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Pour ne jamais manger halal

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Mario Dumont a encore sévi. Il a remis sur la table les accommodements raisonnables. Au Parti Québécois, ils appellent cela un accommodement déraisonnable. Visiblement, le Parti de Pauline se cherche une identité qu’il tente de calquer sur la campagne présidentielle française! Comme si nous venions de découvrir que les Juifs (kasher) et les Musulmans (halal) avaient des pratiques très strictes quant à la manière d’apprêter les aliments, surtout la viande pour ce qui est des points communs entre ces deux religions…

C’est drôle, mais j’ai toujours vu des produits halal dans mon épicerie et je n’en ai jamais été choqué. J’en ai même achetés et consommés! Peut-être vais-je être contaminé par l’Islam et me convertir!

Qu’un abattoir, pour satisfaire aux conditions de ses clients, décide d’apprêter les poulets en respectant les prescriptions de l’Islam ne devrait pas trop nous inquiéter. Que deux poulets de la même chaîne se retrouvent l’un étiqueté halal et l’autre pas, en quoi cela devrait me déranger? Celui qui a l’étiquette halal coûtera plus cher sans doute et pas le mien, pourtant halal. Tuer la bête en direction de la Mecque et la vider de son sang ne change en rien ce que je retrouve dans le comptoir des viandes. Ai-je besoin qu’on me dise que mon poulet était halal maintenant que je sais qu’il l’est? Pour moi, qu’il soit halal ou kasher ou juste tué, ça ne dérange en rien tant qu’il est apprêté conformément aux pratiques de sécurité alimentaire. Mon poulet sera le même qu’hier.

Mais si on ne veut surtout pas se laisser contaminer par une quelconque pratique rituelle venant de ces deux traditions religieuses, il y a un truc infaillible: mangez du porc! Vous serez assuré qu’aucun Musulman et aucun Juif ne l’auront touché… Ah là là, quelle perte de temps!

Pour compléter votre réflexion :

http://blogues.cyberpresse.ca/voixdelest/2012/03/15/viande-et-intolerance/

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2012/03/15/004-viande-halal-veterinaires-politique-etiquetage.shtml

Pour une laïcité bien de chez nous (5)

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Les commissaires Bouchard et Taylor par YGRECK (ygreck.ca)

Les accommodements raisonnables font partie du langage commun surtout depuis que des pratiques et des jugements ont été relayés par les médias dans les dernières années et ont conduit le Québec à mettre sur pied une Commission de consultation sur les pratiques d’accommodement reliées aux différences culturelles, en 2007. Les commissaires envisageaient leur mandat de la façon suivante.

Nous avons compris et considéré notre mandat de façon large, en nous penchant dans notre réflexion sur des questions de diversité ethnoculturelle, de laïcité, d’identité, en plus d’analyser la pratique d’accommodement de façon stricte (au sens juridique) et de façon plus large, comprise comme une pratique d’harmonisation interculturelle dans les institutions ou organismes publics et privés », a précisé M. Gérard Bouchard, coprésident de la Commission. « En un mot, c’est toute la gestion de la diversité – notamment de la diversité religieuse – qui est au cœur de la problématique que nous explorons. (Communiqué du 7 juin 2007)

Les accommodements ne sont que la pointe de l’iceberg. Tout part de la laïcité. Plus qu’un concept  ou un cadre juridique, la laïcité est un projet par lequel toute société post-moderne, interculturelle et encourageant l’immigration peut s’épanouir dans une certaine harmonie.

Faire place aux religions (et à l’athéisme)

Si l’usage du mot « laïcité » est relativement récent, la réalité de la laïcité a toujours existé au Canada. Dès le traité de Paris, en 1763, les Canadiens-Français se sont vu accorder le droit de pratiquer le culte catholique par une concession des vainqueurs, un geste perçu comme une façon de s’amadouer les colons français et catholiques, principaux habitants de l’époque (on tenait pour négligeables les nations autochtones). Le conquérant, l’Anglais, avait débarqué en Nouvelle France avec sa religion d’état, l’anglicanisme, et aurait bien voulu l’imposer à tous. Le geste d’accommodement accordé dans le Traité fut un premier pas vers la reconnaissance, en terre d’ici, du droit fondamental à la liberté de conscience et de religion, même si ce droit a été sujet de controverses par la suite.

