains temps de l’année. Nos vieux missels en font foi. Ce soi-disant catholique, vous n’en donnez ni le nom ni la réference de ses paroles.

    « Pouvoir lire la Bible et ne pas pouvoir l’interpréter (comme vous dites), qu’est-ce donc que cela ? Un simple exercice de lecture ? »

    Rien de plus heureux et de plus rassurant lorsque rencontrant des points obscures dans les Saintes-Écrites, l’on trouve la véritable interprétation sous le sceau de l’approbation de l’Église, sous la plume des Saints, les docteurs de l’Église, théologiens, catéchistes, etc, c’est une rayon sûre qui illumine au lieu d’enténébrer. Ce qui ne veut pas dire que je ne puisse faire une lecture plus ou moins longue et suivie. Que j’y apporte en lisant ma petite compréhention du moment, je ne m’y attache pas au point de croire que ce soit là sans contredit le vrais sens des paroles lues, mais me le propose faute de ne trouver sur le moment ce que les auteurs approuvés en disent.

    Je ne répond que très sommairement à vos objections, n’ayant pas approfondi tous ces points de contreverse, quoique j’ai maints livres de valeur chez-moi qui en traitent. Vous en proposer un comme déjà fait qui se retrouve sur le net, le liriez-vous ?

  20. M. Boivin. Je n’ai répondu (brièvement) qu’à une seule de vos questions, pour voir ce que vous alliez en faire. Sans surprise vous l’avez piétinée, comme vous l’avez fait de toutes les autres. Et vous m’avouez que vous ne m’interrogez pas pour votre propre information (puisque vous disposez déjà de toutes les réponses), mais pour que je m’interroge moi-même.

    Sans base commune, il m’est malheureusement impossible d’échanger avec vous. Même si je tente le plus honnêtement du monde de vous répondre par les enseignements apostoliques du Nouveau Testament, vous le rejetez du revers de la main en invoquant l’infaillibilité de la tradition de l’église catholique romaine. C’est votre rempart contre la parole apostolique elle-même, et le plus sûr moyen de vous éviter toute remise en question. À moins de partager les convictions de votre secte, je ne vois pas comment on pourrait échanger avec vous. C’est à sens unique ; vous avez raison et le reste du monde a tort. Point barre.

    Vous cherchez un code qui vous donnera la certitude absolue de la vérité et vous croyez l’avoir trouvé dans les formules doctrinales de votre institution religieuse d’avant une certaine date. Ce chemin-là, beaucoup y ont marché et beaucoup y marchent encore, à commencer par les juifs.

    Pour ma part, je marcherai joyeusement sur un autre chemin, qui est celui de la foi-confiance en mon Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. Car toute confiance démesurée placée en une « chose », qu’il s’agisse d’argent, de pouvoir, d’institution ou d’idéologie, est une grossière idolâtrie. En fait, tout ce qui occupe la place de Dieu dans mon cœur et le vôtre est un dieu de remplacement, une idole. Vous cherchez la satisfaction et la sécurité dans une institution et ses exposés doctrinaux. Sans en dénigrer la valeur, je vous dis, moi, qu’elle ne se trouve que dans un rapport de foi vivante avec la personne du Christ. Une relation qui implique un acte de confiance en Son amour et en Sa volonté et capacité de guider ses brebis sur le chemin de la vie. C’est cette relation qui illumine la Parole, et fait en sorte qu’elle instruit, corrige et rend propre à toute bonne œuvre, par l’action de l’Esprit Saint et dans la communion de tous ceux qui croient. Autrement on devient vite comme ceux « qui gardent la forme extérieure de la piété, mais qui renient ce qui en fait la force ».

    Shalom

    • Roger Boivin dit :

      Vous n’acceptez pas les objections. Se doit-on de faire de vos vues nos vues ? Si on n’est pas d’accord avec vous, vous qualifiez ça de piétinage ! Pourquoi jouer à la victime ?

      J’ai confiance en Jésus-Christ et en sa parole évidemment.

      Et ces paroles du Christ, selon vous, comment doit-on les interpréter : « tu es Pierre, et sur cette Pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle ; et je te donnerai les clefs du royaume des cieux, et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. » (Matthieu 16, 13-19)

      • Roger Boivin dit :

        Je suis allé voir, et ce semble des sites non cathliques.

        Alors la question se pose toujours, sur quoi se basent-ils pour affirmer ? peuvent-ils avoir une certitude ?

        Pour nous catholiques qui croyons en l’infaillibilité pontificale, ces questions sont résolues.

        N’est-il point logique de croire que Dieu ne nous aurait pas laissés sans capitaine à qui il aurait donné outre son autorité, cette guarantie de ne pouvoir se tromper en tant que docteur universel dans le domaine de la foi et de la morale ?

