Le Saint-Siège et le blâme de l’ONU

Même les soeurs Magdalene d’Irlande sont évoquées. Photo tirée du film The Magdalene Sisters.

Le Saint-Siège (État du Vatican) a reçu un blâme très sévère de la part de l’Organisation des Nations Unies relativement à la gestion des nombreuses affaires de pédophilie qui ont eu cours et que, souvent, l’institution est jugée pour avoir couvertes. En effet, le Comité sur les droits de l’enfant reproche au Saint-Siège, membre en règle de l’ONU et signataire de la Convention sur les droits de l’enfant, de n’avoir « pas reconnu l’étendue des crimes commis, [ni] pris les mesures nécessaires pour traiter les cas d’abus sexuels sur enfants ». Le comité attaque la loi du silence et le fait que plusieurs pédophiles n’ont jamais été renvoyés vers la justice criminelle. Le Comité va plus loin en réprimandant le Saint-Siège relativement aux traitements violents sur des enfants qu’il n’a pas systématiquement dénoncés et que le droit canon risque même d’encourager en n’établissant pas clairement la primauté des droits de l’enfant sur les lois internes à l’Église. De plus, il en profite pour déclarer que le Saint-Siège ne fait pas ce qu’il faut pour éliminer toute discrimination qu’elle soit basée sur le genre, sur le type de famille dans laquelle vit un enfant (notamment homoparentale) et sur l’orientation sexuelle des enfants et des adolescents. Il y va, enfin, d’un soufflet supplémentaire en dénonçant la rigidité des règles interdisant tout avortement même dans les cas de viol ou de grossesse mettant en danger la vie de la mère mineure, citant notamment l’affaire de la jeune brésilienne de neuf ans. Bref, une bonne fessée pour le Saint-Siège, que le Comité ne s’est pas privé de lui administrer, sa cible étant assurément assez vieille pour être considérée majeure!

Mets ça dans ta pipe

Un de mes profs au secondaire disait souvent, lorsqu’il parvenait à nous clouer le bec: « Tiens, mets ça dans ta pipe! » Malgré les représentations du Saint-Siège devant le Comité, le 16 janvier, le rapport publié aujourd’hui est accablant. Tout en reconnaissant poliment les efforts déjà accomplis par le petit État du Vatican, il estime que ce dernier n’a pas suffisamment pris en compte les recommandations qui lui avaient déjà été adressées en 1995 sur les mêmes sujets. Qu’on soit de l’Église ou non, qu’on l’aime ou non, il faut reconnaître que cette adresse est une véritable gifle à un moment où l’Église tend pourtant à changer ses règles internes.

Il me semble que la question touche plus particulièrement celle de la reconnaissance. Comme les actes qui sont visés se sont généralisés à une époque en plusieurs pays, dont ici même au Canada et au Québec, il importe, selon le Comité, que le Saint-Siège se montre cohérent pour justifier son appui à la Convention sur les droits de l’enfant. La fameuse tentative plus ou moins ratée de Mgr Marc Ouellette, en novembre 2007, de demander pardon pour tout le mal causé par des catholiques et certains membres du clergé avant 1960, au Canada, marquait pourtant un début de cette reconnaissance que l’Église doit pouvoir réaliser afin de retrouver une certaine crédibilité en matière de respect des droits de l’enfant. Là encore, cette insistance à ne pas aller au-delà de 1960 avait été perçue comme un déni des actes postérieurs à cette époque alors que d’autres victimes ont continué d’être abusées et que des prêtres suspectés n’étaient toujours pas conduits devant les tribunaux.

Pour les membres du Comité, le Saint-Siège doit reconnaître qu’au sein de l’Église persistent des situations non réglées que la loi du silence ne permet toujours pas de dénoncer. Les victimes doivent pouvoir être indemnisées et, dans la mesure du possible, trouver réparation des actes commis à leur endroit qui ont laissé des séquelles souvent désastreuses. Il va jusqu’à recommander que le Vatican amende son propre code de droit afin d’établir plus clairement les repères qui garantissent les droits de l’enfant à être reconnu pleinement comme sujet. Ce blâme est certes très grave et difficile à recevoir, mais le Saint-Siège a annoncé qu’il analyserait les « observations conclusives » du Comité avec minutie et qu’il y répondrait le temps venu.

Les choses ont-elles vraiment changé?

Il est vrai que depuis quelques années, l’Église s’est donné des moyens concrets pour combattre la pédophilie. La politique Zéro de Benoît XVI et sa lettre aux évêques d’Irlande ne laissent aucun doute quant à l’intention. Pour l’ex-pape, toujours vivant, la seule conclusion à laquelle il était parvenu était qu’il fallait éradiquer complètement ce mal qui a corrompu l’Église de l’intérieur. Il s’est montré particulièrement exemplaire avec les Légionnaires du Christ, en condamnant les agissements de leur fondateur, le père Maciel, même s’il n’est pas allé jusqu’à lui imposer un procès canonique alors qu’il était mourant. Son successeur François n’y est pas allé de main morte non plus depuis son installation. Les mesures prises au cours des derniers mois, si elles ont été reconnues par le Comité des droits de l’enfant, ne paraissent pas avoir convaincu ses membres.

Il me paraît, humblement, que l’Église est en bonne voie de se réformer sur ces questions où elle s’est montrée autrefois davantage préoccupée de sauver sa réputation et celle du clergé que de compatir sincèrement avec les victimes. Les congrégations religieuses qui ont abrité des pédophiles, une à une, s’y sont résolues par la force des choses et les poursuites intentées contre elles, en indemnisant les victimes à grands frais et en hypothéquant sérieusement leur propre avenir. De nombreux diocèses ont emboîté le pas en assumant leur responsabilité d’avoir caché les actes reprochés en transférant les prêtres visés dès que de nouveaux soupçons commençaient à surgir. Il importe de terminer le grand ménage et de collaborer avec la justice pour montrer clairement que tous ces gestes à l’encontre de personnes mineures et vulnérables ne peuvent demeurer impunis. Il reste donc beaucoup à faire, selon le Comité, pour reconnaître, indemniser et réparer.