Le droit à la liberté de conscience et de religion compte parmi les droits garantis par les chartes québécoise et canadienne. Toute pratique d’accommodement se veut donc en lien direct avec un droit fondamental. Dans une société laïque, qui promeut une laïcité de reconnaissance (ou ouverte), le droit de pratiquer une religion implique donc le droit d’en exprimer ouvertement son appartenance.

Ainsi donc, nos tribunaux, et particulièrement la Cour suprême du Canada, ont prononcé des jugements qui ont le plus souvent confirmé le droit à ce que des citoyens pratiquant une quelconque religion puissent exprimer leur appartenance par des signes extérieurs et des coutumes qui peuvent parfois entraîner des adaptations aux règles administratives et même une certaine souplesse dans l’application des lois. Ce droit fondamental vise l’épanouissement de tous les citoyens en tenant compte de leurs particularités culturelles.

Faire place au besoin identitaire

Le problème, avec la reconnaissance de toutes les religions, c’est qu’on perd assez vite de vue la majorité et sa culture, incluant ses coutumes, ses fêtes, ses rythmes, bref, ce caractère spécifique qu’elle s’est forgée et qui la constitue comme une nation singulière. Un grand nombre d’immigrants européens et chrétiens pour la plupart ont intégré le Canada-Français entre 1910 et 1950. Ce n’est qu’à la deuxième et plus souvent à la troisième génération que l’appartenance à la société d’accueil est devenue plus fluide, tout en ne sacrifiant jamais complètement l’appartenance à la société d’origine (citons les Italiens, par exemple).

Les centaines de milliers qui ont immigré depuis la fin du XXe siècle jusqu’à maintenant sont arrivés dans une société bien différente, plus ouverte, plus à l’aise avec la diversité et plus tolérante. C’est dans un Québec français, démocratique, fort de tous ses membres, femmes et hommes libres et égaux, plus respectueux de ses minorités, qu’elles soient linguistiques, ethniques et même d’orientation sexuelle qu’ils sont désormais accueillis! Ce Québec affiche des valeurs qui font consensus. Voici comment Immigration Québec les énumère:

  • Parler français, une nécessité
  • Une société libre et démocratique
  • Une société riche de sa diversité
  • Une société reposant sur la primauté du droit
  • Les pouvoirs politiques et religieux sont séparés
  • Les femmes et les hommes ont les mêmes droits
  • L’exercice des droits et libertés de la personne se fait dans le respect de ceux d’autrui et du bien-être général

Heureusement, face à cette culture majoritaire, un individu appartenant à une minorité culturelle peut demander et obtenir un accommodement raisonnable, notamment pour des motifs de liberté religieuse. Juridiquement, l’accommodement est accordé à un individu ou un groupe d’individus et seulement pour la situation débattue. Mais dans les faits, un jugement favorable s’étend à toutes les situations similaires, car personne ne veut risquer de porter une cause en justice avec une telle jurisprudence qui se met en place. Avec de telles conséquences qui deviennent de plus en plus visibles et qui s’imposent aux autres, les « majoritaires » se réveillent et prennent conscience de ce qu’ils ont laissé peu à peu et ce qu’ils risquent de perdre davantage. On voit alors poindre des « codes de vie », des avertissements sévères (« s’ils ne veulent pas s’adapter, qu’ils repartent chez eux »), des manifestations d’intolérance, choses que nous n’avions pas beaucoup l’habitude de voir jusqu’à présent.

