Renverser la vapeur

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Avoir de l’imagination…

On trouve vraiment de tout sur les réseaux sociaux, comme ce fut le cas récemment avec les défis un peu absurdes que les internautes se lancent mutuellement. Vous avez peut-être entendu parler de la « neknomination » qui consiste à mettre au défi trois « amis » qui doivent alors trouver une manière originale de « caler » le plus d’alcool possible en très peu de temps et en filmant leur exploit. Cela leur donne le droit de nommer à leur tour trois autres rigolos qui doivent ainsi perpétuer la chaîne. Apparemment, cette mode aurait très vite gagné en popularité dans notre région. On a pu évidemment assister à une gradation constante des manières les plus stupides les unes que les autres. Ce n’est qu’après que cette vague eut entraîné quelques décès que les médias s’en sont emparés. Un grand nombre de personnes s’est alors élevé contre une telle aberration en criant leur dégoût haut et fort.

Mais une première personne a choisi de répondre à cette abjection par une contre-proposition positive qu’il a appelée la « smartnomination ». Il s’agit d’un jeune Français, Julien Voinson, dont la page Facebook « smartnomination » a attiré plusieurs milliers de « J’aime ».

Une chaîne de bonnes actions

Une bonne action possible (Photo: Marie-Claire)

L’idée de la « smartnomination » est de faire une bonne action envers quelqu’un dans le besoin, et de « nominer » à son tour trois de ses amis en les invitant à rivaliser de créativité pour faire quelque chose de bien. Cette vague de bonnes actions s’est étendue très rapidement dans le monde et a attiré l’attention d’un Jonquiérois de 30 ans, Julien Boulianne, qui a eu l’idée de la propager à son tour, à l’instar d’un groupe d’intervenantes du CEGEP de Chicoutimi qui ont aussi lancé leur propre « brightnomination », convergeant vers une page « Smartnomination Québec »! Le fait d’avoir relayé cette vague positive en a touché plus d’un et depuis nous pouvons assister à la diffusion de dizaines de vidéos au sein de nos réseaux personnels où les gens montrent une bonne action et invitent des amis à faire de même. La vague a atteint également un groupe d’artistes qui ont décidé d’emboîter le pas, donnant encore plus de visibilité aux « B.A. » des internautes. L’initiateur de la portion québécoise de la « smartnonimation », Julien Boulianne ne cherche pas à en tirer quelconque crédit pour lui-même, affirmant sur son profil Facebook : « Peu importe d’où ça vient, une bonne action de plus, c’est un sourire de plus. »

On a vu toutes sortes de bonnes actions rivaliser les unes avec les autres : remettre une carte-cadeau de restaurant pour un résident d’une maison pour sans-abri ou apporter un repas chaud à un itinérant, aller livrer des couches et des biberons à une adolescente démunie qui venait d’accoucher ou apporter une cargaison de produits non périssables à une Moisson, etc. Le bien s’étend peu à peu de cette manière en entraînant chaque fois d’autres individus à prendre le relais.

On dit souvent que le bien ne fait pas de bruit. Ces gens aux bons cœurs sont en train de changer cet adage en répandant des images de bonté. Bien entendu, nous pourrions aussi avoir un œil critique sur tout ceci, en jugeant que la personne qui fait une bonne action en retire une certaine notoriété et une dose d’admiration, mais le but recherché n’est pas tant d’attirer l’attention sur soi que pour illustrer la diversité des gestes qui sont posés, le tout, encore une fois, par opposition aux idioties telles la « neknomination ».

Qu’il fasse du bruit ou non, le bien reste le bien! Certains ont déjà pensé à relancer la vague à chaque année en février, l’un des mois de l’année où la générosité fait le plus défaut. Ne devons-nous pas encourager de telles initiatives? Et si, comme moi, l’idée de vous filmer en agissant pour le bien ne vous plaît pas, rien n’empêche de faire partie d’un courant parallèle, plus discret, en réalisant quand même quelque chose que vous n’auriez pas fait si la lecture de cet article ne vous en avait pas suscité l’idée! Allez, un petit geste, pour un sourire de plus qui illuminera votre journée!

À propos de Jocelyn Girard

Marié depuis 1984, 5 enfants (que des "gars"), 6 petits-enfants... Je travaille dans l'équipe diocésaine de pastorale pour l'Église catholique au Saguenay-Lac-St-Jean et en tant que professeur à l'Institut de formation théologique et pastorale. Ce n'est pas un travail pour convertir les gens à la foi chrétienne, c'est plutôt pour accompagner ceux et celles qui ont choisi de croire... Je ne suis donc pas très effrayant et plutôt de bonne compagnie, accueillait et discutant avec quiconque se montre respectueux, sans distinction d'origine, d'ethnie, de religion d'orientation sexuelle ou de handicap. J'ai auparavant fait partie de L'Arche de Jean Vanier (en France et à Montréal) à laquelle je continue d'être attaché spirituellement. Autre blogue: http://lebonheurestdansleoui.wordpress.com Twitter : http://twitter.com/#!/jocelyn_girard Facebook : Jocelyn.Girard.9

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