Une conversion attendue

En tant que baptisé, membre de cette Église, je m’attends à ce que le pape François et les évêques de mon pays réagissent avec une réelle humilité devant les accusations portées. J’aspire à ce que l’Église devienne pauvre au moins en esprit et c’est ce qui lui arrive de toute façon. Ainsi dépouillée, lorsqu’elle aura à choisir entre sa réputation et la vérité, elle saura trouver la vraie liberté (« La vérité vous rendra libre »). À l’image d’un autre François, d’Assise celui-là, qui dénonçait la grandeur et les richesses de l’Église comme la cause de ses tourments, le pape François devra trouver les moyens d’inciter ses collaborateurs du Saint-Siège à une conversion personnelle et collective, comme à nous, les fidèles. La conversion, celle qui implique l’aveu de ses fautes et l’intention de s’amender, est une condition de la paix de l’esprit. Elle est un préalable à une véritable justice. Elle est la seule voie qui permet à l’amour de reprendre ses droits. J’espère donc en une Église qui saura retrouver la pertinence de ces simples mots qui sont ses points cardinaux: Vérité, Amour, Justice et Paix.

Mise à jour du 13 juillet 2014: Voici le texte de l’homélie prononcée par le pape François à l’occasion d’une messe et de la rencontre avec des victimes d’abus sexuels par des prêtres… Par ce geste, il invite l’Église à suivre la voie qui me paraît la seule possible.

9 réflexions sur “Le Saint-Siège et le blâme de l’ONU

  1. L’ONU (le « machin » comme disait le Général De Gaulle) a prouvé son inefficacité dans de nombreux conflits internationaux. L’ONU ne sert à rien? Malheureusement si, dans les pays pauvres l’UNFPA (United Nation For Population Activities) qui fait partie de l’ONU est accusée de faire la promotion de l’avortement de l’enfant à naître. De plus on sait que les milieux onusiens sont de plus en plus perméables à la théorie du genre.

    Alors?

    Quoiqu’on pense des accusations portées contre elle, l’Église n’a aucune réaction d’humilité à avoir devant de tels « organismes ». Sachons à qui nous nous adressons et ne perdons pas le cap, les milieux à l’oeuvre au sein de l’ONU sont anti chrétiens.

    • L’ONU ne s’adresse pas comme tel à l’Église, mais bien à un État membre et signataire de la Convention. Le comité comprend des membres individuels qui le sont au titre de délégués de leur pays dont certains ne sont pas exempts de manquements à ladite convention. Mais il faut voir au-delà des limites de l’accusateur. Il n’est pas rare, dans les Écritures, de voir que la sagesse vient parfois d’ailleurs, du roi Perse notamment, lorsque vient le temps pour le peuple de prendre conscience de ses errements. Je ne dis pas que le comité est parfait dans ses réprimandes, mais celles-ci ont le mérite d’être basées sur des faits. L’interprétation que donne l’Église à ces faits est le véritable enjeu du débat, mais avant tout, il me paraît essentiel qu’elle reconnaisse. Chez moi, dans l’histoire récente, des membres du clergé ont causé de véritables torts à des enfants, à des femmes également. Plusieurs ont été cachés, transférés, exactement comme le reproche le comité de l’ONU. Que celui-ci soit ou non anti-chrétien, il peut exprimer des choses vraies…

  2. Oui, Jocelyn, les religieux sont toujours coupables de tout, en premier lieu de ne rien comprendre à rien. Le courant nous entraîne à les « diaboliser » un peu tous les jours. L’accusation est facile à placer, la réflexion plus difficile à mener. La « théorie du genre » n’est pas une invention de polémistes réactionnaires. Elle fait son chemin jusque dans les manuels scolaires et sera sans doute imposée aux prochaines générations comme un dogme (comme c’est le cas en France). La réponse du Vatican me parait tout à fait équilibrée : Il n’est pas question de stéréotypes au plan des rôles sociaux, mais de pertinence de l’identité sexuelle biologique – du fait d’être biologiquement mâle ou femelle, comme notre récit de la création le met en valeur : « Dieu créa les humains à son image : il les créa à l’image de Dieu ; homme et femme il les créa. » (Gn 1.27) La théorie du genre considère l’identité sexuelle comme une simple construction sociale, ce qui rend l’identité sexuelle biologique impertinente. Le corps ne compte plus, il n’a plus rien à dire au plan de l’identité. Je crois avisé et sage de résister à ce genre de dichotomie esprit/corps et à un modèle d’humanité qui, au nom de l’égalité, réduit la diversité à un unique modèle neutre. Respectueusement.

  3. Fanny Brémond, dans un message personnel, m’a invité à lire son commentaire (http://ecoutepartageparole.niceboard.com/t4727-fanny-bremond-blogue-avec-jocelyn-girard-sujet-pedophilie) et à y répondre. Je me permets de le reproduire ici et d’y répondre ensuite.