Certains penseurs comme Mathieu Bock-Côté et Guy Durand déclarent que l’identité culturelle des Québécois est menacée si nous ne réaffirmons pas avec force les valeurs fondamentales issues du christianisme et imprégnées dans la société que nous avons bâtie. Il est possible, après nous être émancipés du joug clérical, que nous ayons abandonné toutes nos références puisées à même le christianisme. Une réflexion sérieuse en ce sens, avec des partenaires de tous horizons, permettrait peut-être une reconnaissance des origines de notre identité et contribuer à diminuer le besoin de certains groupes d’afficher une revendication identitaire assortie d’attitudes exigeant la conformité plutôt que l’ouverture à la différence.

D’autres croient qu’il faut une sorte de crédo laïque qui s’élève au-dessus de toutes les valeurs et pratiques religieuses. Pourtant, ni l’ONU, garante de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, ni les gouvernements du Canada et du Québec n’ont souhaité établir une hiérarchie formelle entre les droits fondamentaux, tous étant considérés inaliénables, interreliés et interdépendants. Ce principe paraît essentiel pour éviter des jugements qui pourraient valoriser un droit au-delà des autres et créer plus d’inégalités.

Nous sommes donc « condamnés » au discernement. C’est d’ailleurs l’esprit de l’adjectif « raisonnable » associé au principe des accommodements. Pour qu’ils soient raisonnables, les accommodements doivent tenir compte d’un ensemble d’éléments et de droits, de même que du bien commun.

Faire place à plus de clarté de la part de l’État

Il va de soi qu’une charte de la laïcité, qui s’arrimerait avec les chartes existantes, serait un moyen supplémentaire pour sortir les accommodements raisonnables des cours de justice et pour outiller les gestionnaires, tant au sein de l’appareil public et para-public que dans les entreprises privées, les espaces ouverts à tous, etc, dans la recherche d’un vivre ensemble plus harmonieux basé sur les principes d’une laïcité « bien de chez nous ». Peut-on espérer que le Gouvernement du Québec accède au premier groupe des recommandations de la Commission Bouchard-Taylor, à savoir :

Il s’agit d’abord d’un appel à de nouvelles définitions de politiques ou de programmes relatifs à l’interculturalisme (loi, déclaration ou énoncé de politique) et à la laïcité (projet de livre blanc). (Recommandations D1 à D5 et G1 à G5.

Bref, il n’y a aucune recette facile pour établir une laïcité bien de chez nous. Tout est affaire d’attitudes, notamment d’ouverture, de reconnaissance de la richesse des cultures y compris religieuses et, pour la culture d’accueil, tout en sachant d’où nous venons et qui nous sommes, de volonté réelle d’intégration et d’acceptation sereine de nous situer dans une société qui se transforme sans possibilité d’un retour en arrière…

Voici les quatre autres billets sur le même thème:

Pour une laïcité bien de chez nous (1)

Pour une laïcité bien de chez nous (2)

Pour une laïcité bien de chez nous (3)

Pour une laïcité bien de chez nous (4)

Pour une laïcité bien de chez nous (4)

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L’enseignement confessionnel (catholique et protestant) a fait bon ménage avec l’école publique au Québec, pendant plus de 150 ans, profitant même d’un droit garanti dans la constitution canadienne de 1867.  L’évolution des valeurs et des lois et plus particulièrement les changements démographiques ont conduit graduellement à mettre un terme, en 2005, à la confessionnalité des écoles publiques. L’école publique québécoise s’inscrit cependant dans une approche dite de « laïcité ouverte » (voir mon billet sur les types de laïcité).