  21. L’art de l’esquive. Je ne répond pas moi-même puisque ma compréhension de Matthieu 16.18 est essentiellement la même que celle des Pères de l’Église. Oserez-vous dire que les Pères ne sont pas catholiques ? Qu’ils soient cités par des orthodoxes ou des catholiques, quelle différence cela peut-il faire ? Leurs écrits sont les mêmes pour tout le monde. Sur quoi se basent-ils ? Ils se basent sur leurs écrits. Votre exégèse ne s’accorde pas avec celle des Pères ? C’est votre problème, non le mien.

    Jésus-Christ est la pierre angulaire sur laquelle tout l’édifice s’appuie. « Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ. » (1 Co 3.11)

    • Roger Boivin dit :

      D’accord. Sauf que pour leurs textes, par prudence, je ne m’en tiens qu’aux versions catholiques.

      Voici en passant a propos des Pères de L’Église :

      I). Que faut-il entendre par les Pères de l’Église ? – R. Par les Pères de L’Église il faut entendre les auteurs chrétiens, soit grecs, soit latins, qui, pendant les premiers siècles de l’Église, ont traité des matières de religion.

      EXPLICATION. – Les Pères de l’Église sont aussi appelés les docteurs de l’Église ; cependant il y a quelque différence entre un Père et un docteur de l’Église. – Tous les Pères de l’Église sont du nombre de ses docteurs ; mais tous ses docteurs ne sont pas du nombre de ses Pères. Le nom de Pères de l’Église est consacré spécialement pour désigner les docteurs des douze premiers siècles, c’est-à-dire ceux qui ont précédé ceux que l’on nomme simplement docteurs ou théologiens. De là vient que saint Bernard, qui vivait au XIIe siècle, est regardé comme le dernier des Pères de l’Église, et que saint Thomas d’Aquin, qui vivait au XIIIe, a le simple titre de docteur. – Même avant saint Bernard, c’est-à-dire dans les douze premiers siècles, tous les docteurs de l’Église ne sont pas du nombre des Pères de l’Église. 1° Ils ne sont pas tous du nombre des saints Pères, puisque tous ne sont pas honorés comme saints. Tertullien, par exemple, tient un rang distingué entre les docteurs de l’Église ; mais par ses écarts dans la doctrine, et par son attachement à l’erreur, il s’est lui-même exclu du rang des saints Pères (1). 2° L’Église ne met proprement au nombre de ses Pères que ceux qui, élevés au sacerdoce, engendrent des enfants à Jésus-Christ par l’exercice du sacré ministère ; or, tous les docteurs de l’Église ne sont pas revêtus de cette puissance. Saint Prosper, par sa science et par ses écrits, a mérité d’être mis au rang des docteurs de l’Église ; mais, dans le sens strict, il n’est pas proprement du nombre de ses Pères, parce qu’il n’était que simple laïque. – Entre les docteurs de l’Église qui sont en même temps réputés du nombre des saints Pères, on en distingue quatre principaux dans l’Église grecque, et quatre dans l’Église latine. Les quatre de l’Église grecque sont : saint Athanase, archevêque d’Alexandrie ; saint Basile, évêque de Césarée en Cappadoce ; saint Grégoire de Nazianze et saint Jean Chrysostome, archevêque de Constantinople. Les quatre de l’Église latine sont : saint Ambroise, archevêque de Milan ; saint Jérôme, prêtre ; saint Augustin, évêque d’Hippone, et saint Grégoire le Grand, pape (2).

      ___________

      (1) L’abbÉ Dinouart, Journal ecclésiastique, n° de janvier 1764.

      (2) L’Eglise a reçu et approuvé la doctrine et les décisions de Tertullien sur plusieurs points de foi et de morale, et c’est pour cela qu’il est mis au nombre des docteurs de L’Église ; mais elle est loin d’avoir approuvé Les ouvrages qu’il composa après être tombé dans l’erreur des montanistes, lesquels soutenaient, entre autres choses, qu’il fallait refuser pour toujours la pénitence et la communion à tous les pécheurs qui avaient commis de grands crimes, etc.

      ___________

      Source : ( Explication historique, dogmatique, morale, liturgique et canonique du catéchisme — Ambroise Guillois -1851 — p. 523 en bas : https://archive.org/stream/explicationhisto01guil#page/522/mode/2up

  22. Babillage que tout cela. On voit bien que vous ne voulez surtout pas vous instruire de l’exégèse traditionnelle des cinq premiers siècles de l’Église sur Matthieu 16.18. Lorsque vous aurez fait vous devoirs, nous en reparlerons.