    « Aaron posera ses deux mains sur la tête du bouc vivant, et il confessera sur lui toutes les iniquités des enfants d’Israël et toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché ; il les mettra sur la tête du bouc, puis il le chassera dans le désert, à l’aide d’un homme qui aura cette charge. Le bouc emportera sur lui toutes leurs iniquités dans une terre désolée ; il sera chassé dans le désert. » Lévitique 16, 21-22

    Jocelyn Girard a écrit sur son blog :
    « Le Saint-Siège (État du Vatican) a reçu un blâme très sévère de la part de l’Organisation des Nations Unies relativement à la gestion des nombreuses affaires de pédophilie qui ont eu cours et que, souvent, l’institution est jugée pour avoir couvertes. En effet, le Comité sur les droits de l’enfant reproche au Saint-Siège, membre en règle de l’ONU et signataire de la Convention sur les droits de l’enfant, de n’avoir « pas reconnu l’étendue des crimes commis, [ni] pris les mesures nécessaires pour traiter les cas d’abus sexuels sur enfants ».

    Fanny répond : Bonjour cher Jocelyn, j’ai lu avec intérêt vos blogs abordant le sujet difficile de la pédophilie. J’ai été étonnée que vous mettiez en exergue les cas de pédophilie en Église, largement traités par les medias (que vous semblez suivre), sans établir un sain équilibre avec tous les cas répertoriés au sein de nos sociétés, dans tous les secteurs professionnels et dans tous les pays. Savez-vous que les actes pédophiles connus en Église, représentent une part infime de tous les actes commis à travers le monde dans nos sociétés laïques ? Pourquoi parler d’un côté et se taire de l’autre?…

    On en déduira que « l’arbre peut cacher la forêt », et que c’est déformer une réalité que de ne la considérer que du petit bout de la lorgnette. Ou bien vous embrassez toute la complexité de ce scandale, ou bien vous évitez de pointer sur l’Église du Christ, qui est la vôtre comme la mienne, en tant que baptisés. Elle est pécheresse, puisque constituée de pécheurs, ce n’est pas un scoop ; pour autant, nous l’aimons et la considérons comme notre Mère. En outre, on ne saurait confondre l’Église Sainte parce que le Christ qui l’a fondée est Saint, et l’Église des apôtres qui ne sont que des hommes, mais choisis et mus par l’Esprit. S’ils pèchent au cours de leur mission, ils devront en rendre compte face à Dieu – mais il ne nous appartient pas de nous faire juges, et encore moins d’entacher l’Église à cause de scandales qui concernent toute une société… Lui « faire porter le chapeau », ce n’est pas honnête… mais tellement facile ! Qu’en pensez-vous Jocelyn ?

    Je vous suggère de prendre connaissance de l’excellent travail de Michel Bernatchez, qui a consacré près de trois mois de recherche à tenter de faire la vérité sur ce grave sujet, le plus objectivement possible – un travail fabuleux! Il a constitué tout un abécédaire sur la pédophilie qui démontre, liens à l’appui, que cette perversion est répandue partout, dans tous les milieux, et chez les hommes comme chez les femmes, les jeunes comme les vieux. Cet abécédaire a le mérite de réaliser un juste équilibre entre les diverses catégories de pédophiles : prêtres, religieux, pères de famille, adolescents, etc.
    On n’improvise pas un tel travail de recherche, exigeant et rigoureux, qui nécessite une expérience : Celle tirée de nombreuses lectures, et surtout celle issue d’une action « sur le terrain ». Je voudrais souligner ici que Michel Bernatchez a pendant de longues années, accompagné des personnes en difficulté et de tout bord : handicapées, alcooliques, droguées, homosexuelles, séropositives, pédophiles, enfants des rues…
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    Je crois que si nous, catholiques, dénonçons des faits de pédophilie en Église sans les englober dans un phénomène plus vaste qui touche majoritairement toute notre société, nous manquons à la fois à la vérité, à la justice… et à la charité.

    Jocelyn Girard a écrit : « En tant que baptisé, membre de cette Église, je m’attends à ce que le pape François et les évêques de mon pays réagissent avec une réelle humilité devant les accusations portées. J’aspire à ce que l’Église devienne pauvre au moins en esprit et c’est ce qui lui arrive de toute façon. »
    « « J’espère donc en une Église qui saura retrouver la pertinence de ces simples mots qui sont ses points cardinaux : Vérité, Amour, Justice et Paix. »

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    « Il est dans votre intérêt qu’un seul homme meure pour le peuple, et que la nation entière ne périsse pas. » Jean 11, 50

    «Celui qui n’avait pas connu le péché, Il l’a fait péché pour nous, afin qu’en lui nous devenions justice de Dieu.»2 Co 5, 21

    Fanny répond : Nos sociétés à la dérive ont-elles besoin d’un bouc-émissaire qui portera la responsabilité de tous nos égarements? Aussi, j’aimerais préciser qu’en réponse au rapport peu amène et partial de l’O.N.U. à l’encontre de l’Église confrontée à des cas de pédophilie, notre Saint-Père François a vigoureusement réagi ces derniers jours :
    « L’Église « est peut-être l’unique institution publique à avoir réagi avec transparence et responsabilité. » »
    « Ce crime, a-t-il relevé, se produit « dans sa grande majorité » dans la famille et le voisinage. Ce n’est pas pour autant qu’on doit l’excuser dans l’Église de la part de ses prêtres. « Benoît XVI a ouvert une voie. L’Église sur cette voie a fait beaucoup (….) Personne n’a fait plus. Et pourtant l’Église est la seule à être attaquée », a-t-il argué. » Source : Corriere della Sera

    De même, la Fédération Internationale des Médecins Catholiques a réagi à un tel libelle qui « dénonce l’instrumentalisation du dossier pédophilie pour attaquer la doctrine morale de l’Église. »
    D’autant que les « donneurs de leçon » sont rarement les mieux placés pour en donner (« Fais d’abord le ménage chez toi, à ta porte…) :
    « La FIAMC trouve d’abord paradoxal que le Comité des droits de l’enfant des nations unies ne défende pas les droits des enfants avant leur naissance, mais au contraire considère leur élimination comme un droit, le concept de « santé sexuelle et reproductive » de l’ONU impliquant l’avortement.

