Prendre la route…

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La fameuse coquille St-Jacques

La fameuse coquille St-Jacques

L’été, c’est l’époque des randonnées, des marches en forêt, des balades en vélo. Pour certains, ce peut être aussi l’occasion d’un pèlerinage. Celui de Compostelle est certainement le plus célèbre. En effet, si vous partez du Puits en Velay, par exemple, au centre de la France, vous marcherez entre 70 et 80 jours pour franchir les 1530 km. En fait, il existe une multitude de chemins pour Compostelle et encore plus de voies qui mènent à ces chemins, depuis la France, l’Italie, l’Allemagne et d’autres pays. Tous ces chemins convergent vers un unique but: Saint-Jacques-de Compostelle, le lieu où l’on aurait trouvé les restes de l’apôtre Jacques, l’un des proches de Jésus. C’est aujourd’hui l’un des trois plus importants pèlerinages de la chrétienté (après Jérusalem et Rome). Il a ses origines avant le Xe siècle, mais a été mis en valeur à partir du XVe. On compte environ 200 000 marcheurs qui se rendraient chaque année jusqu’à la fameuse cathédrale. Une association québécoise Du Québec à Compostelle a été créée afin de faire la promotion du pèlerinage jacquaire, mais également des autres « chemins », y compris ceux du Québec.

Le Pèlerin de CompostelleOn trouve de plus en plus de « pèlerins » qui se mettent en route pour des motivations diverses. S’il existe encore un grand nombre qui le font pour des raisons spirituelles ou religieuses, de plus en plus de marcheurs le font sans relation à une religion particulière. N’empêche que marcher ainsi tous les jours des dizaines de kilomètres finit par créer un climat intérieur qui pousse à la méditation, à la réflexion sur soi, sa vie, ses relations, etc., et peut parfois susciter des expériences hors de l’ordinaire. Le récit de Paulo Coelho va dans ce sens. Le Pèlerin de Compostelle est son premier livre écrit à la suite de son propre pèlerinage. Ce livre a d’ailleurs grandement contribué à sa célébrité. On trouve d’autres récits sur Internet de marcheurs et marcheuses, tous plus intéressants les uns que les autres en tant que témoignages.

Faire un pèlerinage ne se limite pas à visiter un lieu réputé pour admirer ses trésors religieux, historiques, artistiques ou naturels. Entrer en pèlerinage conduit principalement à quitter ses habitudes, sortir de soi-même pour aller à la rencontre du sacré là où des gens ont perçu sa manifestation à certains moments de l’histoire. Pour les chrétiens, il s’agit de lieux où la grâce divine s’est montrée avec une splendeur particulière et a produit d’abondants fruits de conversion et de sainteté.

Faire son propre pèlerinage

Cet été, plusieurs d’entre nous prendront la route. Si c’est au Québec, ils croiseront certainement des croix de chemin, des statues du Sacré-Coeur ou de la Vierge-Marie, car il en reste encore beaucoup. Ils se rendront peut-être dans l’un de ces nombreux sanctuaires disséminés ici et là. Pourquoi ne pas leur suggérer d’introduire une quête spirituelle dans leurs itinérances? Ainsi, puissent-ils prendre le temps de savourer la route elle-même, réfléchir sur leur vie, ce qu’elle est aujourd’hui, ce qu’ils ont déjà réalisé et accompliront bientôt, ce à quoi ils rêvent pour eux-mêmes, leur famille, leurs proches, le monde qu’ils habitent… Mettre leur vie elle-même sur « la voie » et s’ouvrir à ce qui peut survenir.

C’est au coeur de la route que la lumière surgit parfois. Le but n’est donc pas d’arriver à un lieu aussi sacré soit-il, mais bien de se laisser peu à peu transformer par le chemin que nous parcourons, à l’image de notre vie entière qui est elle-même un long pèlerinage terrestre. Et quand nous parvenons au lieu visé par notre quête, au terme de notre parcours comme au bout de notre vie, l’offrande que nous pouvons déposer sur l’autel du divin, c’est notre vie elle-même et celles de toutes les personnes qui en ont fait partie… Allez, faites bonne route !

PS: Si vous avez envie de vous laisser inspirer par une prière de pèlerin, voici un lien qui vous procurera certainement plusieurs belles méditations

À propos de Jocelyn Girard

Marié depuis 1984, 5 enfants (que des "gars"), 6 petits-enfants... Je travaille dans l'équipe diocésaine de pastorale pour l'Église catholique au Saguenay-Lac-St-Jean et en tant que professeur à l'Institut de formation théologique et pastorale. Ce n'est pas un travail pour convertir les gens à la foi chrétienne, c'est plutôt pour accompagner ceux et celles qui ont choisi de croire... Je ne suis donc pas très effrayant et plutôt de bonne compagnie, accueillait et discutant avec quiconque se montre respectueux, sans distinction d'origine, d'ethnie, de religion d'orientation sexuelle ou de handicap. J'ai auparavant fait partie de L'Arche de Jean Vanier (en France et à Montréal) à laquelle je continue d'être attaché spirituellement. Autre blogue: http://lebonheurestdansleoui.wordpress.com Twitter : http://twitter.com/#!/jocelyn_girard Facebook : Jocelyn.Girard.9

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