La laïcité ouverte de l’école publique québécoise se compose de cinq éléments structurants, étroitement liés : 1) le respect de la liberté de conscience et de religion; 2) la neutralité de l’école publique; 3) la prise en compte du cheminement spirituel de l’élève; 4) le service commun d’animation spirituelle et d’engagement Communautaire et 5) le programme unique en matière d’éthique et de culture religieuse. Pris ensemble, ces cinq éléments font de la laïcité ouverte un cadre à la fois souple et structurant pour l’école publique québécoise. (Ministère de l’Éducation, des Loisirs et des Sports. Source p. 30)

Le programme Éthique et Culture religieuse

Dans le but de favoriser un « vivre ensemble » qui intègre la dimension interculturelle et pluri-religieuse de la société, le ministère de l’Éducation a conçu et implanté, en 2008,  un programme d’Éthique et Culture religieuse (ÉCR) permettant, entre autres objectifs, une connaissance de base des principales religions présentes au Québec en reconnaissant une place prépondérante au christianisme.

Laïcité scolaire ne rime pas avec vide en ce qui concerne le fait religieux et le patrimoine culturel, que l’on soit en milieu homogène ou hétérogène. Il faut plutôt valoriser l’héritage religieux et culturel pour faciliter l’intégration des Néo-Québécois et pour éviter que les Québécois dits de souche se sentent dépossédés de leur identité. Ceux qui, au contraire, souhaitent que la question religieuse soit évacuée de l’école ne réalisent pas que cela risquerait d’engendrer chez les jeunes un déficit culturel majeur dans une société dont la culture et le paysage sont imprégnés de références religieuses et dans un monde où religion et civilisation s’interpénètrent. (Ministère de l’Éducation, des Loisirs et des Sports. Source p. 48)

Le Centre Justice et Foi a applaudi à la mise en place de ce programme, tout en invitant à la vigilance.

La posture pédagogique exigée par ce cours est très complexe: il s’agit, en classe, d’aborder avec respect, ouverture et gradualité la diversité du fait religieux et de la réflexion éthique, sans tomber pour autant dans le prosélytisme, la complaisance ou le relativisme. À cet égard, il faut mettre en place des structures d’accompagnement et de soutien des maîtres beaucoup plus solides. Par ailleurs, le matériel pédagogique mis à la disposition des professeurs et des élèves semble encore insuffisant et de qualité inégale. Un examen rigoureux et une amélioration des ressources s’imposent en ce domaine. Enfin, certaines inquiétudes ont pu être soulevées quant au respect de la place prépondérante qui devait être accordée, dans le volet « culture religieuse » de ce cours, à la connaissance des traditions fondatrices que sont d’abord le christianisme, puis le judaïsme et les spiritualités autochtones. Il faut veiller davantage au respect de cette orientation fondamentale du programme. (Elisabeth Garant. Source)

Même les évêques catholiques du Québec s’étaient « engagés publiquement, malgré [leur]déception de voir disparaître la liberté de choix des parents, à maintenir une attitude d’ouverture et de prudence, critique et vigilante » face au nouveau programme d’ÉCR (Source).

Personnellement, j’ajouterais qu’il serait préférable que certains enseignements relatifs à des religions spécifiques soient donnés sous forme de « témoignages » émanant de personnes appartenant aux religions dont les croyances et les pratiques sont présentées. J’ai apprécié la série d’émissions Mon Dieu animée par Bernard Derome. Tout en faisant appel à des spécialistes des religions présentées, la série donnait la parole aux croyants de ces diverses traditions, invitant davantage au respect parce que ces personnes osaient partager leurs valeurs, leurs croyances, leurs pratiques dans un esprit d’ouverture. Je crois que l’école devrait prendre en compte cette disposition qui aurait également l’avantage de donner aux diverses traditions religieuses l’assurance que ce qui fait l’objet de leur foi est présenté non pas uniquement de manière anthropologique ou sociologique, mais également d’un point de vue croyant.

Le programme d’ÉCR est encore jeune et très perfectible. Il a l’avantage de présenter un caractère unique et à ce titre il fait office de référence dans le monde… Nous sommes en droit d’espérer qu’il produira les fruits escomptés dans le futur, à savoir une société où le respect des différences apparaîtra au premier plan des valeurs collectives.