    Par ailleurs, « ces déclarations de madame Sandberg touchent à des questions qui n’ont rien à voir avec la pédophilie », relève la Fédération qui pointe une mauvaise intention derrière ces accusations portées contre le Saint-Siège : se servir du dossier pédophilie « pour mettre sous accusation des points importants de la doctrine morale de l’Eglise ».
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    Quelques citations extraites de la présentation de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

    « Depuis ces quinze dernières années on parle tellement de la pédophilie dans le seul domaine de l’Église-Institution, que cela traduit malheureusement une ignorance conduisant à une profonde méconnaissance de l’épidémie du vrai problème de la pédophilie, qui touche tous les groupes tant au niveau de l’Église-Institution que des groupes de loisirs, mais aussi toutes les professions présentes dans notre société et dans tous les pays du monde sans exception.

    Quand une personne ou un groupe de personnes veut faire une étude sérieuse sur la pédophilie à partir du choix sélectif d’un seul groupe, je crois qu’il choisit une approche pauvre et médiocre que je déconseille, car elle empêchera de connaître l’ampleur gigantesque de l’aspect problématique de la pédophilie à travers tous les secteurs, quel que soit leur nom d’appartenance. »

    «L’abécédaire de la pédophilie est une longue recherche d’une durée de près de trois mois, où je présente une nouvelle approche de la pédophilie à travers presque toutes les professions qui existent dans le monde, en conduisant les internautes dans presque tous les pays à travers le monde, y compris les pays les plus pauvres qui représentent pour les pédophiles une mine d’or sur un plateau d’argent. »

    « Il n’y a aucun groupe qui soit à l’abri de la pédophilie, y compris notre Église qui doit comme au civil essayer de trouver des moyens pour éviter que des personnes pédophiles s’infiltrent à l’intérieur du troupeau qui lui est confié. »

    « Le cardinal Vingt-Trois rappelle que « 80% des actes pédophiles se produisent dans les familles. Ils ne se produisent pas dans l’Église ». C’est une façon un peu facile, parfois, que la société a choisi de désigner des groupes boucs émissaires, pour ne pas avoir à expliquer ce qui se passe dans son sein », a conclu Monseigneur Vingt-Trois. »

    N.B. Vous trouverez divers liens à la fin de l’abécédaire, en provenance du Vatican, pour faire prendre conscience que les évêques essaient depuis le début de trouver les outils nécessaires pour éviter le silence sur la pédophilie »

    P.S. Sur l’abécédaire de la pédophilie, il est possible de lire certains développements, mais pas d’accéder aux liens, dans la mesure où nous avons la responsabilité de protéger les nombreux prêtres et religieux – religieuses, ainsi que les jeunes inscrits sur notre site, et de protéger les liens eux-mêmes, qui peuvent être pervertis. Il faut donc être inscrit pour ouvrir les liens.
    Cet état de choses est récent, mais nécessaire. Merci de tout coeur pour votre compréhension.

    • Fanny,
      Vous me reprochez de ne pas situer mon commentaire sur le blâme de l’ONU dans le contexte d’un « mouvement » beaucoup plus large de pédophilie et donc que ce qui se passe dans l’Église n’en serait qu’une infime partie. Vous avez raison, bien sûr. J’ai évoqué très souvent cette proportionnalité dans des commentaires (voir une liste plus bas) et dans mes enseignements. Dans le cadre d’un billet en réaction au blâme de l’ONU, j’ai choisi de ne pas le faire. Comme le dit le pape lui-même « Ce n’est pas pour autant qu’on doit l’excuser dans l’Église de la part de ses prêtres. » Je ne vois pas cela comme si on faisait de l’Église le bouc-émissaire, mais, de sa part, montrer le chemin de la reconnaissance (aveu) et du repentir. Il s’agit exactement de ce qui est demandé à tout fidèle qui se présente à la confession… L’Église à laquelle j’appartient ne peut pas se ranger dans la masse des pédophiles en pointant du doigt que c’est pire chez les autres!

      Et puis il est certainement difficile pour vous, qui êtes en France, de mesurer à quel point au Québec nous vivons ici avec des dommages catastrophiques causés à l’Église par ses prêtres et religieux pédophiles, sans compter les histoires assez répandues de relations « hors sacerdoce », hétéros ou homos! Bref, même si c’est une part relativement minime de notre clergé, celle-ci a donné de l’Église une image qui lui colle à la peau et dont elle ne peut se défaire simplement en tentant de diminuer son importance et en la situant comme étant le fait d’une époque. Pour les gens de mon pays, catholique à plus de 90% en cette même époque, ce serait comme se défiler et ne pas vouloir reconnaître ses propres torts. Notre clergé, en ces temps-là, martelait sans cesse la crainte de pécher et l’éventualité de l’enfer. Le confessionnal pouvait paraître à un grand nombre comme une salle de torture (expression du pape François) plutôt qu’un lieu d’écoute et de libération. Alors tant que l’Église ne fera pas elle-même amende honorable en reconnaissant entièrement ses torts (ceux d’avoir caché ces faits et de les avoir niés le plus souvent), il sera difficile à mes compatriotes de prendre du recul et de considérer comme vous le faites ainsi que M. Bernatchez la situation d’ensemble.