      • Graphou est protestant, moi je suis catholique non reconnu n’étant pas de l’Église anté-conciliaire. Roger, je ne vois pas pourquoi vous continuez de discuter avec des gens que d’avance vous disqualifiez pour n’importe quel des propos qu’ils peuvent tenir. Restez donc entre vous, les gens purs et laissez les brebis perdues à leur quête, puisque vous avez déjà votre récompense… Je regrette, mais votre ton est hautain et par ce fait même condescendant. Vous vous situez de haut par rapport aux autres et cela n’est en rien fidèle à l’esprit de Jésus, de Paul, de Jean, etc. qui ont tous insisté sur l’hypocrisie des religieux qui prétendent être dans le vrai.

        Maintenant relisez le passage de la parabole des Talents, Roger. Lequel des trois serviteurs serez-vous lorsque vous rencontrerez le MaÎtre à son retour? Si vous persistez à n’être que celui qui s’en remet à d’autres autorités pour la gestion de sa vie, ne croyez-vous pas que vous serez semblables à celui qui, effrayé, dit au Maître:  » Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné; 25 j’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre; voici, prends ce qui est à toi. » Pensez-y, Roger, avant de condamner les gens qui tentent de faire honneur à leur nature humaine en tentant que réfléchir par eux-mêmes…

        • Roger Boivin dit :

          Je ne disqualifie pas, on se discalifie soi-même en professant l’erreur, en soutenant l’hérésie, en la diffusant.

          Où ai-je condamné les gens ? En quelle paroles ?

          Si j’adresse la parole à Graphou, c’est qu’il m’a interpelé en disant le 15 octobre 2014 à 17:42, : « Sur cette envolée lyrique, poursuivons… » et en citant l’un des siens.

          Et vous que faites-vous en me qualifiant d’hypocrite ?

          • Ne vous inquiétez pas, Roger, je me sais bien hypocrite aussi! Si je vous donne le sentiment de vous juger, je me juge moi-même chaque jour et je reconnais qu’on puisse me juger tout en cherchant à je pas le faire! Relisez saint Paul: « je fais le mal que je ne voudrais pas et je ne fais pas le bien que je voudrais ».
            Mais le fait est qu’il est impossible de dialoguer avec vous si votre interlocuteur ne fait pas reposer ses propositions sur des citations du magistère infaillible et pas n’importe lequel, celui qui a reçu votre imprimatur. Ainsi le dialogue n’existe pas, seule l’affirmation catégorique et indiscutable de « la vérité » telle que vous la trouvez dans tous ces textes est possible. Ceci n’est pas l’esprit de ce blogue où, justement, le propos est de faire des ponts entre la culture (dont vous refusez mes définitions) et la foi (dont je n’ai pas encore tenté de formulation avec vous, sachant par avance que vous ne la recevrez pas !). Alors je persiste à me demander ce que vous faites à rester ici puisque personne ne veut « jouer » avec vous: « A qui comparerai-je cette génération? Elle ressemble à des enfants assis dans des places publiques, et qui, s’adressant à d’autres enfants, disent: Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé; nous avons chanté des complaintes, et vous ne vous êtes pas lamentés. » (Mt 11, 16-17)

            • Roger Boivin dit :

              Comme j’ai dit, je n’ai fait que répondre. On a posté un de vos textes sur TD ; je vous ai invité à y venir ; vous avez refusé en m’invitant cependant à venir sur votre blogue ; ce que j,ai accepté. J’ai annoncé mes couleurs, et de fil en aiguille on en est rendu là. Daccord avec vous, on ne défonce pas les portes fermées. Je tente d’opposer l’enseignement de l’Église à ce l’on dit de faux, et on me reproche de m’appuyer sur cette Autorité qui est l’Autorité même de Dieu. Alors, oké, je file, mais on ne pourra me reprocher de ne pas avoir voulu et essayer du mieux que jai pu de faire la charité de la vérité.

            • Roger Boivin dit :

              « Ceci n’est pas l’esprit de ce blogue..»

              L’esprit de votre blogue n’est pas catholique, tout simplement.

              Vous m’invitez à partir, et ce faisant vous rajoutez encore des choses aberrantes.

            • Roger Boivin dit :

              Nous somme sur un blogue qui concerne la foi, comme vous le dites, donc la religion forcément ; et il est plus que logique que nous allions sur le terrain de la doctrine lorsque surtout il s’y rencontre des divergences de doctrine.

              C’est ce que j’ai tenté de faire, mais apparemment vous n’êtes pas à l’aise sur ce terrain, et machinalement vous déplacez l’échange sur un autre terrain, moins abrupte, moins compromettant sans doute.

              Je ne suis pas venu pour faire du social, mais pour parler des vrais affaires, de ce qui nous sépare. Car comment peut-on être vraiment uni, dans le vrai sens du mot, si l’on ne s’entend pas sur les vérités à croire et les fausses doctrines à rejeter ?

              Une parole du pape Pie XII : « La première charité que l’on puisse faire à quelqu’un, c’est de lui donner la Vérité ».

Comment réagissez-vous ?

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s