Les fameux signes ostentatoires

L’école publique, désormais laïque, est devenu le lieu de débats sur les signes religieux qui manifestent une appartenance ou une identité religieuse. En France, l’État a statué en 2004 par une loi interdisant tout signe ostentatoire, tant pour le personnel que pour les élèves (et même les parents à l’intérieur de l’enceinte ou lors d’activités scolaires). Mais qu’est-ce qu’un signe ostentatoire?

Cette loi interdit de porter les signes ostensibles, visibles et portés dans l’intention d’être vus, c’est-à-dire manifestant non plus l’appartenance à une religion mais une volonté politique. Les articles interdits par cette loi incluent a priori le hijab musulman, la kippa juive, le turban sikh ou de grandes croix chrétiennes, tandis que les symboles discrets sont permis. (Source)

Il est important de noter la nuance entre un signe « visible » et un signe « ostentatoire », destiné à manifester une volonté politique davantage qu’une appartenance religieuse. Ainsi, les signes discrets sont autorisés. Mais est-ce que le hijab, par exemple, est systématiquement un signe ostentatoire, revêtant une revendication identitaire et politique (voir mon billet sur cette question)? Rien n’est si sûr. Au Québec, il est sans doute rassurant de constater que la situation ne commande pas une telle mesure législative, bien qu’une loi encadrant la laïcité soit de plus en plus souhaitable.

L’école est un lieu où les enfants, tout comme le personnel, doivent pouvoir expérimenter la liberté et le respect pour que l’éducation conduise à former des citoyens libres et responsables. L’identité n’est jamais quelque chose d’achevé. Elle est un processus qui fait que nous sommes toujours en train de devenir nous-mêmes. Nous changeons, mais ce que nous avons été fait encore partie de nous. Les élèves sont issus de familles. Leurs parents ont des valeurs, des croyances, souvent des appartenances dont religieuses. Il relève du choix des parents d’élever leurs enfants selon ce qu’ils jugent bon pour eux, dans un monde où leurs options sont constamment mises en mouvement. Que les élèves portent alors des signes religieux n’a rien d’ostentatoire, a priori. De même, les enseignants et les autres adultes qui oeuvrent dans les écoles devraient jouir de ce droit d’être eux-mêmes, avec tout ce qu’ils sont, incluant leur identité ou appartenance religieuse.

À mon avis, il faut plutôt voir de l’authenticité dans le fait de porter un signe qui s’apparente à une foi religieuse. Nous savons dès lors à qui nous avons affaire: un chrétien, un musulman, un sikh, un juif, etc. En évitant, bien entendu, de stigmatiser l’identité religieuse, nous sommes davantage en vérité face à l’autre lorsque nous affichons tous les deux, lorsque cela s’applique, ce qui mobilise nos valeurs à travers nos spiritualités et nos appartenances respectives.

Ainsi, au lieu de reléguer entièrement les dimensions spirituelle et religieuse dans la sphère du privé, cachées, le fait d’exposer les signes religieux à l’école, pour tous ceux qui le désirent, de façon modeste et non pas ostentatoire,  devrait en général être autorisé comme une manifestation d’ouverture dans une approche de laïcité de reconnaissance.

Connaître de manière inopinée un aspect majeur de la personnalité de l’autre, qui nous était jusque là caché, tenu pour privé, pourrait apporter davantage de mépris et de railleries de la part des autres quand l’attitude valorisée serait de ne rien dévoiler en public de nos valeurs et de nos croyances spirituelles. Au contraire, grâce également au programme d’ÉCR, si les enfants peuvent afficher sans crainte les signes religieux que leurs parents ou eux-mêmes, à un âge où ils font leurs propres choix, désirent porter, il est probable que le respect s’installe progressivement et que nous puissions espérer un vivre ensemble plus harmonieux pour le futur.

Voici les quatre autres billets sur le même thème:

Pour une laïcité bien de chez nous (1)

Pour une laïcité bien de chez nous (2)

Pour une laïcité bien de chez nous (3)

Pour une laïcité bien de chez nous (5)