      Voici quelques-uns des commentaires que j’ai écrits suite à des échanges sur le sujet :
      https://jocelyn62.wordpress.com/2011/10/07/apres-linexcusable-la-repentance-et-le-pardon/#comment-299
      – Vous pouvez lire aussi toute la longue discussion que ce texte a provoqué : https://jocelyn62.wordpress.com/2012/02/29/defenseur-de-la-morale-catholique/

      • Merci pour votre réponse, cher Jocelyn ; j’ai singulièrement manqué de temps pour y réagir. Vous avez délibérément choisi d’isoler un groupe, une institution de notre société – en l’occurrence l’Église Catholique -, pour lui faire un procès. C’est comme si un cas de pédophilie était décelé parmi des pompiers, par exemple, et que vous généralisiez en stigmatisant tous les pompiers : Vous leur feriez un grand tort – plus de mal que de bien (une véritable agression !) -, et cela nuirait considérablement à leur profession. C’est pareil pour les prêtres et religieux : À cause de quelques-uns qui se conduisent mal, allez-vous généraliser et entacher toute l’institution qu’est l’Église ? Où sont la charité et la justice, là-dedans ?
        Vous souvenez-vous des paroles échangées entre Dieu et Abraham, face aux mœurs dépravées des habitants de Sodome (Gn 18, 20-32) ? Dieu décide d’épargner tous les habitants s’ils ‘en trouve ne serait-ce que dix de justes sous son regard… Serions-nous moins miséricordieux que notre Père est Miséricordieux ? Où est notre compassion ?
        « « Montrez-vous compatissants, comme votre Père est compatissant.
        Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés ; remettez, et il vous sera remis.  » » Lc 6, 36-37

        Je vous propose ci-après, à vous comme à nos amis, de lire l’intégralité de la profonde réflexion de Michel Bernatchez sur ce phénomène commun à tous les milieux qu’est la pédophilie, et de me donner un avis. Comment réagissez-vous à cette réflexion très complète présentée sur notre site ? Ce serait très intéressant de connaître votre avis. Merci…
        (Quelques liens sont inaccessibles, à l’intérieur de ce texte de présentation de la pédophilie, il faut s’inscrire pour les voir ; c’est pour nous une question de sécurité. Mais rien ne vous empêche de vous inscrire sur notre site « écoute partage Parole », qui compte entre autres une quarantaine de prêtres, des diacres et religieux, religieuses, responsables de pastorale… Nos liens y sont très sûrs, sécuritaires, rien à craindre.)

        Présentation de la réflexion de Michel Bernatchez :

        Chers(ères) amis(es) internautes, c’est réellement de reculons que je me suis impliqué dans cette longue recherche sur le sérieux problème de la pédophilie. Depuis ces quinze dernières années on parle tellement de la pédophilie dans le seul domaine de l’Église-Institution, que cela traduit malheureusement une ignorance conduisant à une profonde méconnaissance de l’épidémie du vrai problème de la pédophilie, qui touche tous les groupes tant au niveau de l’Église-Institution que des groupes de loisirs, mais aussi toutes les professions présentes dans notre société et dans tous les pays du monde sans exception.

        Quand une personne ou un groupe de personnes veut faire une étude sérieuse sur la pédophilie à partir du choix sélectif d’un seul groupe, je crois qu’elle ou il choisit une approche pauvre et médiocre que je déconseille, car elle empêchera de connaître l’ampleur gigantesque de l’aspect problématique de la pédophilie à travers tous les secteurs, quel que soit leur nom d’appartenance.

        Vouloir étudier le problème de la pédophilie à partir du choix sélectif d’une seule catégorie en particulier, surtout quand on sait qu’il en existe de multiples autres à travers le monde, alors moi je vous le dis, réfléchissons avant de nous aventurer à la légère dans cette recherche trops sérieuse qui demande d’avoir une vision d’entraide communautaire pour travailler dans un esprit de collaboration avec tous les autres groupes, dans le but de protéger notre jeunesse dans tous les pays du monde.

        Je crois que dans le cadre d’une approche sélective, il serait préférable de renoncer à faire une étude incomplète parce que nous risquons de fermer les yeux sur l’immensité et la gravité du vrai problème que représente la pédophilie. La pédophilie est un problème trop vaste pour ne pas écrire presque invisible, car la pédophilie n’est pas greffée sur un groupe en particulier mais elle atteint tous les groupes qui composent notre société.

        C’est pour cette raison qu’une recherche sélective sur la pédophilie faisant le choix d’un groupe en particulier est inacceptable, et nuisible pour ceux qui optent pour une telle recherche. C’est la pire des recherches que je connaisse ; et qui en fait n’en est pas une : Celles et ceux qui optent pour une telle recherche cachent des motivations de vengeance personnelle derrière la recherche de la pédophilie, qui n’ont aucun rapport avec la protection de l’enfance.

        En naviguant sur la Toile on s’aperçoit que tous les internautes présents au sein de plusieurs groupes d’athéisme sont plongés dans la recherche approfondie d’une pédophilie sélective sur l’Institution-Église, pour rassembler des accusations en un seul dossier Web afin d’encourager les catholiques à apostasier leur baptême.

        Sur ces sites d’athéisme on ne fera aucune autre recherche sur la pédophilie pourtant présente dans toutes les autres professions. Concernant l’inceste et la pédophilie chez les pères et les mères comme chez les adolescents(es), c’est le grand silence chez les athéistes, pourquoi? La réponse est simple : Leur recherche est centrée sur la débaptisation.

        Que le passage à l’acte de la pédophilie sur un enfant soit le fait d’un prêtre ou d’un pompier, ou qu’il s’agisse d’un acte incestueux commis par un père ou une mère, la gravité du geste sur la victime laisse des traces tout aussi durables, quelle que soit la responsabilité de l’adulte envers l’enfant victime.

        Dans certains pays les pédophiles se déguisent pour abuser des enfants pour ne pas être reconnus par le ou les victimes, afin de ne pas être dénoncés. Je suis d’accord sur le fait que la gravité du geste est plus grande quand l’abus est commis par des prêtres, à cause de la responsabilité morale qui aggrave le passage à l’acte du prêtre abuseur, mais la douleur du viol infligé à l’enfant qui devient victime est la même que si les abuseurs étaient des juges, des avocats, des pères comme des mères, etc., qui se déguisent pour accomplir leur crime et le faire passer sous silence pendant plusieurs années.

        Un enfant ne dira pas que c’est pire quand un prêtre abuse de lui et moins douloureux quand c’est son père qui abuse de lui. Qu’un acte de pédophilie soit provoqué par un membre du clergé ou par un membre travaillant dans une institution au civil, qu’importe le nom du groupe, l’enfant qui en est victime devient une vie détruite à tout jamais. Le danger serait de se servir du mot  »morale » pour créer un mur qui cache la gravité d’un viol sur un enfant parce que le professeur n’était pas un prêtre.

        Qu’un père curé ou un père de famille agresse un enfant, l’enfant victime aura peur autant du père curé qu’il va avoir peur de son père abuseur. Deux personnes différentes qui auront chacune une approche abusive différente mais l’exploitation sexuelle conduit au même crime. C’est pour cette raison qu’il ne faut passer aucun groupe sous silence car un viol est un viol, un viol revient à détruire la vie d’un enfant à vie, durant toute sa vie détruite à tout jamais à moins d’un miracle de passage.

        Pour moi je suis certain qu’il n’est pas possible de faire une étude sérieuse sur la gravité du problème de la pédophilie si notre regard se branche sur une seule catégorie à la fois, en fermant les yeux sur tous les autres groupes concernés, par le fait même que le problème de  »la pédophilie » est invisible si la victime garde le silence, pour des raisons qui lui sont personnelles puisqu’elle est la seule à connaître l’abuseur.

        Mais il ne faut surtout pas oublier aussi, que certaines personnes vont se servir de fausses accusations envers des personnes innocentes.

        Voici quelques exemples : 1-Je n’aime pas mon curé alors je l’accuse faussement d’actes de pédophilie qu’il n’a pas commis, en espérant que le prochain qui le remplacera pensera comme moi. 2-Des étudiants(es) n’aiment pas leur professeur, alors pour l’obliger à quitter son poste ils l’accusent de pédophilie. 3-Une épouse qui n’aime plus son mari veut le quitter parce qu’elle est tombée en amour avec un autre, elle l’accuse de pédophilie ou d’inceste pour que la garde de l’enfant lui soit refusée.

         »Voici un fait vécu durant mon enfance »

        Quand j’avais 15 ans 1/2 je faisais de l’auto-stop pour me rendre au Centre de l’emploi. Un homme me fit embarquer et je remarquai qu’il y avait plusieurs vidéos à l’arrière de sa voiture. Il me demanda pourquoi je faisais de l’auto-stop. Je lui répondis que je me cherchais un emploi. Il me demanda si j’avais déjà marché à deux? Je ne comprenais pas du tout ce qu’il me demandait mais je lui répondis que je me souvenais quand j’étais très jeune enfant, que je m’étais fait casser une jambe et deux cuisses et qu’à la sortie de l’hôpital il fallait être deux pour que je marche. Je lui dis que c’était mon seul souvenir d’avoir marché à deux et c’était ma mère qui me soutenait.

        Il me redemanda dans un bizarre langage qui m’était inconnu : Tu as déjà fourré avec un homme? Je lui répondis que je ne comprenais pas du tout à quoi il voulait en venir, mais son expression ne me disait rien sur le plan sexuel. Je lui dis que très souvent mon père disait qu’il ne fallait pas se fourrer le nez dans les affaires des autres. Je sentis qu’il perdait patience, alors il changea de sujet et me demanda si je serais intéressé à avoir un emploi aujourd’hui. Son offre d’emploi me réjouit et me fit oublier ses expressions mais aussi son impatience que je ressentais triplement.

        Il me dit qu’il travaillait pour une grande compagnie de télévision et qu’il pourrait m’offrir un emploi qui me demanderait de le suivre dans ses voyages. Il me dit qu’il devait se rendre à sa chambre d’hôtel et qu’il pourrait en profiter pour m’expliquer en quoi consisterait mon travail. En ouvrant la porte de sa chambre il me dit qu’il était très fatigué et qu’il aimerait se coucher au moins une heure avant de me parler de mon emploi. Il m’offrit de me coucher tout près de lui en me disant qu’il n’y avait pas d’autre lit.

        Je lui répondis que moi j’étais trop reposé pour me coucher en plein jour et que mon désir était de travailler le plus tôt possible. J’ai poursuivi en lui disant : Je vous laisse vous reposer et je reviendrai vous voir dans une heure.

        Alors il me dit : Oké, pour me détendre tu vas venir avec moi et je vais aller me chercher quelques bières, ensuite je vais revenir ici et nous prendrons une bière ensemble en te disant en quoi consistera ton emploi avec moi. Comme mon père était alcoolique, dès que j’ai entendu le mot bière j’ai voulu disparaître car je sentais beaucoup d’insécurité en présence de cette personne qui me paraissait trop s’intéresser à moi sans que je sache pourquoi.

        Quand il est entré au dépanneur (l’épicier), j’avais encore plus peur que jamais, alors je me suis sauvé pour me cacher hors de sa vue. Il est sorti et a regardé très minutieusement autour de lui, et dans son visage je sentais qu’il y avait de la colère et de la déception.

        Ce n’est que plusieurs années après qu’il m’a été possible de décoder l’expression « est-ce que tu as déjà marché à deux », ce qui voulait dire « as-tu déjà fait l’amour avec un homme? » Après avoir fait de la relation d’aide pendant plusieurs années, j’ai fini par comprendre que j’avais rencontré un pédophile sans le savoir, mais comme j’ai été chanceux de ne pas avoir eu à le subir! C’est vraiment le mot bière qui m’a donné le goût de fuir, alors Dieu merci de m’avoir épargné cette expérience, mais surtout de m’avoir inspiré de me fondre dans la nature en évitant le pire.

        Cette recherche sur la pédophilie pour moi est peut-être une façon simple d’apporter ma petite contribution en faisant de la bonne prévention, en abordant le problème de la (< pédophiliesociété >) et en mettant l’accent sur le coupable qui est localisé quelque part dans un groupe et dont personne ne connaît l’identité excepté sa ou ses victimes.

        Pour vous permettre de comprendre plus sérieusement différents aspects problématiques de la pédophilie, je mets à votre disposition une liste de plusieurs catégories de personnes accusées d’actes criminels concernant la pédophilie et l’inceste, en passant par le chemin de chaque profession pour finaliser ma recherche par pays. J’espère que cette recherche va vous permettre de comprendre l’ampleur du problème qui existe dans presque tous les groupes de notre société, en dissuadant toute personne de faire une recherche sélective sur un groupe en particulier. Dans mon approche sur la pédophilie je mettrai l’accent sur les victimes, les abuseurs(ses), mais aussi sur les personnes accusés(es) faussement, pour de multiples raisons que nous allons découvrir ensemble à travers cette navigation qui sera disponible sur l’abécédaire de cette page. Vous remarquerez que j’ai fait exprès de mettre quelques liens dont je ne partage pas l’approche à cause de leur manque de correction verbale, mais je voudrais voir si certains internautes pourraient les découvrir par eux-mêmes.

        N’oublions surtout pas que chaque groupe représente une famille et touche plusieurs autres familles.

         »Voici un exemple à partir d’une question concernant la catégorie pompier. » Je prends comme exemple les pompiers car je trouve que c’est un groupe de personnes qui travaillent très proches l’une de l’autre, leur but étant de sauver des vies humaines avant de sauver le bâtiment, même que parfois les pompiers vont jusqu’à mettre leur vie en danger pour sauver des animaux à l’intérieur d’une maison en flammes. Quel est le but des pompiers? La réponse est bien simple, c’est d’éteindre le feu, mais dès qu’ils arrivent sur les lieux ils entrent dans la maison pour sauver des vies à l’intérieur de la maison ; pendant ce temps d’autres passent à l’action pour éteindre le feu.

         »Réfléchissons ensemble très sérieusement sur ces hommes pompiers qui travaillent à donner leur vie pour sauver des vies dans des circonstances très difficiles et dangereuses. Plus on travaille dans le danger plus il est important d’être très proches les uns des autres »

        Si des pompiers travaillent ensemble depuis 25 à 30 ans, alors ce groupe de pompiers forme une famille, je suis certain que jusqu’à maintenant vous comprenez où je veux en venir. Je veux dire en quelques mots que ce groupe de pompiers forme une famille où chacun ne voudrait pour rien au monde que l’un des leurs manque à l’appel après avoir éteint l’incendie.

        Je vous pose la question : si un jour par hasard un pompier en lisant son journal du matin, trouve en gros titres sur la page de couverture de son journal, le nom et la photo d’un pompier de sa caserne accusé criminellement d’actes de pédophilie sur plusieurs enfants, serait-il normal que les autorités de cette ville pénalise tous les autres pompiers innocents à cause du pompier incriminé? Si votre réponse est oui à la pénalisation de tous les autres pompiers, alors je vous le demande : Si un autre feu survient dans cette ville, qui va l’éteindre? Entre moi et vous, agir ainsi serait irréaliste, avec un gros manque de bon sens. Je pense que cet exemple avec les pompiers peut servir pour toutes les autres professions, y compris les hommes qui répondent à la mission de la vie sacerdotale.

        Ceci n’est qu’un petit exemple en miniature pour vous expliquer d’une façon intelligible que si l’on fermait tous les groupes dans lesquels un pédophile se cache, la société n’existerait plus depuis bien longtemps. Il ne faut pas s’attaquer aux innocents mais trouver le ou les coupables qui se cachent parmi les innocents, en surveillant quand il leur sera possible de faire une prochaine victime chez les enfants.

        Je vous invite à regarder la liste ci-dessous pour comprendre que s’il existe autant de personnes pédophiles qu’il existe de professions, nous ne devons pas détruire pour autant chaque profession parce que quelque part un pédophile se cache derrière le titre de sa profession. Dans une de mes réponses au père Gérard Marier, j’aborde aussi le sujet de la pédophilie en réagissant aux propos de Soeur Marie-Paul Ross. En-dessous j’ai mis à votre disposition des liens actifs pour vous permettre une recherche simple, libre et facile sur Google, pour vous aider à comprendre qu’il n’y a aucun groupe qui soit à l’abri de la pédophilie, y compris notre Église qui doit comme au civil essayer de trouver des moyens pour éviter que des personnes pédophiles s’infiltrent à l’intérieur du troupeau qui lui est confié.

        Dans les liens actifs ci-dessous il y a possibilité de retracer les mêmes liens si un jour ils devenaient inactifs, en faisant un copier-coller pour chaque lien individuel, en le plaçant dans votre navigateur Google pour trouver les sites qui vous permettront de comprendre que la pédophilie est un problème sociétal et non pas juste un problème qui existerait uniquement à l’intérieur de l’Église Catholique. Le but sérieux de cette recherche de liens est de faire une étude approfondie sur le sujet de la pédophilie parce qu’il nous est impossible de comprendre l’ampleur et la gravité du problème si l’on centre l’attention de notre recherche seulement sur un groupe ou une seule institution, quand on sait que l’ampleur du problème concerne tous les groupes d’appartenance de notre société.

        L’abécédaire de la pédophilie, c’est quoi?

        L’abécédaire de la pédophilie est une longue recherche d’une durée de près de trois mois, où je présente une nouvelle approche de la pédophilie à travers presque toutes les professions qui existent dans le monde, en conduisant les internautes dans presque tous les pays à travers le monde, y compris les pays les plus pauvres qui représentent pour les pédophiles une mine d’or sur un plateau d’argent.

        Qu’est-ce qui a motivé ma recherche sur le problème de la pédophilie?

        La pédophilie, l’avortement et la peine de mort sont trois sujets qu’il n’est pas possible de traiter à la légère ; car il y a la victime, l’abuseur et l’innocent. La victime souffre, l’innocent accusé faussement souffre lui aussi, mais l’abuseur lui, il fait souffrir le monde entier. Parmi ces trois recherches différentes je trouve que la pédophilie est le sujet de recherche le plus compliqué, surtout si l’on prend le temps de lire les multiples médias qui dénoncent la pédophilie dans tous les pays du monde.

        Si on regarde l’approche de France Bédard, le seul but de cette femme est de généraliser le problème de la pédophilie chez les prêtres pour offrir aux croyants(es) catholiques d’apostasier leur baptême. Ce qui est difficile à comprendre chez France Bédard, c’est que jamais elle ne fait allusion aux prêtres non-coupables accusés faussement, mais aussi les prêtres qui n’ont eu que du respect pour les enfants.

        Que ce soit chez les pompiers comme chez les prêtres ou encore les pères de famille, il y a quelque part dans différents pays du monde des coupables comme des innocents ; il faut les trouver, mais comment? Là est le mystère des mystères. Je trouve que chez France Bédard comme chez soeur Marie Paule Ross, il y a une perte d’équilibre dans leur approche en déséquilibre, où la pédophilie n’existe pour elles que chez les prêtres. Jamais elles ne vont aborder le sujet de la pédophilie chez les femmes, chez les père de famille, chez les ados, etc. Pourquoi?

        En parcourant notre Abécédaire sur la pédophilie il en va autrement. D’ailleurs on trouvera sur le site de France Bédard tous les livres d’Andréa Richard qui elle aussi demande l’exclusion de la religion catholique.

        France Bédard comme Andréa Richard sont deux femmes différentes qui font partie des groupes qui contestent l’Enseignement de l’Église. Malheureusement, plusieurs personnes se servent généreusement de la pédophilie pour convaincre les catholiques d’apostasier leur baptême. Dans ma longue recherche sur la Bienheureuse mère Teresa de Calcutta par le pseudo-scientifique Serge Larivée, on retrouve les livres du journaliste Christopher Hitchens sur un site professionnel d’athéisme qui offre ses services à tous les catholiques du monde entier pour apostasier leur baptême en leur proposant des lettres composées à l’avance, pour tous les diocèses du monde.

        Maintenant regardons l’approche de Soeur Marie–Paul Ross sur le site Campagne Québec-Vie. Cette personne a une approche tellement excessive de vedette sur la pédo pour vendre ses livres, qu’elle finit par perdre le vrai sens profond de sa mission comme religieuse, parce qu’elle attache une importance trop grande à la vente de ses livres et si peu à l’Annonce de la Bonne Nouvelle.
        En écoutant l’émission de Denis Lévesque lundi le 11 mars dernier,à la veille du Conclave pour élire un nouveau Pape, Marie-Paul Ross sexologue et religieuse a lancé en parlant de tout les prêtres sans exception, jamais je ne laisserais un jeune seul avec un prêtre ou un curé.Je pense que c’est le lendemain de l’émission de Denis Lévesque qui m’ont motivé à faire cette longue recherche sur le problème de la pédophilie dans la société, où toute institution fait partie intégrante de cette société qui ressemble à un grand hôpital qui ne cherche pas à savoir où sont les prochaines personnes malades de la pédophilie, car en général il faut trouver les victimes avant de trouver les agresseurs. Je rappelle à chaque internaute que ce fut pour moi une lourde épreuve de lire tous les textes sur ces milliers d’enfants abusés, tous ces saints(es) innocents(es) venant de tous les coins du monde.

        Je voudrais aussi partager les souffrances des prêtres qui ont été toujours fidèles à l’Évangile comme à l’Église, mais malheureusement plusieurs sont fatigués d’entendre parler de pédophilie seulement chez les prêtres et les religieux. Par la construction de mon dossier recherche sur l’Abécédaire de la pédophilie, je voulais que les prêtres réalisent qu’une recherche sérieuse sur la pédophilie pouvait nous faire découvrir une autre forme d’ approche qui puisse nous permettre d’avoir une meilleure compréhension de la pédophilie, qui n’est pas un problème écclésial comme le dit si bien le cardinal André Vingt-Trois :Le cardinal dans un article sur le Web a écrit: « C’est un problème très important, au sein de la société, et, donc, au sein de l’Église. Mais ce n’est pas un problème ecclésial par lui-même », a estimé Monseigneur Vingt-Trois. Le cardinal Vingt-Trois rappelle que 80% des actes pédophiles se produisent dans les familles. Ils ne se produisent pas dans l’Église ». C’est une façon un peu facile, parfois, que la société a choisi de désigner des groupes boucs émissaires, pour ne pas avoir à expliquer ce qui se passe dans son sein », a conclu Monseigneur Vingt-Trois.

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